PDG de ClearTax : L’initiative Vision 2030 de l’Arabie Saoudite montre un «appétit accru» pour les technologies cloud

Archit Gupta, PDG de ClearTax (Photo fournie)
Archit Gupta, PDG de ClearTax (Photo fournie)
Short Url
Publié le Lundi 29 mai 2023

PDG de ClearTax : L’initiative Vision 2030 de l’Arabie Saoudite montre un «appétit accru» pour les technologies cloud

  • Le gouvernement saoudien s’oriente vers une transition environnementale numérique et zéro papier
  • ClearTax prévoit d’introduire une gamme de produits pour aider plus de 1,5 million d’entreprises assujetties à la TVA dans la région à adopter des initiatives numériques

RIYAD : L’Arabie saoudite priorise l’utilisation de la technologie basée sur le cloud afin de stimuler son économie. Ceci a incité l’entreprise mondiale de technologie des services financiers ClearTax à étendre ses opérations dans le Royaume, selon le PDG de la société.

Dans un entretien avec Arab News, Archit Gupta a salué « l’appétit accru » du gouvernement saoudien pour de tels produits et a déclaré que le déploiement dans le Royaume faisait partie des plans de l’entreprise pour investir jusqu’à 20 millions de dollars (1 dollar = 0,93 euro) dans la région au cours des trois prochaines années.

En tant que fournisseur de solutions technologiques conformes aux directives de la Zakat, Autorité fiscale et douanière d’Arabie Saoudite pour la première phase de la facturation électronique, ClearTax a eu une forte empreinte dans le Royaume suite au lancement de sa solution de facturation électronique basée sur le cloud, destinée aux moyennes et grandes entreprises en 2021.

Gupta a déclaré : « Nous avons reconnu le vaste potentiel du marché dans le Royaume, car les mandats du gouvernement devaient être déployés en accord avec l’attention portée par le pays lorsqu’il s’agit d’utiliser la technologie basée sur le cloud pour numériser l’économie et promouvoir une croissance économique robuste dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume.»

« Aujourd’hui, nous avons plus de 200 clients dans multiples secteurs entièrement intégrés et nous nous concentrons désormais sur la fourniture d’autres offres basées sur le cloud et l’élargissement de notre clientèle parce que toutes les entreprises assujetties à la TVA cherchent à adopter de nouvelles pratiques numériques par défaut ».  

Gupta a également expliqué que ClearTax a déjà établi des partenariats avec des clients dans divers secteurs en Arabie Saoudite, notamment la vente au détail, la fabrication, l’énergie, la construction, les services financiers et la technologie.

Il a ajouté : « La ‘’politique de priorisation du cloud’’ du ministère des Communications et des Technologies de l’information –  soit le cadre conçu afin de guider les entreprises des secteurs public et privé dans les transformations axées sur le cloud – démontre l’engagement dont a fait preuve le gouvernement saoudien en s’orientant vers une transition environnementale numérique et zéro papier.

« Les implications positives de cela engendrent une efficacité accrue, une transparence commerciale améliorée et une visibilité dans la détection des fraudes ».

« Étant l’une des sociétés SaaS B2B à la croissance la plus rapide au monde, nous étendons nos opérations en Arabie Saoudite, parce que nous nous attendons à voir un appétit accru pour les solutions basées sur le cloud, avec une gamme de produits numériques qui soutiennent la transformation digitale faisant partie de la Vision 2030 du Royaume ».

Selon la société américaine de recherche technologique et de conseil Gartner, 95% des nouvelles charges de travail numériques devraient être déployées sur des plateformes conçues pour le cloud au cours des deux prochaines années.

ClearTox prévoit d’introduire une gamme de produits pour aider plus de 1,5 million d’entreprises assujetties à la TVA dans la région du Conseil de coopération du Golfe à adopter des initiatives numériques.

« Alors que l'ampleur de la numérisation augmente, les entreprises devront rapidement adopter des solutions numériques pour plus de cas d'utilisation, tels que des encaissements plus rapides, des rapprochements bancaires automatisés, une gestion efficace des fournisseurs, la disponibilité du crédit et l'optimisation du fonds de roulement », a déclaré Gupta.

La technologie basée sur le cloud est en hausse dans le monde entier, les préoccupations concernant la cybersécurité le sont également. En décembre, la société de sécurité informatique Kaspersky a révélé qu'en 2022, un tiers des utilisateurs d'ordinateurs en Arabie saoudite étaient la cible de cybercriminels.

C’est pourquoi le PDG de la société, Eugene Kaspersky, a déclaré à Arab News que les gouvernements devraient introduire des règlementations pour les systèmes de cybersécurité et exiger que des entreprises adhèrent à ces directives comme elles le font pour les réglementations sur les risques d’incendie.

Gupta a insisté sur le fait que la cybersécurité est un sujet très sérieux pour ClearTax. Il a ajouté : « La plate-forme cloud ClearTax est hébergée au sein du Royaume et est conforme aux exigences en matière de résidence des données du gouvernement ».

ClearTax était présente lors de la Zakat Tax and Customs Conference 2023 du 8 au 9 février, organisée par ZATCA au Ritz-Carlton Riyad, et tenue sous le patronage du ministre des Finances et président de ZATCA, Mohamed ben Abdallah Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
Short Url
  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Short Url
  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.