Plusieurs milliers d'Israéliens de nouveau dans la rue contre la réforme judiciaire

Des Israéliens participent aux manifestations en cours contre les réformes juridiques controversées vantées par le gouvernement d'extrême droite du pays, à Tel Aviv, le 25 février 2023 (Photo, AFP).
Des Israéliens participent aux manifestations en cours contre les réformes juridiques controversées vantées par le gouvernement d'extrême droite du pays, à Tel Aviv, le 25 février 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 26 février 2023

Plusieurs milliers d'Israéliens de nouveau dans la rue contre la réforme judiciaire

  • L'opposition a accusé à plusieurs reprises M. Netanyahou de vouloir servir ses intérêts personnels avec cette réforme.
  • Cette nouvelle manifestation intervient après l'adoption par le Parlement en première lecture, mardi, de deux dispositions phares de la réforme

JÉRUSALEM: Pour la huitième semaine consécutive, plusieurs milliers d'Israéliens sont descendus dans les rues de Tel-Aviv samedi soir pour protester contre la réforme très controversée du système judiciaire voulue par le Premier ministre Benjamin Netanyahou et qu'ils jugent attentatoire à la démocratie.

Cette nouvelle manifestation intervient après l'adoption par le Parlement en première lecture, mardi, de deux dispositions phares de la réforme.

La première modifie le processus de nomination des juges et la deuxième entend empêcher la Cour suprême d'invalider toute nouvelle loi fondamentale votée par le Parlement. L'introduction d'une clause "dérogatoire" permettant au Parlement d'annuler à la majorité simple certaines décisions de la Cour suprême est une autre disposition contestée du projet.

"Démocratie, démocratie!" ou "On ne baissera pas les bras", ont scandé les manifestants dans le centre de Tel-Aviv, au milieu d'une nuée de drapeaux israéliens.

"Nous nous battons pour notre pays, pour la démocratie, pour des droits égaux", a expliqué à l'AFP Ronit Peled, venue de Hod Hasharon, au nord de la métropole israélienne.

"Quelqu'un doit freiner le gouvernement, ils vont contrôler nos vies. Nous sommes effrayés à l'idée de devenir un pays fasciste", a dit cette retraitée de 68 ans qui a apposé sur son pull un autocollant sur lequel on peut lire "Attachée à la Constitution".

Le projet de réforme a été annoncé début janvier par le gouvernement, formé en décembre par Benjamin Netanyahou avec des partis d'extrême droite et des formations ultra-orthodoxes juives.

Selon ses détracteurs, le texte, en visant à réduire l'influence du pouvoir judiciaire au profit du pouvoir politique, menace le caractère démocratique de l'Etat d'Israël.

Mais Benjamin Netanyahou et son ministre de la Justice Yariv Levin l'estiment nécessaire pour rétablir un rapport de force équilibré entre les élus et la Cour suprême, que le Premier ministre et ses alliés jugent politisée.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, a appelé mardi Israël à suspendre sa réforme, inquiet sur ses conséquences en matière de droits humains et d'indépendance de la justice.

Les manifestations, qui dénoncent de façon générale la politique du gouvernement, ne semblent pas pour l'heure infléchir la détermination de M. Netanyahou et sa majorité.

L'opposition, dont son chef centriste Yaïr Lapid, a accusé à plusieurs reprises M. Netanyahou de vouloir servir ses intérêts personnels avec cette réforme.

M. Netanyahou étant lui-même jugé pour corruption dans plusieurs affaires, ses contempteurs estiment qu'en cas d'adoption de la réforme, il pourrait s'en servir pour casser un éventuel jugement venant à le condamner.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.