L'Inde salue le soutien saoudien alors que le prince Faisal participe aux réunions du G20 à New Delhi

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhane, rencontre son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar à New Delhi, vendredi (Photo, Ministère saoudien des Affaires étrangères).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhane, rencontre son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar à New Delhi, vendredi (Photo, Ministère saoudien des Affaires étrangères).
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Publié le Samedi 04 mars 2023

L'Inde salue le soutien saoudien alors que le prince Faisal participe aux réunions du G20 à New Delhi

  • Le prince Faisal ben Farhane et son homologue indien discutent de l'évolution de la situation mondiale après que les ministres des Affaires étrangères du G20 ne sont pas parvenus à un consensus
  • Les experts estiment que l'heure est venue de resserrer les liens entre l'Arabie saoudite et l'Inde

NEW DELHI: Le ministre saoudien des Affaires étrangères et son homologue indien ont discuté de l'évolution de la situation mondiale vendredi, après la rencontre à New Delhi des principaux diplomates des 20 plus grandes économies du monde.

Les ministres des Affaires étrangères du groupe des 20, qui comprend les États-Unis, l'Arabie saoudite, le Japon, la Russie, la Chine et l'UE, sont arrivés dans la capitale indienne pour la deuxième réunion ministérielle de haut niveau sous la présidence indienne du G20 cette année.

Les discussions de jeudi ont été dominées par les tensions liées à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce qui les a empêchés de trouver un terrain d'entente suffisant afin de rédiger une déclaration commune à la fin du sommet.

La réunion du G20 a été suivie par des entretiens individuels menés par le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, avec certains participants.

Lors d'une réunion matinale avec son homologue saoudien, le prince Faisal ben Farhane, Jaishankar a déclaré avoir discuté des «développements mondiaux».

«Bonne conversation ce matin avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhane», a déclaré Jaishankar sur Twitter. «J'apprécie le soutien de l'Arabie saoudite au G20. Nous avons également discuté des développements mondiaux.»

Lors de la session de la réunion du G20 consacrée à la promotion du multilatéralisme, à la coopération au développement et à la sécurité alimentaire et énergétique, le prince Faisal a réitéré «l'importance de résoudre les conflits et les tensions politiques qui empêchent une action efficace pour faire face aux défis mondiaux et aggravent la fragmentation économique», a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Il a ainsi salué «les efforts du gouvernement indien pendant sa présidence du G20», New Delhi s'efforçant de consolider l'action multilatérale à la lumière des défis politiques et économiques mondiaux actuels.

Les experts considèrent que les engagements du ministre saoudien des Affaires étrangères en Inde rapprochent les deux pays sur les questions de politique mondiale.

«Le point principal de la politique étrangère saoudienne est qu'elle suit une politique étrangère indépendante basée sur l'autonomie stratégique. Cela rend Riyad très proche de New Delhi dans son approche», a déclaré Talmiz Ahmad, ancien ambassadeur de l’Inde en Arabie saoudite, à Arab News.

«L'aspect le plus important dans le message qui me parvient du G20 en ce moment est la nécessité pour les pays du sud de coopérer les uns avec les autres. Je ne crois pas qu'il y ait la possibilité, dans un avenir proche, que les pays occidentaux participent à un dialogue sérieux concernant les problèmes mondiaux», a ajouté Talmiz.

Talmiz a signalé que le moment était venu pour des pays comme l'Arabie saoudite et l'Inde de coopérer encore plus étroitement.

Muddassir Quamar, expert du Moyen-Orient et membre de l’Institut d'études et d'analyses de défense à New Delhi, a déclaré que le moment était venu pour New Delhi et Riyad d'élargir leur coopération.

«Il existe un immense élan politique et diplomatique en faveur du renforcement des relations», a-t-il affirmé à Arab News.

«Les deux pays ont de nombreux intérêts mutuels et partagés en ce qui concerne les questions des pays sud, notamment le changement climatique, le «zéro émission nette» et ainsi de suite. Ils ont coopéré sur ces questions au G20 ainsi que dans d'autres forums», a expliqué Muddassir.

Mohammed Souleiman, directeur du programme sur les technologies stratégiques et la cybersécurité à l'Institut du Moyen-Orient à Washington, a souligné que l'Arabie saoudite et l'Inde étaient des partenaires économiques et stratégiques naturels, aspirant tous deux à l'autonomie stratégique et s'affirmant comme des principaux pays du G20.

«Delhi et Riyad visent à présenter un terrain d'entente entre Washington et Bruxelles d'une part, et Pékin et Moscou d'autre part, alors que le G20 est en train de devenir le mécanisme de gouvernance mondiale de facto», a-t-il soutenu.

Souleiman a conclu: «Les réunions entre le ministre saoudien des Affaires étrangères et les dirigeants indiens à Delhi reflètent l'objectif commun des deux pays de construire des canaux plus directs qui sont essentiels pour coordonner leurs positions sur les questions régionales ainsi que sur le G20.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
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  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com