Le Plastic Odyssey, un ambassadeur de la lutte contre la pollution plastique

Le navire, symbole de la lutte contre la pollution plastique, a pris le large pour la première fois, le 1er octobre dernier, sous le nom de Plastic Odyssey. (Photo Rita Reyes)
Le navire, symbole de la lutte contre la pollution plastique, a pris le large pour la première fois, le 1er octobre dernier, sous le nom de Plastic Odyssey. (Photo Rita Reyes)
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Publié le Jeudi 09 mars 2023

Le Plastic Odyssey, un ambassadeur de la lutte contre la pollution plastique

  • Parti de Marseille, le navire a déjà fait escale à Beyrouth, Alexandrie et Bizerte avant de rejoindre le Maroc
  • L’expédition qui devrait traverser une trentaine de pays va durer trois ans

CASABLANCA: Le Plastic Odyssey vogue d’ores et déjà vers de nouvelles contrées. Après avoir jeté l’ancre durant plusieurs semaines, à la marina de Tanger, le bateau blanc et bleu navigue désormais côté océan Atlantique, toujours à proximité du continent africain. Le navire, symbole de la lutte contre la pollution plastique, a pris le large pour la première fois, le 1er octobre dernier, sous le nom de Plastic Odyssey. Parti de Marseille, il a fait escale à Beyrouth, Alexandrie et Bizerte avant de rejoindre le Maroc.

Des escales enrichissantes

Hormis les rencontres exceptionnelles avec les populations locales, Simon Bernard, président et cofondateur du projet, explique avoir également fait d’incroyables découvertes industrielles et artisanales.

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Malle aux trésors (Photo Rita Reyes)


«On découvre parfois en poussant des portes d’ateliers, des gens qui ont des idées incroyables, mais qui n’en parlent pas forcément. Et c’est incroyable de dénicher cela et de faire connaître les meilleures idées dans d’autres pays.»

Certaines trouvailles ont d’ailleurs été reprises et elles sont utilisées par l’équipage du bateau. Des machines fabriquées à partir d’inspirations recueillies sur le terrain que l’on retrouve dans l’atelier de recyclage embarqué. Simples d’utilisation, faciles à réparer, ces innovations peu énergivores permettent aux équipes de créer de véritables trésors recyclés. À l’image du mobilier utilisé par les membres du Plastic Odyssey.

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Atelier recyclage ((Photo Rita Reyes)

Objectif: zéro déchet

Le recyclage: c’est le mot d’ordre de cette expédition. Au quotidien, l’ensemble de l’équipage s’évertue à respecter l’environnement, avec notamment l’interdiction des bouteilles en plastique à bord. De bonnes pratiques que Juliette Pasquier, chargée de la préparation des escales, espère, tout comme ses collègues, transmettre aux plus jeunes. «Le Plastic Odyssey est porteur d’un message contre la pollution plastique à travers deux grands axes: “clean up the past”, soit la question de la création de ressources à partir des déchets; l’autre axe s’intitule “build the future”. C’est le message que l’on transmet aux jeunes générations.»

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(Photo Rita Reyes)

Par ailleurs, tout un projet pédagogique a été développé autour de cette idée. Baptisé «Code océan», le programme, traduit en plusieurs langues, cible les enfants de 8 à 15 ans. Il comprend des jeux et des explications en ligne autour du recyclage ainsi que des visites du bateau. À Tanger, le Plastic Odyssey a d’ailleurs accueilli à son bord plus de six cents élèves issus des écoles locales. Les enfants ont également pu découvrir plusieurs objets recyclés, provenant des quatre coins du globe, présentés dans le cadre de l’exposition intitulée «La malle aux trésors».

En parallèle, un programme d’accompagnement est proposé aux entrepreneurs et aux professionnels du recyclage, lors des différentes étapes du navire. L’objectif étant de mettre en place, par la suite, des usines, des machines de recyclage et de «créer une grande communauté». Simon Bernard aspire ainsi à faire du projet Plastic Odyssey «la première communauté mondiale des recycleurs de plastique».

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(Photo Rita Reyes)

Un projet ambitieux

Le projet Plastic Odyssey a été initié en 2016, alors que Simon Bernard participait à l’expédition baptisée «Nomade des mers». C’est lors d’une escale à Dakar, dans un quartier pollué de la capitale sénégalaise, que le jeune homme a eu le déclic. «Je me suis dit qu’au lieu de se lamenter et pointer du doigt la pollution, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt trouver des solutions qui permettraient de créer des emplois et éviter que ce plastique ne se retrouve dans l’océan. Et au début de l’année 2017, nous avons créé l’association avec Alexandre Dechelotte et Bob Vrignaud. Aujourd’hui, nous sommes trente dans l’équipe.»

Le projet a connu depuis un beau parcours. L’expédition qui devrait traverser une trentaine de pays va durer trois ans. Après le Sénégal, la Guinée et le Cap-Vert, l’équipage mettra les voiles vers l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale, puis l’Asie du Sud-Est, l’une des régions du monde qui, selon Simon Bernard, doit relever «les plus gros défis en matière de pollution».

 


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com