L'UE facilite les aides d'Etat pour les technologies vertes jusqu'à fin 2025

Le texte simplifie et étend les possibilités de subventions publiques jusqu'à fin 2025. (Photo, AFP)
Le texte simplifie et étend les possibilités de subventions publiques jusqu'à fin 2025. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 09 mars 2023

L'UE facilite les aides d'Etat pour les technologies vertes jusqu'à fin 2025

  • L'instrument adopté permettra «d'accélérer le déploiement des énergies renouvelables et les projets de décarbonation de l'industrie», selon la Commission
  • Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays membres de l'UE avaient ouvert la voie à un assouplissement des règles européennes en matière d'aides d'Etat lors d'un sommet les 9 et 10 février

BRUXELLES: La Commission européenne a adopté jeudi un texte facilitant les aides d’État aux projets contribuant à réduire les émissions de CO2 de l'Union européenne, en réponse aux subventions américaines et chinoises qui font craindre une fuite des investissements verts hors d'Europe.

Le texte simplifie et étend les possibilités de subventions publiques jusqu'à fin 2025. Il inclut notamment un mécanisme qui permettra aux États membres, dans certains "cas exceptionnels", de s'aligner sur le montant d'aide proposé par un pays tiers pour éviter qu'il ne "détourne" un investissement prévu en Europe, est-il précisé dans un communiqué.

L'annonce intervient à la veille d'une rencontre entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain Joe Biden, à la Maison Blanche.

Les deux responsables doivent discuter, entre autres sujets, d'aménagements au plan de soutien de 370 milliards de dollars à la décarbonation de l'économie décidé par l'administration américaine l'été dernier, épinglé pour des mesures protectionnistes.

Ce plan accroit la pression sur l'industrie européenne qui souffre depuis des années des pratiques déloyales de la Chine et doit affronter une flambée des factures énergétiques après avoir perdu son accès au gaz russe bon marché en raison de la guerre en Ukraine.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays membres de l'UE avaient ouvert la voie à un assouplissement des règles européennes en matière d'aides d'Etat lors d'un sommet les 9 et 10 février.

Ils avaient notamment demandé à la commission des procédures "plus simples, plus rapides et plus prévisibles" permettant un soutien "ciblé, temporaire et proportionné (...) dans les secteurs stratégiques pour la transition écologique".

L'instrument adopté jeudi permettra "d'accélérer le déploiement des énergies renouvelables et les projets de décarbonation de l'industrie", selon la Commission.

En particulier, il "simplifie" les conditions pour accorder des aides en faveur de "petits projets" ou bien de technologies pas encore mûres comme l'hydrogène issu de sources renouvelables. Il élève les plafonds d'aide autorisés et simplifie le calcul des montants versés.

Il prévoit de nouvelles mesures pour soutenir l'investissement dans des équipements jugés stratégiques comme les batteries, les panneaux solaires, les éoliennes, les pompes à chaleur, les systèmes de capture et stockage de carbone, mais aussi dans des composants clé ainsi que la production et le recyclage de matières premières critiques.

Parmi elles, des systèmes de subvention simplifiés sous la forme d'un pourcentage de l'investissement total ou d'un forfait, dont les montants pourront être accrus s'ils sont versés via des avantages fiscaux.


La société saoudienne Alamiya devrait acquérir Lyra Pictures pour promouvoir l’industrie cinématographique

Fondé dans les années 1970, Alamiya a été le premier studio de cinéma et de télévision à s'établir dans le Royaume. (Alamiya).
Fondé dans les années 1970, Alamiya a été le premier studio de cinéma et de télévision à s'établir dans le Royaume. (Alamiya).
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  • Ce nouveau partenariat, qualifié de «transformateur», marque une étape importante vers le développement de la production cinématographique dans la région
  • Cette acquisition stratégique exprime la volonté d’Alamiya de se réimplanter dans l’industrie cinématographique

LONDRES: Alamiya a annoncé l’acquisition de Lyra Pictures, dans le cadre de l’expansion récente de la société de divertissement saoudienne au sein de l’industrie du cinéma et des médias.

Ce nouveau partenariat, qualifié de «transformateur», marque une étape importante vers le développement de la production cinématographique dans la région.

Sultan al-Muheisen, PDG d’Alamiya, soutient que cette acquisition va au-delà d’un simple accord commercial, car elle permet à Alamiya de combiner ses ressources et son expertise de longue date avec les stratégies innovantes de développement cinématographique de Lyra Pictures.

«Il s’agit d’établir un précédent dans l’industrie cinématographique régionale et locale», déclare M. Al-Muheisen.

«En prenant Lyra Pictures sous notre aile, nous combinons des approches cinématographiques traditionnelles et modernes pour créer quelque chose de nouveau et de différent.»

Dans le cadre de cet accord, Alamiya cherchera à mettre en œuvre l’expertise de Lyra Pictures en matière de narration et d’informations basées sur les données «pour offrir au public des expériences cinématographiques sans précédent».

Fondé dans les années 1970, Alamiya a été le premier studio de cinéma et de télévision à s’établir dans le Royaume afin de répondre aux besoins d’une population et d’une économie croissantes.

Après un changement d’orientation commerciale en raison de l’interdiction du cinéma, l’acquisition de Lyra Pictures par le géant emblématique du divertissement reflète l’essor de l’industrie du divertissement en Arabie saoudite.

Cette acquisition stratégique marque la volonté d’Alamiya de se réimplanter dans l’industrie cinématographique et signifie non seulement une fusion d’entreprises, mais également une combinaison d’expertise et de vision.

Cette décision devrait conduire à la création d'un studio de cinéma situé au cœur du Royaume, encourager le développement des talents locaux et la valorisation de la propriété intellectuelle, tout en facilitant également les possibilités de production de films internationaux en Arabie saoudite.

«L’envergure et la portée d’Alamiya, associées à notre approche axée sur l’Histoire, créeront une synergie qui promet de générer des stratégies innovantes dans le domaine de la narration au Moyen-Orient», déclare Wesam Kattan, cofondateur de Lyra Pictures.

«Nous sommes très enthousiastes de découvrir ce que l’avenir nous réserve.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le nombre de Saoudiens dans le secteur privé grimpe de 10,5% au deuxième trimestre

La province d’Ach-Charqiya arrive en tête du classement, avec le taux de saoudisation le plus élevé (27%), suivie de La Mecque (24%), de Riyad et de Médine (21% chacune). (AFP).
La province d’Ach-Charqiya arrive en tête du classement, avec le taux de saoudisation le plus élevé (27%), suivie de La Mecque (24%), de Riyad et de Médine (21% chacune). (AFP).
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  • Cette hausse a été attribuée à une forte reprise économique qui a entraîné une augmentation de la main-d’œuvre
  • Le nombre d’employés saoudiens a enregistré la hausse la plus importante, avec 1,3 million d’hommes contre près de 900 000 femmes, ce qui porte le taux de saoudisation total à 22,3%

RIYAD: Le nombre de citoyens saoudiens dans le secteur privé a augmenté de 10,5% au deuxième trimestre de 2023 pour atteindre 2,2 millions, selon un rapport de l’Observatoire national du travail.

Le rapport fait état d’une croissance trimestrielle moyenne d’environ 42 000 citoyens dans le secteur privé jusqu’au deuxième trimestre de l’année en cours. Cette hausse a été attribuée à une forte reprise économique qui a entraîné une augmentation de la main-d’œuvre.

Le rapport examine également les changements dans le secteur et les chiffres de saoudisation pour les emplois dans les établissements du secteur privé dans les différentes régions du Royaume.

Il révèle que le nombre d’employés saoudiens, hommes et femmes, a enregistré la hausse la plus importante, avec 1,3 million d’hommes contre près de 900 000 femmes, ce qui porte le taux de saoudisation total à 22,3%.

La province d’Ach-Charqiya arrive en tête du classement, avec le taux de saoudisation le plus élevé (27%), suivie de La Mecque (24%), de Riyad et de Médine (21% chacune).

Dans le secteur de l’information et des communications, le taux de participation des hommes a lui aussi été important, atteignant 60%, tandis que dans le secteur de l’éducation, c’est le taux d’engagement des citoyennes qui a été le plus élevé, se situant à 53%.

En mai 2022, le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social a annoncé qu’il se concentrait sur une stratégie de compétences visant à améliorer les normes professionnelles des travailleurs et de ceux qui intègrent le marché du travail, selon le vice-ministre Abdallah Abouthnain.

M. Abouthnain avait indiqué que cette initiative bénéficierait à plus de 200 professions, les conseils établissant des normes d’emploi et des stages de formation dans des secteurs économiques cruciaux.

«En tant que ministère des Ressources humaines et du Développement social, nous nous efforcerons d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques du marché du travail en créant une main-d’œuvre nationale durable, en développant les compétences des cadres humains, en les dotant de connaissances et de qualifications, et en les alignant sur les besoins du marché du travail et de l’emploi», avait-il déclaré à l’époque.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Procès contre Google: le patron de Microsoft fustige la «domination» du moteur de recherche

Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, arrive au tribunal fédéral le 2 octobre 2023 à Washington, DC. (AFP)
Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, arrive au tribunal fédéral le 2 octobre 2023 à Washington, DC. (AFP)
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  • «Vous pouvez dire que (Google) est populaire, mais pour moi, il est surtout dominant», a déclaré M. Nadella à un avocat du géant d'internet lors d'un contre-interrogatoire tendu
  • Le patron était appelé à témoigner à Washington, dans le cadre du procès historique qui s'est ouvert le 12 septembre contre Google, accusé d'abus de position dominante par le gouvernement américain

WASHINGTON: Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, a déclaré lundi que la domination du moteur de recherche de Google en ligne rendait très difficile l'émergence de rivaux, lors d'une audience devant un juge américain chargé de décider si Google doit son succès à sa popularité ou à des pratiques anti-concurrentielles illégales.

"Vous pouvez dire que (Google) est populaire, mais pour moi, il est surtout dominant", a déclaré M. Nadella à un avocat du géant d'internet lors d'un contre-interrogatoire tendu.

Le patron était appelé à témoigner à Washington, dans le cadre du procès historique qui s'est ouvert le 12 septembre contre Google, accusé d'abus de position dominante par le gouvernement américain.

D'après le ministère de la Justice, le groupe californien a bâti son empire grâce à des contrats d'exclusivité illégaux avec des entreprises telles que Samsung, Apple et Mozilla, pour que son outil soit installé par défaut sur leurs appareils et services, et empêcher ainsi toute alternative d'émerger.

C'est le plus important procès antitrust intenté aux Etats-Unis contre une grande entreprise technologique depuis celui contre Microsoft et son système d'exploitation Windows, il y a plus de vingt ans.

Depuis 2009, Bing, le moteur de recherche de Microsoft, tente de gagner des parts de marché. M. Nadella a expliqué qu'il ne pourrait selon lui jamais rivaliser avec Google, en grande partie à cause de ses accords avec Apple.

Les avocats de Google font valoir que les utilisateurs peuvent facilement changer d'applications, mais c'est un argument "bidon", selon le dirigeant du groupe informatique.

«Cercle encore plus vicieux»

"Cela changerait la donne (pour Bing) d'être un outil par défaut sur Safari", le navigateur d'Apple, a-t-il ajouté.

Mais Apple a rejeté les avances de Microsoft. Le fabricant de l'iPhone reçoit chaque année des milliards de dollars de Google, grâce à un généreux accord de partage des revenus, comme l'ont révélé des témoignages antérieurs.

Satya Nadella a aussi insisté sur un autre argument du parquet: la collecte de données par Google a créé un effet de réseau qui a renforcé sa puissance en tant qu'outil pour les annonceurs et pour les utilisateurs.

Dans ce contexte, "il devient encore plus difficile de percer lorsque vous n'avez pas de part de marché", a-t-il dit.

Microsoft a continué à investir dans Bing, espérant un éventuel "changement de paradigme" ou une intervention gouvernementale contre Google.

En début d'année, l'entreprise a même lancé un Bing gonflé à l'IA (intelligence artificielle) générative, dans la foulée du succès de ChatGPT, l'interface d'OpenAI, une start-up largement financée par Microsoft.

Mais en dépit d'une certaine "exubérance" au début, M. Nadella a confié ne plus croire que cette nouvelle technologie va remettre en cause la domination de Google sur la recherche en ligne.

Le dirigeant a assuré qu'il craignait désormais que Google n'utilise sa position dominante pour faire pression sur les fournisseurs de contenu, qui sont essentiels pour entraîner les modèles d'IA générative.

"Malgré mon enthousiasme, je crains que ce cercle vicieux ne devienne encore plus vicieux", a déclaré M. Nadella.