Séisme: Damas et l'ONU ont échoué à aider les Syriens, selon l'ONU

Cette photo prise le 7 février 2023 montre des décombres dans la vieille ville d'Alep après un séisme meurtrier. (AFP)
Cette photo prise le 7 février 2023 montre des décombres dans la vieille ville d'Alep après un séisme meurtrier. (AFP)
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Publié le Lundi 13 mars 2023

Séisme: Damas et l'ONU ont échoué à aider les Syriens, selon l'ONU

  • «Nous avons été témoins de l'échec total du gouvernement et de la communauté internationale, y compris l'ONU, à diriger rapidement l'aide vitale vers les Syriens», selon le président de la Commission d'enquête internationale sur la Syrie
  • La secousse de magnitude 7,8, suivie d'une autre neuf heures plus tard de magnitude 7,6, a tué près de 46 000 personnes et fait 105 000 blessés en Turquie, selon des bilans non définitifs

GENEVE : Tant le gouvernement syrien que les Nations unies ont échoué à venir en aide aux Syriens après le séisme dévastateur du 6 février, a dénoncé lundi la Commission d'enquête internationale sur la Syrie.

"Bien qu'il y ait eu de nombreux actes d'héroïsme au milieu de la souffrance, nous avons également été témoins de l'échec total du gouvernement et de la communauté internationale, y compris les Nations unies, à diriger rapidement l'aide vitale vers les Syriens", a déclaré le président de la Commission, Paulo Pinheiro, dans un communiqué diffusé à l'occasion de la publication d'un nouveau rapport.

"Ils ont échoué à obtenir un accord sur une pause immédiate des hostilités. Ils ont échoué à faciliter l'acheminement de l'aide vitale par toutes les voies disponibles", accuse la Commission, soulignant le sentiment d'abandon des Syriens et le besoin d'enquête.

La secousse de magnitude 7,8, suivie d'une autre neuf heures plus tard de magnitude 7,6, a tué près de 46 000 personnes et fait 105 000 blessés en Turquie, selon des bilans non définitifs. Près de 6 000 personnes ont aussi perdu la vie en Syrie, selon les autorités.

Le séisme a démultiplié le défi posé aux organisations humanitaires pour venir en aide à la population syrienne, en particulier dans la zone rebelle d'Idleb (nord-ouest), le pays étant frappé par des sanctions internationales et les routes d'accès au seul point de passage frontalier qui était autorisé par Damas avant le séisme avaient elles-même été endommagées.

Depuis, les Etats-Unis et l'Union européenne ont allégé les sanctions imposées à la Syrie, tandis que Damas a accepté d'autoriser l'ONU à ouvrir d'autres passages frontaliers pour aider à acheminer plus d'aide.

La Commission accuse le gouvernement et l'armée nationale syrienne d'avoir "empêché l'aide transfrontalière aux communautés touchées" et le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, dans le nord-ouest de la Syrie, d'avoir "refusé l'aide transfrontalière en provenance de Damas".

"Nous enquêtons actuellement sur plusieurs allégations selon lesquelles des parties au conflit auraient délibérément entravé l'aide humanitaire aux communautés touchées", a déclaré la commissaire Hanny Megally, dans le communiqué.

Dans son dernier rapport publié lundi, rédigé avant le séisme, la Commission fait état de violations persistantes des droits humains et du droit humanitaire dans l'ensemble du pays au cours des six derniers mois de l'année 2022, et notamment de la situation particulièrement épouvantable des Syriens le long des lignes de front dans le nord et le nord-ouest du pays.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.