Entretien Poutine-Assad à Moscou pour parler réconciliation turco-syrienne

Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue syrien Bachar Al-Assad au Kremlin à Moscou le 15 mars 2023. (AFP)
Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue syrien Bachar Al-Assad au Kremlin à Moscou le 15 mars 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

Entretien Poutine-Assad à Moscou pour parler réconciliation turco-syrienne

  • « Nous sommes en contact permanent et nos relations se développent», a déclaré M. Poutine au début de l'entretien
  • De son côté, M. Assad a exprimé son soutien à l'offensive militaire que mène Moscou en Ukraine et a dit espérer que sa visite marquerait « une nouvelle étape dans les relations syro-russes»

MOSCOU: Le président russe Vladimir Poutine a reçu mercredi à Moscou le dirigeant syrien Bachar al-Assad, au moment où le Kremlin accentue ses efforts pour réconcilier la Turquie et la Syrie et affirmer son poids diplomatique malgré son isolement sur l'Ukraine.

"Nous sommes en contact permanent et nos relations se développent", a déclaré M. Poutine au début de l'entretien, saluant les "résultats importants" obtenus par Moscou et Damas dans la "lutte contre le terrorisme international".

De son côté, M. Assad a exprimé son soutien à l'offensive militaire que mène Moscou en Ukraine et a dit espérer que sa visite marquerait "une nouvelle étape dans les relations syro-russes".

Mais l'un des principaux sujets au menu de cette rencontre devrait être le processus de réconciliation entre Ankara et Damas que Moscou cherche à accélérer, en organisant notamment un sommet avec M. Assad et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Les relations entre la Turquie et la Syrie vont certainement être affectées d'une manière ou d'une autre" par les discussions entre MM. Poutine et Assad, a ainsi déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Après le début du conflit en Syrie, qui depuis 2011 a fait plus de 500. 00 morts et des millions de déplacés, Ankara a soutenu des groupes rebelles cherchant à renverser le régime syrien.

Des diplomates de la Russie, de la Turquie, de la Syrie et de l'Iran doivent se réunir cette semaine à Moscou pour préparer une rencontre entre leurs ministres des Affaires étrangères, avant un éventuel sommet présidentiel.

Fin décembre, les ministres turc et syrien de la Défense s'étaient déjà réunis à Moscou avec leur homologue russe, une première depuis 2011.

M. Erdogan a plusieurs fois dit ces derniers mois être prêt à rencontrer M. Assad pour sceller le dégel des relations. "La rancune et le ressentiment n'existent pas en politique", avait déclaré en novembre le dirigeant turc.

Mais des questions épineuses doivent encore être résolues, notamment concernant la présence militaire turque dans le nord de la Syrie.

Un rapprochement pourrait toutefois être favorisé par le double séisme qui a frappé en février la Turquie et la Syrie, faisant plus de 50.000 morts et aidant Damas à sortir quelque peu de son isolement diplomatique.

 

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.