L'Irak et l'Iran signent un accord pour «protéger la frontière»

Le conseiller à la sécurité nationale irakien Qasim al-Araji rencontre le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien Ali Shamkhani à Bagdad le 19 mars 2023 (Photo, AFP).
Le conseiller à la sécurité nationale irakien Qasim al-Araji rencontre le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien Ali Shamkhani à Bagdad le 19 mars 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 20 mars 2023

L'Irak et l'Iran signent un accord pour «protéger la frontière»

  • Ali Shamkhani a signé dimanche à Bagdad un accord destiné à «protéger la frontière» entre l'Iran et l'Irak, où sont basés des groupes d'opposition kurdes
  • Cette visite intervient à la veille du vingtième anniversaire de l'invasion de l'Irak emmenée par les Etats-Unis

BAGDAD: Le haut responsable de la sécurité iranienne Ali Shamkhani a signé dimanche à Bagdad un accord destiné à "protéger la frontière" entre l'Iran et l'Irak, où sont basés des groupes d'opposition kurdes iraniens visés par Téhéran, a annoncé le bureau du Premier ministre irakien.

Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité iranien, a signé avec son homologue irakien Qassem al-Araji un accord qui "comprend la coordination dans la protection des frontières communes et la consolidation de la coopération dans plusieurs domaines de sécurité", ont précisé les services de Mohamed Chia al-Soudani.

Cette visite intervient à la veille du vingtième anniversaire de l'invasion de l'Irak emmenée par les Etats-Unis. Aujourd'hui, les liens entre Bagdad et Téhéran sont plus étroits que jamais et le gouvernement de M. Soudani est soutenu par une coalition parlementaire pro-Iran.

Certaines capitales occidentales mettent toutefois en garde contre une influence trop grande en Irak du voisin iranien, qui considère les Etats-Unis comme son plus grand ennemi depuis la Révolution islamique de 1979.

Selon des propos rapportés par l'agence officielle iranienne Irna, Ali Shamkhani s'en est pris dimanche aux "activités anti-sécuritaires et vicieuses des éléments contre-révolutionnaires et terroristes dans la région [du Kurdistan irakien] et du nord de l'Irak".

Il a affirmé que l'accord signé dimanche "peut mettre fin complètement et fondamentalement aux actions vicieuses de ces groupes".

Ces factions de l'opposition kurde iranienne réfugiées dans le nord de l'Irak avaient été bombardées par l'Iran à la fin 2022, Téhéran les accusant de s'infiltrer sur son territoire pour y perpétrer des attaques et encourager les manifestations.

Le gouvernement irakien s'était alors engagé à redéployer ses gardes frontières pour limiter les tensions.

A l'époque, l'Iran était secoué par un mouvement de protestation déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, 22 ans, une jeune Kurde arrêtée par la police des moeurs pour violation présumée du code vestimentaire pour les femmes.

L'Irak a aussi été l'un des médiateurs dans les discussions entre l'Iran et l'Arabie saoudite qui avaient rompu leurs relations diplomatiques en 2016, avant d'annoncer leur rétablissement le 10 mars. Un rapprochement dont Ali Shamkhani a été l'artisan côté iranien.

Lors de sa visite à Bagdad, il était accompagné du gouverneur de la Banque centrale et du vice-ministre chargé des Affaires économiques, selon Irna.

Les échanges commerciaux sont vitaux pour les deux partenaires, notamment au chapitre énergétique. L'Irak est très dépendant du gaz et de l'électricité de son voisin.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.