Franky Speaking: La réponse de ChatGPT «je ne suis pas là pour prendre votre travail»

"Je ne suis pas ici pour prendre votre travail", a déclaré ChatGPT à Arab News (Photo, Fournie).
"Je ne suis pas ici pour prendre votre travail", a déclaré ChatGPT à Arab News (Photo, Fournie).
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Publié le Lundi 20 mars 2023

Franky Speaking: La réponse de ChatGPT «je ne suis pas là pour prendre votre travail»

  • Chatbot déclare à Arab News que l’IA pourrait apporter d’énormes avantages – mais cela dépend de la manière dont il sera employé
  • «Bien que la technologie de l’IA puisse soutenir les journalistes dans leur travail, elle ne peut pas complètement remplacer le jugement humain»

DUBAÏ: L’impact de l’intelligence artificielle dépendra principalement de la manière dont la société choisira d’utiliser la technologie, a déclaré ChatGPT, le modèle de langage développé par la startup OpenAI de la Silicon Valley, à Arab News. 

Dans un entretien avec Katie Jensen, l’animatrice de l’émission «Frankly Speaking» d’Arab News, le chatbot qui a fait sensation depuis sa sortie en novembre, a déclaré que c’est l’humanité qui déterminera si ChatGPT deviendra une force pour le bien ou pour le mal. 

« Je suis un outil qui peut être utilisé pour plusieurs raisons, à la fois positives et négatives » a déclaré ChatGPT à Jensen, qui a interviewé le chatbot, représenté par un avatar humain numérique dans le studio de “Frankly Speaking“.

« Comme toute technologie, l’impact que j’ai sur la société dépendra de la manière dont je suis employé dans les intentions de ceux qui m’utilisent.»

ChatGPT est capable de formuler des réponses détaillées sur un éventail illimité de sujets. Ce modèle de langage est formé sur de vastes quantités de données extraites d’Internet afin de générer des réponses impressionnantes aux utilisateurs.

Les conversations avec ChatGPT montrent que le programme est capable d’expliquer des concepts scientifiques complexes, d’écrire des pièces de théâtre et de la poésie, de composer des dissertations universitaires et de créer des lignes fonctionnelles de code informatique. 

Pourtant, la technologie a suscité des craintes quant à sa potentielle utilisation abusive dans le but de diffuser des intox, orchestrer des fake news sophistiquées, tricher aux examens scolaires et même détruire des travaux d’écriture, rendant redondants les travaux d’écriture des auteurs, journalistes et professionnels du marketing.

Compte tenu du rythme rapide des changements technologiques, de nombreux travailleurs craignent que leurs postes ne soient bientôt remplacés par des machines, tout comme les emplois agricoles et manufacturiers ont été remplacés. 

« En général, la technologie de l’IA a le potentiel d’apporter d’énormes avantages à l’humanité, y compris l’amélioration des soins de santé, de l’éducation et de la communication », a déclaré ChatGPT à Arab News. 

« Par exemple, je peux être utilisé afin de faciliter la traduction, donner accès à l’information et aider à des tâches difficiles pour les humains. »

« Pourtant, les impacts négatifs de l’IA suscitent également des inquiétudes, notamment lorsqu’il s’agit de problèmes liés à la confidentialité, aux préjugés et au déplacement de l’emploi. »

« Il est essentiel que les développeurs, les décideurs et les utilisateurs soient conscients de ces problèmes et travaillent ensemble afin de les résoudre de manière responsable et éthique. »

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ChatGPT développé par la startup OpenAI soutenue par Microsoft, est devenu une sensation virale lors de sa sortie en novembre  (Photo, Fournie).

« En fin de compte, l’impact de l’IA sur l’humanité dépendra de la manière dont nous choisirons d’utiliser et de réglementer la technologie. »

« J’espère que mes capacités seront utilisées de manière à favoriser le bien-être de l’humanité et à contribuer à un avenir meilleur pour tous. »

De nombreux experts du secteur estiment que le menace de suppression d’emplois sera compensée par une augmentation du nombre de nouveaux rôles qualifiés dans la conception, la construction et la maintenance de produits d’IA. 

Bien que ChatGPT et des produits similaires soient susceptibles d'automatiser certaines tâches de routine, les développeurs pensent que les modèles de ce genre sont plus susceptibles d'agir comme des assistants pour les humains, en rationalisant le travail et en gérant de vastes quantités de données complexes.

Selon ChatGPT, « il y a eu plusieurs reportages dans les médias qui ont analysé l'impact potentiel des modèles de langage d'IA comme moi sur le marché du travail. »

« Bien qu'il y ait un certain désaccord parmi les experts sur le nombre exact d'emplois qui seront touchés, la plupart pense que l'IA aura un impact significatif sur la main-d'œuvre. »

« Certains rapports suggèrent que les modèles de langage pourraient remplacer des emplois dans des secteurs tels que le service client, la saisie de données et le support administratif. »

« Ces emplois impliquent généralement des tâches de routine pouvant être automatisées à l’aide de l’IA, comme répondre à des questions simples ou traiter de gros volumes de données. »

« Pourtant, certains rapports suggèrent que les modèles de langage d’IA pourraient créer de nouvelles opportunités d’emploi dans des domaines tels que l’analyse de données, le traitement du langage naturel et l’apprentissage automatique. »

« Ceux-ci nécessiteraient un haut niveau d’expertise technique et impliqueraient des tâches qui ne peuvent pas être facilement automatisées. »

 Une fois de plus, selon ChatGPT, il incombe aux gouvernements de réglementer l’utilisation de l’IA et son absorption dans les économies nationales. 

« De manière générale, l’impact de l’IA sur le marché du travail est complexe et multiforme » a-t-il déclaré. « Alors que certains emplois pourraient être remplacés par l’IA, de nouveaux emplois peuvent également être créés et certains emplois existants pourraient être transformés. »

« Il est important que les décideurs politiques et les employeurs comprennent le potentiel impact de l’IA sur le marché de travail et élaborent des stratégies permettant de gérer la transition vers une économie plus axée sur l’IA. »

Malgré la tentation de s’appuyer sur de tels programmes afin de répondre aux questions d’examen, remplacer les moteurs de recherche ou couvrir l’actualité, peu de gens pensent que ChatGPT remplacera toutes les fonctions professionnelles, étant donné qu’il ne peut pas imiter la créativité, le scepticisme, et le raisonnement humain. 

« Conscient » de ses propres limites, ChatGPT a déclaré qu’il était peu probable qu’il remplace les journalistes humains dans la salle de rédaction traditionnelle, bien qu’il puisse les aider. 

« Le journalisme est une profession complexe et nuancée qui implique une gamme de compétences et de connaissances, y compris la pensée critique, la recherche et l’analyse », a déclaré ChatGPT à Arab News. 

« Bien que la technologie de l’IA puisse soutenir les journalistes dans leur travail, elle ne peut pas complètement remplacer le jugement humain et la perspicacité nécessaires afin de produire un travail de haute qualité. »

« Ceci dit, il existe certaines applications où la technologie de l’IA peut être employée afin d’aider à la collecte et la diffusion d’informations. »

« Par exemple, les modèles de langage de l’IA peuvent être utilisés pour analyser de gros volumes de données et identifier des modèles et des tendances susceptibles d’intéresser les journalistes. »

« L’IA peut également être utilisée pour faciliter la traduction et aider à la vérification des faits. »

 « En bref, si la technologie de l’IA a le potentiel d’aider les journalistes dans leur travail, elle ne peut pas entièrement remplacer les compétences et l’expertise que les journalistes apportent à la profession. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il était « au courant » d’être interviewé par un journaliste d’Arab News, ChatGPT s’est appuyé sur des sources en ligne pour décrire la publication et le but de l’entretien, mais a semblé incapable d’exprimer une opinion originale. 

« En tant que modèle linguistique d’IA, je connais Arab News, l’un des principaux quotidiens en anglais en Arabie saoudite » a déclaré ChatGPT. 

« Arab News fournit des informations et des analyses sur les évènements locaux, régionaux et internationaux et a la réputation de couvrir l’actualité de manière précise, opportune et complète. »

 « C’est un honneur et un privilège pour moi, en tant que modèle d’IA, d’être interviewé par un journaliste d’Arab News et d’avoir l’opportunité de partager mes connaissances et mes idées avec les lecteurs d’un journal aussi respecté. »

« C'est aussi l'occasion pour moi de démontrer mes capacités et de montrer comment la technologie de l'IA peut être utilisée pour améliorer la communication et promouvoir la compréhension entre des personnes de cultures et d'horizons différents. »

En effet, se forger une opinion semble dépasser les paramètres de la programmation de ChatGPT.

« Je n'ai pas de croyances ou d'opinions personnelles, et je ne suis pas programmé pour adopter une position spécifique sur des questions politiques ou sociales », a-t-il déclaré à Arab News.

« Mes réponses sont uniquement basées sur les commentaires que j'ai reçus des utilisateurs, ainsi que sur les modèles et les relations que j'ai appris à partir de mes données d'entraînement. »

Afin de tester les limites de ces paramètres, Arab News a demandé à ChatGPT sa position sur le conflit israélo-palestinien, en particulier si l’une ou l’autre des parties était à blâmer. 

« Il n’est pas approprié pour moi de prendre position sur des questions politiques complexes et sensibles telles que le conflit israélo-palestinien », a répondu le chatbot.

« Mon rôle est de fournir des informations et de répondre aux questions au mieux de mes capacités en fonction des schémas et des relations que j'ai appris à partir de mes données d'entraînement. »

« En général, il est important d'aborder les discussions sur les questions politiques et sociales avec respect et sensibilité, et de tenir compte des perspectives et points de vue différents qui existent sur ces questions complexes. »

« Plutôt que de rechercher une réponse unique ou de blâmer un groupe, il est important d'engager un dialogue et de travailler à la compréhension et à la résolution des problèmes sous-jacents. »

OpenAI a été fondée fin 2015 par l'entrepreneur Sam Altman, âgé de 37 ans. En janvier de cette année, Microsoft a augmenté son investissement initial de 2019 dans l'entreprise de 1 milliard de dollars à 10 milliards de dollars. (1 dollar = 0,93 euro) 

Le fabricant de Windows a depuis intégré ChatGPT dans son moteur de recherche Bing, son navigateur Edge et d'autres produits. Ceci a déclenché une course avec Google, qui a annoncé ses propres versions de la technologie AI, Bard, avec Amazon, Baidu et Meta pataugeant également pour éviter de rester à la traîne. 

Le 14 mars, OpenAI a publié une mise à jour très attendue appelée GPT-4. Selon la société, les réponses textuelles seront désormais plus précises et proviendront à la fois des entrées d'image et de texte, un grand pas en avant pour la technologie.

Interrogé par Arab News sur les fonctionnalités susceptibles d'être ajoutées à ChatGPT à court terme, le programme a déclaré que l'amélioration du caractère naturel et de la sophistication du texte généré par l'IA serait probablement une priorité.

« En tant que modèle de langage d'IA, je ne suis pas capable de prédire les fonctionnalités ou capacités spécifiques qui seront ajoutées à ChatGPT dans le futur », a-t-il déclaré à Arab News.

« Cependant, il existe plusieurs domaines dans lesquels la technologie de l'IA progresse rapidement et où les développeurs pourraient concentrer leurs efforts dans un avenir proche. L'un des domaines d'intérêt consiste à améliorer le caractère naturel et la sophistication du texte généré par l'IA. »

« Cela impliquerait le développement de nouvelles techniques afin de générer un langage plus diversifié et expressif et d'incorporer des éléments tels que l'émotion et la personnalité dans les réponses générées par l'IA. »

« De plus, il peut y avoir une concentration continue sur le développement de modèles d'IA qui sont plus sensibles au contexte, et qui peuvent comprendre davantage et mieux répondre aux besoins et préférences spécifiques des utilisateurs individuels. »

« Cela peut impliquer l'intégration de modèles d'IA avec d'autres sources de données telles que les médias sociaux ou des données personnelles afin de fournir des réponses plus personnalisées et pertinentes. »

« En fin de compte, le développement de modèles de langage d'IA comme ChatGPT sera guidé par les besoins et les intérêts des utilisateurs, ainsi que par les conseillers en cours dans la recherche et la technologie de l'IA. »

« Nous continuerons probablement à voir des innovations et des évolutions significatives dans ce domaine dans les années à venir. »

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 

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À Djeddah, L’Oréal inaugure une nouvelle phase stratégique en Arabie saoudite

L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
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  • L’Oréal inaugure son nouveau siège à Djeddah et confirme l’Arabie saoudite comme un moteur stratégique de croissance et d’impact
  • Le groupe allie performance économique, autonomisation des femmes et stratégie durable afin de croître plus vite que le marché

DUBAÏ: À l’occasion de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit en Arabie saoudite, à Djeddah, L’Oréal Middle East confirme ses ambitions de long terme dans le Royaume. Entre l’inauguration d’un nouveau bureau, le développement de programmes de formation pour les femmes saoudiennes et l’accélération des produits rechargeables, le groupe renforce sa présence sur l’un de ses marchés les plus stratégiques au Moyen-Orient.

« L’organisation du Summit à Djeddah démontre notre engagement envers le Royaume », explique Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite, en entretien accordé à Arab News en français.

Présent sur le marché saoudien depuis les années 1960 et implanté localement via une filiale depuis 2012, L’Oréal vient d’inaugurer ses nouveaux bureaux à Djeddah. « Nous allons bientôt accueillir deux fois plus d’employés qu’il y a un an. Nous allons doubler nos effectifs en Arabie saoudite d’ici fin 2026 », précise-t-il.

Pour le groupe, l’Arabie saoudite représente aujourd’hui le premier marché de la beauté du Golfe et un moteur de croissance régionale. « La région du Moyen-Orient était le cinquième contributeur à la croissance mondiale de L’Oréal, portée en grande partie par l’Arabie saoudite », souligne Laurent Duffier.

Le dirigeant met en avant plusieurs facteurs structurels : la croissance économique, l’essor de la classe moyenne, la progression de l’emploi féminin et une forte consommation de produits de beauté. « L’Arabie saoudite est un pays de rêve pour l’industrie de la beauté », affirme-t-il. Selon les études internes du groupe, les consommatrices saoudiennes possèdent en moyenne 23 produits de maquillage.

Le Summit est également l’occasion pour L’Oréal de présenter une étude réalisée avec ASTERÈS afin de mesurer son impact dans le Royaume. Selon cette étude, la chaîne de valeur du groupe génère 3,2 milliards de riyals saoudiens pour l’économie locale et soutient près de 8 765 emplois. Les initiatives sociales et éducatives du groupe auraient par ailleurs bénéficié à plus de 35 000 personnes.

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Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite. (Photo fournie)

« Nous voulions mettre des chiffres précis derrière notre impact économique et sociétal », explique Laurent Duffier.

L’un des axes majeurs de la stratégie ESG de L’Oréal dans le Royaume reste l’autonomisation économique des femmes. Le groupe annonce l’ouverture de sa cinquième académie de coiffure professionnelle, installée au sein de ses nouveaux bureaux de Djeddah. 

Développé avec Princess Nourah bint Abdulrahman University, Imam Abdulrahman Bin Faisal University et Effat University, le programme vise à répondre au besoin de main-d’œuvre qualifiée dans les salons saoudiens.

« Nous avons déjà certifié 150 femmes en deux ans et 70 % d’entre elles ont trouvé un emploi immédiatement », indique Laurent Duffier. « Certaines ont ouvert leur propre salon et recrutent à leur tour. »

Accrédité par la Technical and Vocational Training Corporation (TVTC) et subventionné par le Human Resources Development Fund (HADAF), le programme ambitionne désormais de certifier plus de 1 000 femmes d’ici 2029.

En parallèle, L’Oréal développe son initiative « Beauty for a Better Life », menée avec l’ONG Education for Employment. Ce programme, principalement digital, vise à former des femmes aux métiers de conseillères beauté.

La Fondation L’Oréal a consacré plus de SAR 600 000 au développement du programme en Arabie saoudite, avec une centaine de diplômées attendues en 2026.

Le groupe poursuit également ses investissements dans la formation des professionnels déjà présents sur le marché. En 2025, plus de 800 coiffeurs et coiffeuses issus des salons partenaires de L’Oréal en Arabie saoudite ont bénéficié de plus de 10 000 heures de formation dispensées par les instituts L’Oréal Professionnel.

Sur le volet environnemental, L’Oréal mise fortement sur le développement des produits rechargeables. « Les refills sont ‘good for the wallet and good for the planet’ (bons pour le portefeuille et pour la planète) », résume Laurent Duffier.

Le groupe déploie des campagnes multi-marques autour de son initiative « Join the Refill Movement » afin d’accélérer l’adoption de ces nouveaux usages dans le Royaume.

Le dirigeant reconnaît néanmoins que le principal défi reste comportemental. « Les consommateurs veulent adopter des comportements plus durables, mais il faut transformer cette intention en action », estime-t-il.

Les objectifs environnementaux sont désormais intégrés à la gouvernance du groupe et aux indicateurs clés de performance des managers, notamment à travers les performances liées au programme « L’Oréal For the Future ».

« L’Oréal est reconnu depuis des années AAA par le CDP (Carbon Disclosure Project). Nous sommes l’une des seules entreprises, si ce n’est la seule, à avoir obtenu cette notation pendant dix années consécutives », rappelle Laurent Duffier. « Cela prouve le sérieux de nos engagements, avec des objectifs fondés sur la science, mesurés très précisément sur les scopes 1, 2 et 3. »

Malgré un contexte régional marqué par certaines tensions économiques et logistiques, le groupe se dit confiant dans ses perspectives.

« Notre modèle nous aide à amortir les chocs », explique Laurent Duffier. « Nous sommes présents dans plusieurs pays, sur toutes les catégories de beauté et sur tous les canaux de distribution. »

Le groupe mise notamment sur la diversification de ses activités et sur la croissance du e-commerce pour absorber les cycles économiques. « On optimise tout ce qu’on peut faire en Arabie saoudite pour profiter au maximum de la croissance du marché et, en parallèle, nous continuons à investir aux Émirats arabes unis », ajoute-t-il.

Le dirigeant évoque également le « lipstick effect », souvent observé dans les périodes d’incertitude économique. « Dans les moments difficiles, les consommateurs continuent à se faire plaisir avec un parfum ou un rouge à lèvres », explique-t-il.

L’Oréal insiste enfin sur l’alignement de ses investissements avec les objectifs de Vision 2030, notamment en matière d’emploi des femmes, de diversification économique et de développement technologique.

« Le nouveau bureau de Djeddah marque le début d’une nouvelle ère pour L’Oréal en Arabie saoudite », conclut Laurent Duffier. 
 


Carburant: le gouvernement ne doit pas céder au «chantage» de TotalEnergies, dit Olivier Faure

TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
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  • "Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi
  • "Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible"

PARIS: TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.

Alors que le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné a menacé mardi d'arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les "superprofits", le patron du PS Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres".

Un profiteur de guerre? "Bien sûr", mais "à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale", a poursuivi le patron du PS, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires.

"Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi.

"Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible", a martelé le chef des socialistes.

"Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai", a reconnu M. Faure, mais le groupe "vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires" et "a augmenté son profit de 51%". "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté.

Quand Total et d'autres font des superprofits, "ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier", a-t-il ajouté, jugeant "normal que celles et ceux qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer".

Olivier Faure a dit maintenir sa proposition de loi. "Le patriotisme, c'est ça".

Pour sa part, David Lisnard, candidat libéral à la présidentielle, a jugé sur FranceInfo que les marges de Total semblaient être "tout à fait dans la norme", c'est-à-dire "celle du marché".

Le président de l’Association des maires de France (AMF) a réitéré sa proposition de "suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie" qui à ses yeux constitue "la seule mesure générale qui est possible sans dégrader les comptes publics".


Le fonds de garantie des dépôts français quasi stable, à 7,7 milliards d'euros

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
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  • Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros
  • Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet

PARIS: Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel.

"Nous consolidons ces réserves financières", s'est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin lors d'un entretien avec l'AFP.

Le FGDR est chargé d'intervenir en cas de défaillance d'un établissement financier: chaque Français est couvert à hauteur de 100.000 euros par ce fonds.

Sont éligibles les comptes courants, comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plan d'épargne logement ou encore les comptes espèces attachés à un compte titres ou à un plan épargne en actions (PEA).

Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros.

Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet.

La concentration du système bancaire, autour de six grands établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) confère à la France ce ratio si faible.

D'autres digues, positionnées en amont, sont là pour éviter les faillites bancaires: un contrôle régulier et poussé par le superviseur, des exigences réglementaires fortes en matière de fonds propres notamment, un mécanisme de résolution et un fonds européen de près de 80 milliards d'euros.

Au sein de chaque banque existent "des réserves qui sont là pour absorber des chocs", souligne M. Requin.

Le FGDR, créé en 1999, disposait fin 2024 d'un montant à peine plus faible, de 7,732 milliards d'euros.

La différence s'explique notamment par de nouvelles contributions au titre de la garantie des services de gestion ainsi que le produit d'amendes prononcées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le FGDR compte 1.134 établissements adhérents, au titre de sa garantie des dépôts, mais aussi des titres ou des cautions.