Jerusalem-Est: Des colons israéliens agressent des prêtres et des fidèles dans une église

Selon le gouvernorat de Jérusalem, les colons ont pris d'assaut l'église du Sépulcre de la Sainte Vierge et ont tenté de vandaliser le sanctuaire. (Archive/AFP).
Selon le gouvernorat de Jérusalem, les colons ont pris d'assaut l'église du Sépulcre de la Sainte Vierge et ont tenté de vandaliser le sanctuaire. (Archive/AFP).
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Publié le Lundi 20 mars 2023

Jerusalem-Est: Des colons israéliens agressent des prêtres et des fidèles dans une église

  • Le gouvernorat de Jérusalem a indiqué dans une déclaration que les colons avaient pris d'assaut l'église du Sépulcre de la Sainte Vierge
  • Cette attaque a été dénoncée par le Comité présidentiel pour les affaires ecclésiastiques, une organisation indépendante qui gère les affaires des églises et des lieux de culte chrétiens

RAMALLAH: Dimanche dernier, deux colons israéliens ont attaqué des religieux et des croyants qui priaient dans une église de Jérusalem-Est.

Le gouvernorat de Jérusalem a indiqué dans une déclaration que les colons avaient pris d'assaut l'église du Sépulcre de la Sainte Vierge. Ils ont proféré des insultes en tentant de vandaliser le sanctuaire.

Le citoyen Hamza Ajaj s'est opposé aux colons. L'un a été arrêté et l'autre a pris la fuite.

Bilal Abou Nab, témoin oculaire, raconte qu'il s'est précipité vers l’église dès qu'il a appris que deux colons l'avaient prise d'assaut. Au moment où il est arrivé, l'un d’eux se tenait sur les marches du sanctuaire et criait. Armé d'un bâton clouté, le second colon a agressé les membres du clergé et les fidèles. Bilal affirme que l'un des prêtres a été blessé au front.

La police a mis plus de trente minutes pour arriver sur les lieux, selon des habitants de la ville.

L'archevêque Mounib Younan, ancien chef de l'Union des églises luthériennes, explique à Arab News que c'est la sixième fois cette année que des Lieux saints chrétiens de Jérusalem subissent des attaques.

Il confie: «Cette attaque est inadmissible et nous la dénonçons, mais les attaques que nous subissons, en tant que Palestiniens chrétiens et musulmans, ne nous dissuaderont pas de rester à Jérusalem.»

Pour l'archevêque Younan, les agresseurs ne souffrent pas de troubles mentaux comme les autorités israéliennes essaient souvent de l’établir.

Il estime que, à Jérusalem, la crise politique prend désormais une dimension religieuse en raison de ces attaques. Les chrétiens ne sont pas favorables à ce scénario, selon lui.

Il précise que «les responsables des églises craignent que ces attaques ne dissuadent les chrétiens de rester implantés en Terre sainte».

Le conseiller des responsables des églises de la Terre sainte, Wadih Abou Nassar, affirme de son côté que la police israélienne considère souvent les agresseurs comme des personnes atteintes de troubles mentaux. C’est pour cette raison qu’elle relâche souvent les auteurs d'attentats, invoquant l'absence de preuves.

Cette attaque a été dénoncée par le Comité présidentiel pour les affaires ecclésiastiques, une organisation indépendante qui gère les affaires des églises et des lieux de culte chrétiens.

En effet, le président du comité, Ramzi Khoury, a condamné cet incident. Il a précisé qu'il s'était produit juste avant le ramadan et à l'approche des fêtes chrétiennes.

Selon lui, la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa et les attaques continues contre les églises enfreignent toutes les conventions internationales. Il a par ailleurs exhorté les Nations unies, la Cour pénale internationale et les églises du monde entier à engager des actions immédiates contre les pratiques israéliennes qui se poursuivent.

De son côté, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné l'attaque. Il a lancé un appel aux États-Unis et à la communauté internationale pour intervenir de manière ferme afin de dissuader les colons de s’introduire sur le territoire palestinien et sur les Lieux saints du pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.