Crise économique au Liban: manifestation dispersée à coups de gaz lacrymogènes

Les autorités ont utilisé des gaz lacrymogènes lors des manifestations sur la place Riad Al-Solh à Beyrouth. (Reuters)
Les autorités ont utilisé des gaz lacrymogènes lors des manifestations sur la place Riad Al-Solh à Beyrouth. (Reuters)
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Publié le Mercredi 22 mars 2023

Crise économique au Liban: manifestation dispersée à coups de gaz lacrymogènes

  • Les manifestants s'étaient rassemblés dans le centre de Beyrouth, à l'appel de collectifs d'épargnants et de militaires à la retraite, pour protester contre l'effondrement vertigineux de la livre libanaise, qui a perdu près de 98% de sa valeur
  • Lorsqu'ils ont tenté de prendre d'assaut le siège du gouvernement, les forces de sécurité les ont dispersés à l'aide de gaz lacrymogène et certains ont riposté à coups de pierres

BEYROUTH: Des centaines de Libanais incluant un grand nombre de militaires à la retraite ont manifesté mercredi à Beyrouth contre la détérioration des conditions de vie et l'effondrement vertigineux de la monnaie nationale, avant d'être dispersés à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre.

La manifestation a rappelé le mouvement de protestation d'octobre 2019, lorsque les Libanais étaient descendus en masse dans la rue à travers le pays, contre une classe politique accusée de corruption et qui est encore en place.

Mercredi, les manifestants se sont rassemblés dans le centre de Beyrouth, à l'appel de collectifs d'épargnants et de militaires à la retraite, pour protester contre l'effondrement de la livre libanaise, qui a perdu plus de 98% de sa valeur depuis l'automne 2019.

Brandissant des drapeaux libanais, les manifestants ont conspué le gouvernement. L'un des militaires à la retraite, en treillis, tenait une pancarte appelant "la communauté internationale et les pays arabes à nous débarrasser de la classe politique corrompue".

Lorsqu'ils ont tenté de prendre d'assaut le siège du gouvernement, les forces de sécurité les ont dispersés à l'aide de gaz lacrymogènes et certains ont riposté à coups de pierres, avant que le mouvement de protestation ne prenne fin.

Un manifestant a été blessé ainsi qu'un membre des forces de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je touchais 4 000 dollars par mois avant la crise. Aujourd'hui, ma pension ne vaut plus que 150 dollars", a affirmé à l'AFP Khaled Naous, un général à la retraite de 70 ans: "Nous sommes humiliés et nous sommes au désespérés".

La situation des soldats retraités est encore plus dramatique: "ma pension est de 50 dollars et je n'ai plus de quoi nourrir mes cinq enfants", a déclaré l'un d'eux, Marwane Seifeddine, 60 ans.

«Rien à manger»

Depuis la crise économique qui a éclaté à l'automne 2019, les salaires ont littéralement fondu, alors que les épargnants n'ont plus accès à leurs économies, bloquées par les banques.

"On a pris notre retraite dans l'espoir de vivre confortablement et d'éduquer nos enfants (...) mais ils ont gardé notre argent dans les banques et nous sommes obligés de mendier pour obtenir notre propre argent", a regretté Amal Hammoud, une capitaine de l'armée, âgée 53 ans et à la retraite depuis 2021.

"Les gens réclament leurs droits les plus élémentaires (...), mais on leur répond avec des gaz lacrymogènes", a-t-elle ajouté.

"Mon salaire était de 2.450 dollars avant la crise, aujourd'hui je touche 100 dollars par mois", a affirmé de son côté Hatem, un enseignant à la retraite de 73 ans: "quand je n'aurai plus rien à manger à la maison, j'attendrai la mort".

Le taux de change du dollar par rapport à la livre libanaise, qui fluctue d'heure en heure, avait atteint mercredi un pic de 140 000 LBP pour un dollar, avant de retomber à environ 110 000 LBP jeudi, alors que le dollar valait 1 500 LBP avant la crise.

Le Liban connaît l'une des pires crises économiques au monde depuis 1850 selon la Banque mondiale, marquée par une paupérisation inédite de la population.

La profonde crise politique que traverse le pays aggrave la situation, les députés ne parvenant pas à s'entendre pour élire un nouveau président de la République depuis novembre.

Le pays est dirigé par un gouvernement démissionnaire aux pouvoirs réduit. En marge de la manifestation, une délégation de militaires à la retraite a rencontré le Premier ministre, Najib Mikati, pour lui transmettre leurs revendications, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com