La Jordanie appelle à prendre position contre les discours de haine qui alimentent la violence en Palestine occupée

Le vice-Premier ministre jordanien a appelé la communauté internationale à adopter une position claire contre les discours de haine qui alimentent la violence et le conflit en Palestine occupée. (Petra)
Le vice-Premier ministre jordanien a appelé la communauté internationale à adopter une position claire contre les discours de haine qui alimentent la violence et le conflit en Palestine occupée. (Petra)
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Publié le Vendredi 24 mars 2023

La Jordanie appelle à prendre position contre les discours de haine qui alimentent la violence en Palestine occupée

  • Le vice-Premier ministre jordanien évoque les commentaires «imprudents et dégoûtants» du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich
  • L’envoyé de l’UE, Josep Borrell, dénonce les déclarations du ministre israélien, les qualifiant de «dangereuses et inacceptables»

AMMAN: Le vice-Premier ministre jordanien, Ayman Safadi, a appelé la communauté internationale à adopter une position claire contre les discours de haine qui alimentent la violence et le conflit en Palestine occupée.

M. Safadi, qui est également ministre jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés, a évoqué le danger de l’idéologie raciste extrémiste qui s’est manifestée d’une «manière imprudente et dégoûtante» dans la déclaration du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich.

L’Agence de presse jordanienne a rapporté mercredi que le ministre israélien avait nié l’existence du peuple palestinien et ses droits historiques, et présenté une carte d’Israël qui incluait l’État occupé de Palestine et la Jordanie.

Lors d’un appel téléphonique avec le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, M. Safadi a souligné que le gouvernement israélien devait assumer la responsabilité des «discours de haine, de l’incitation au racisme et du comportement dégoûtant du ministre israélien».

Le gouvernement doit exprimer ouvertement et clairement son rejet, a-t-il ajouté.

«Rester silencieux face à de telles déclarations et positions racistes sous prétexte de protéger la coalition gouvernementale est inacceptable et dangereux, et ne fera qu’attiser les tensions et répandre davantage cette idéologie extrémiste.»

M. Borrell a par ailleurs dénoncé les déclarations du ministre israélien, les qualifiant de «dangereuses et inacceptables», et a exhorté le gouvernement israélien à prendre position.

L’UE rejette toutes les mesures unilatérales israéliennes, soulignant sa position ferme en faveur de la solution à deux États comme moyen de parvenir à la paix, a-t-il précisé.

Les deux parties ont discuté de la dangereuse détérioration de la situation dans les territoires palestiniens occupés, soulignant la nécessité de mettre fin à toutes les mesures qui alimentent la violence et compromettent les chances d’une paix globale fondée sur la solution à deux États.

Ayman Safadi et Josep Borrell ont ensuite fait le point sur les résultats des récentes réunions d’Aqaba et de Charm el-Cheikh sur le conflit israélo-palestinien, ainsi que sur les efforts de la Jordanie pour contribuer à relancer les négociations visant à mettre fin à la violence.

M. Safadi a salué le soutien de l’UE à la solution à deux États et sa condamnation des discours de haine racistes sous toutes leurs formes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.