Le coronavirus menace la saison des fêtes au Liban

Un homme et une femme assis  dos à dos sur un banc pour profiter d'une journée ensoleillée près de la promenade du bord de mer de Beyrouth le 24 novembre 2020 (Photo, AFP)
Un homme et une femme assis dos à dos sur un banc pour profiter d'une journée ensoleillée près de la promenade du bord de mer de Beyrouth le 24 novembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 29 novembre 2020

Le coronavirus menace la saison des fêtes au Liban

  • Rester à la maison assure certainement la sécurité de tous, mais dans un pays comme le Liban, qui souffre économiquement, cela s'avère impossible
  • Samedi, les propriétaires de boutiques, de magasins, de restaurants et de cafés ont protesté contre les mesures qui maintiendraient leurs entreprises fermées

BEYROUTH: Le confinement de deux semaines au Liban en vue de limiter la propagation du coronavirus se termine lundi, mais le nombre toujours élevé d'infections et de décès pourrait inévitablement restreindre les options du comité gouvernemental chargé de rétablir une vie normale dans le pays.

Samedi, les propriétaires de boutiques, de magasins, de restaurants et de cafés ont protesté contre les mesures qui maintiendraient leurs entreprises fermées, surtout à l'approche de la saison des fêtes,  principalement lucrative.

« Si l'État décide encore de continuer à fermer nos établissements pendant la période des fêtes, ces établissements touristiques déclareront à coup sûr leur faillite », a déclaré à Arab News Jean Beyrouti, secrétaire général de la Fédération des syndicats du tourisme.

La paralysie règne sur les marchés de Beyrouth,  généralement très animés à cette période de l'année. « Le vendredi noir n’a déclenché aucun mouvement commercial », a affirmé à Arab News Yehya Kasaa, président de l’Association libanaise de la franchise.

« Nous ne savons pas combien de temps il sera possible de tenir si un gouvernement compètent n’est pas formé. La politique au Liban combat de coutume l'économie », a-t-il souligné.

Rester à la maison assure certainement la sécurité de tous, mais dans un pays comme le Liban, qui souffre économiquement, cela s'avère impossible. Les gens ont besoin de travailler et de gagner leur vie au quotidien », a-t-il ajouté.

« Le secteur de la franchise fournissait du travail à 100 000 travailleurs. Aujourd'hui, la moitié d'entre eux ont perdu leur emploi à cause de cette crise économique. De plus, l'explosion du port de Beyrouth a détruit 70% du secteur, en particulier dans le centre de Beyrouth, où les magasins n'ont pas encore rouvert ».

Samedi matin, il y avait plus de 35 000 violations des règles liées au confinement enregistrées par les forces de sécurité.

« Les gens soufrent le martyre à cause de la situation économique tragique dans laquelle nous nous trouvons », a révélé le colonel Joseph Mousallem, chef de Service de l’information au sein des Forces de la sécurité intérieure.

« La baisse du nombre d’infections à laquelle aspirait le ministère de la Santé ne s’est pas produite pendant la période du confinement ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.