Le Dr. Elise Marquis évoque ses recherches sur les écosystèmes marins à l’île de Yas, à Abu Dhabi

Vue d'un laboratoire de recherche au centre du SeaWorld Research & Rescue Yas Island (fournie)
Vue d'un laboratoire de recherche au centre du SeaWorld Research & Rescue Yas Island (fournie)
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Publié le Mercredi 24 mai 2023

Le Dr. Elise Marquis évoque ses recherches sur les écosystèmes marins à l’île de Yas, à Abu Dhabi

  • Contribuer au développement d’un centre de recherche implique la collaboration avec des intervenants gouvernementaux et universitaires
  • L’objectif de Yas SeaWorld Research & Rescue (Yas SeaWorld Recherche et Sauvegarde) est de montrer la voie de la conservation marine et de favoriser la protection de l'environnement à travers les Émirats ainsi que la région au sens large

Dubaï: Dans une interview accordée à Arab News en français, le Dr. Elise Marquis, directrice de la Yas SeaWorld Research & Rescue Yas Island à Abu Dhabi parle de son expérience en recherche marine, de la vision de Yas SeaWorld Research & Rescue et des défis à relever.

Avec plus de vingt ans d’expérience dans la recherche et en bureau d’études, Dr. Elise Marquis a travaillé sur une variété de projets à travers le monde, notamment dans la région. Spécialisée en écologie marine, elle concentre ses efforts de recherche sur des sujets tels que la diversité planctonique, le cycle du carbone et des nutriments, la dynamique du réseau trophique pélagique et le fonctionnement des écosystèmes, ainsi que la restauration des habitats côtiers.

Salle d'aquaculture au Yas SeaWorld Research & Rescue  (fournie)
Station de recherche aquacole au Yas SeaWorld Research & Rescue (fournie)

«Ma motivation est de comprendre comment fonctionnent les écosystèmes marins, comment ils sont impactés par les facteurs externes et comment ils peuvent faire preuve de résilience,» a déclaré la chercheuse.

Au cours des deux dernières années depuis sa prise de poste à Abu Dhabi, la directrice de Yas SeaWorld Research & Rescue a structuré le programme de recherche, y compris la sélection de l'équipe qui contribuera à son succès.

Un projet qui nécessite une part importante de planification pour s'assurer que le centre est prêt pour les différents projets, ce qui comprend l'équipement de terrain, les systèmes d'aquarium expérimentaux, et l'équipement de laboratoires, entre autres.

Contribuer au développement de Yas SeaWorld Research & Rescue implique également la collaboration avec des intervenants gouvernementaux et universitaires, en particulier pour les programmes de sauvegarde de la faune marine et de recherche.

Le Dr. Elise Marquis, directrice de la Yas SeaWorld Research & Rescue Yas Island à Abu Dhabi  (fourni)
Le Dr. Elise Marquis, directrice de la Yas SeaWorld Research & Rescue Yas Island à Abu Dhabi (fournie)

Vision et défis à relever

«Notre vision chez Yas SeaWorld Research & Rescue est de montrer la voie de la conservation marine et de favoriser la protection de l'environnement à travers les Émirats arabes unis ainsi que la région au sens large,» a déclaré le Dr. Marquis.

Yas SeaWorld Research & Rescue est une infrastructure unique de part sa capacité de développer des programmes entièrement intégrés à la fois dans les domaines de l'éducation, de la recherche, et de sauvegarde de la faune marine.

«En joignant nos forces avec la communauté scientifique déjà bien établie et en soutenant les efforts des Émirats en matière de conservation marine, nous espérons devenir une plaque tournante où les connaissances seront partagées et transmises aux prochaines générations de scientifiques marins,» ajoute-t-elle.

Classe de la faune terrestre au centre de SeaWorld Research & Rescue Yas Island  (fournie)
Classe du centre de SeaWorld Research & Rescue Yas Island (fournie)

En se basant sur les 60 ans d'héritage venant de SeaWorld Parks & Entertainment et en travaillant étroitement avec SeaWorld® Yas Island d’Abu Dhabi, le but est d’augmenter l'engagement du public et de l’inciter à préserver la biodiversité marine du Golfe.

La réalisation de cette vision sera possible grâce à l’équipe de chercheurs et de spécialistes de la conservation marine et les laboratoires et infrastructures de pointe qu’offrent le centre à Abu Dhabi (Yas SeaWorld Research & Rescue), parmi lesquels un laboratoire d'écologie marine expérimentale et une station de recherche aquacole de 345 m2. L'équipe de recherche aura également un accès direct au Golfe arabique avec son navire de recherche de 12,5 m.

Activités et principaux programmes du centre

Le centre couvre un large éventail d'activités. Des salles de classe aux laboratoires de recherche, les différentes équipes sont impliquées dans trois grands programmes : Éducation, Recherche et Sauvegarde, Soin et Réhabilitation.

«Le public pourra bientôt en être témoin car nous nous préparons à recevoir très prochainement des visiteurs dans notre établissement,» a affirmé Dr. Marquis.

Yas SeaWorld Research & Rescue a déjà commencé à soutenir le réseau de sauvegarde de la faune sauvage de l'Agence pour l'environnement d'Abu Dhabi (EAD) à travers un programme de sauvetage/réhabilitation.

En termes d'activités de sensibilisation à venir, et conformément au fait que 2023 est l'année de la durabilité, Yas SeaWorld Research & Rescue organisera plusieurs nettoyages de plage, avec deux nettoyages déjà effectués.

«Nous espérons étendre ce type d’activités pour impliquer le public dans ces initiatives éducatives. Cette année, le centre lancera des ateliers spécialisés ainsi que des conférences scientifiques ouvertes au publiques,» a jouté Dr. Elise Marquis.

Classe de la recherche marine au centre du SeaWorld Research & Rescue Yas Island  (fournie)
Classe-laboratoire au centre du SeaWorld Research & Rescue Yas Island (fournie)

Partenariats et acteurs clés

L’un des principaux piliers du centre est l’engagement et la capacité de se connecter avec diverses communautés locales pour garantir que les programmes développés sont bénéfiques pour Abu Dhabi et ses résidents.

Dans ce même but, la collaboration entre différentes parties prenantes dans le cadre de la recherche et de la conservation est essentielle pour avoir un impact durable.

«La meilleure façon d'y parvenir est de mettre en œuvre des réglementations et des plans de surveillance avec les entités gouvernementales concernées, telles que l'Agence de l'environnement d’Abu Dhabi (EAD) et le ministère du Changement climatique et de l'Environnement (MOCCAE),» a affirmé Dr. Marquis.

Le Centre a pour but de développer un engagement à long terme avec les autorités, les universités et les écoles, pour encourager les jeunes à poursuivre leurs études en sciences marines et vétérinaires, et devenir «les futurs leaders de la conservation marine dans le pays».

Yas SeaWorld Research & Rescue Abu Dhabi

Yas SeaWorld Research & Recue a été inauguré le 8 février 2023 par Mohamad Khalifa Al Mubarak, Président de Miral, Mariam Al-Mheiri, Ministre du changement climatique et de l'Environnement des Émirats (MOCCAE), et le Dr. Christoper Dold, Directeur zoologique de SeaWorld Parks and Entertainment.

Le Centre dispose d'une flotte de véhicules de sauvetage qui comprend deux bateaux sur mesure, une ambulance pour la faune marine, et une équipe d'experts prête à se mobiliser 24h/24. Toute personne qui repère un animal marin en détresse peut appeler la hotline disponible (800 555).

Vue de l'auditorium Yas SeaWorld Research & Rescue à l'île de Yas, Abu Dhabi
Vue de l'auditorium Yas SeaWorld Research & Rescue à l'île de Yas, Abu Dhabi (fournie)

Le centre de 8 602 m2 dispose d'un hôpital vétérinaire équipé en technologies de pointe pour le triage des animaux marins en état critique. Le laboratoire médical sur place est aussi équipé pour effectuer des analyses de pathologie pour soigner la faune marine.

Il existe également de nombreux espaces de réhabilitation pour accueillir les oiseaux marins et des bassins de différentes tailles pour soigner les mammifères marins et les reptiles marins.


Guterres effectue une visite en Syrie, la première d'un chef de l'ONU depuis 2009

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, prononce le discours d’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, à Genève. (AFP)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, prononce le discours d’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, à Genève. (AFP)
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  • Antonio Guterres est arrivé en Syrie pour réaffirmer le soutien de l’ONU à la transition politique et rencontrer les autorités syriennes ainsi que des représentants de la société civile
  • Cette visite intervient à un moment clé, alors que la Syrie doit relever les défis de la reconstruction, de la gouvernance inclusive et des tensions sécuritaires persistantes

DAMAS: Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est arrivé samedi en Syrie, selon l'agence de presse officielle Sana, pour témoigner de son soutien à la transition politique du pays, dévasté par plus de treize ans de guerre.

Cette visite est la première d'un secrétaire général de l'ONU en Syrie depuis celle de Ban Ki-moon en 2009. Elle intervient plus d'un an et demi après la chute fin 2024 du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition de rebelles islamistes.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a accueilli à l'aéroport international de Damas M. Guterres qui est accompagné d'une délégation, a rapporté Sana.

"L'opportunité qui se présente aujourd'hui ne se limite pas à se relever du conflit, mais inclut aussi les bases d'un avenir pour la Syrie marqué par plus de stabilité, d'inclusivité et de prospérité pour tous les Syriens", a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric.

Le diplomate réaffirmera que "le rôle des Nations unies est d'accompagner et de soutenir le peuple syrien dans ce cheminement", a-t-il ajouté.

Lors de sa visite prévue jusqu'à lundi, Antonio Guterres doit notamment rencontrer le président Ahmad al-Chareh ainsi que des représentants de la société civile, des organisations représentant les femmes et les diverses communautés du pays.

- "Période clé" -

Depuis son arrivée au pouvoir, Ahmad al-Chareh a rompu avec son passé jihadiste et, en septembre, il a été le premier président syrien depuis Noureddine al-Atassi en 1967 à prononcer un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

La communauté internationale n'a cessé d'inciter les nouvelles autorités islamistes à bâtir des institutions solides et efficaces, et instaurer une gouvernance inclusive et plurielle.

Le pays a été le théâtre en mars 2025 de massacres d'alaouites, minorité dont est issu M. Assad, et d'affrontements sanglants avec des combattants druzes la même année.

L'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour la Syrie, Claudio Cordone, avait indiqué mardi que M. Guterres allait "réaffirmer l'engagement des Nations unies à soutenir le gouvernement syrien et le peuple syrien dans cette période clé pour l'histoire de la Syrie".

Le chef de l'ONU doit également aller à la rencontre de la force de maintien de la paix de l'ONU déployée dans une zone tampon sur le plateau du Golan depuis 1974.

Après le renversement de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans cette zone.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.

Les infrastructures de la Syrie ont été très gravement endommagées par la guerre civile, entre 2011 et 2024, et le coût de la reconstruction a été évalué à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

Plusieurs hauts responsables de l'ONU se sont rendus en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad, notamment le haut-commissaire aux droits de l'homme, Volker Türk.

Une délégation d'ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU avait également effectué une visite en décembre dernier.


La coalition dirigée par l’Arabie saoudite frappe des sites houthis au Yémen alors que le conflit s’intensifie

Un navire est aperçu au large du port d’Aden, où le trafic est resté soutenu après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir mené des attaques de missiles et de drones contre des pétroliers saoudiens, à Aden, au Yémen, le 23 juillet 2026. (Reuters)
Un navire est aperçu au large du port d’Aden, où le trafic est resté soutenu après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir mené des attaques de missiles et de drones contre des pétroliers saoudiens, à Aden, au Yémen, le 23 juillet 2026. (Reuters)
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  • Des frappes aériennes visent des sites de la « milice terroriste houthie » à Hodeïda, selon le porte-parole de la coalition
  • L’envoyé saoudien accuse les Houthis de « transformer le Yémen en monnaie d’échange entre les mains de parties extérieures »

RIYAD / SANAA : Les forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen ont mené vendredi des frappes aériennes contre des sites militaires houthis dans la ville portuaire de Hodeïda, sur la côte ouest, en réponse aux attaques visant des navires liés à l’Arabie saoudite en mer Rouge, a annoncé la coalition.

« Nous avons mené une opération de riposte militaire proportionnée contre des cibles militaires légitimes appartenant à la milice terroriste houthie dans le gouvernorat de Hodeïda », a déclaré sur X le porte-parole de la coalition, le général de division Turki Al-Malki, précisant que l’opération était terminée.

Ces frappes interviennent après que les Houthis, soutenus par l’Iran, ont menacé de viser les navires saoudiens ne respectant pas leur blocus maritime et revendiqué cette semaine des attaques contre deux navires saoudiens. L’Arabie saoudite a confirmé l’une de ces attaques.

Une source sécuritaire yéménite a indiqué à l’AFP qu’une base navale à Hodeïda ainsi qu’un camp militaire sur l’île de Kamaran figuraient parmi les cibles.

Le ministère des Affaires étrangères contrôlé par les Houthis a déclaré vendredi que ces frappes marquaient le début d’une phase « d’escalade pour escalade ».

Des habitants ont rapporté avoir entendu des explosions, notamment à proximité du port.

La chaîne Al-Masirah, contrôlée par les Houthis, a indiqué que deux personnes avaient été blessées : un employé à Hodeïda et une femme sur l’île de Kamaran.

Dans un communiqué publié samedi, Turki Al-Malki a affirmé que le port de Hodeïda n’avait pas été visé et que tous les ports yéménites, notamment Hodeïda, Ras Issa et Salif, demeuraient ouverts à la navigation maritime et continuaient d’accueillir des navires commerciaux.

Il a également indiqué qu’aucun aéroport n’avait été ciblé afin de maintenir le trafic aérien, tout en accusant les Houthis d’empêcher les opérations de vol à l’aéroport international de Sanaa.

La coalition saoudienne a déclaré qu’elle continuerait à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses navires et les intérêts de l’Arabie saoudite, et qu’elle répondrait « sans compromis » si les Houthis poursuivaient ce qu’elle qualifie d’actions hostiles.

Cette escalade constitue le premier échange de tirs signalé entre la coalition et les Houthis depuis plusieurs années, mettant en péril une trêve fragile largement respectée depuis 2022, bien qu’elle ait officiellement expiré.

Vendredi, les médias d’État saoudiens ont cité un responsable de l’autorité des transports indiquant que le navire saoudien NCC MASA avait été pris pour cible alors qu’il naviguait en mer Rouge, subissant de légers dégâts à sa coque. Le navire a ensuite repris sa route, selon l’agence SPA.

Cette nouvelle flambée de tensions intervient alors que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont renforcé l’importance de la route de la mer Rouge pour l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole.

En avril et en mai, la totalité des exportations maritimes de brut saoudien est partie du port de Yanbu, sur la mer Rouge, selon les données de Kpler. Ce port a représenté 92 % des exportations maritimes de pétrole brut en juin et 78 % depuis le début du mois de juillet.

Les Houthis combattent le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale depuis 2014 dans un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts.

L’ambassadeur saoudien au Yémen, Mohamed AlJabir, a affirmé que le Royaume continuait de rechercher et de soutenir tous les efforts visant à obtenir une désescalade et « une solution politique globale qui mettrait fin aux souffrances du peuple yéménite ».

Mais, selon lui, la milice houthie persiste dans une logique d’escalade et de violence « au service d’agendas étrangers », dans une allusion apparente à l’Iran.

« Cette milice a transformé le Yémen en monnaie d’échange entre les mains de parties extérieures, qui l’utilisent à leur guise pour servir leurs intérêts au détriment de la sécurité et de la stabilité du Yémen », a écrit AlJabir dans une série de messages publiés sur X.

Il a également souligné que, tandis que l’Arabie saoudite soutient l’arrivée de navires dans les ports de Hodeïda afin de répondre aux besoins du peuple yéménite, « la milice houthie poursuit ses attaques lâches contre des navires commerciaux civils en mer Rouge, menaçant la liberté de la navigation internationale et la sécurité de la région ».

Le président du Conseil présidentiel yéménite, Rashad Al-Alimi, a déclaré samedi que les Houthis « jouent avec les intérêts du peuple yéménite » au profit de l’Iran. Il a estimé que la poursuite de cette escalade constituait « une perte de temps » et un gaspillage des ressources du pays.

« La milice terroriste houthie sacrifie les intérêts du peuple yéménite pour servir les objectifs de l’Iran », a-t-il déclaré dans un communiqué.

• Avec AP, Reuters et AFP 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne dit se préparer à mener une «vaste opération» en Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
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  • L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad
  • Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi qu'elle se préparait à mener une "vaste opération antiterroriste" en Cisjordanie occupée à la suite de violences qui ont coûté la vie à un Israélien et quatre Palestiniens.

"A la suite de l'attaque terroriste perpétrée plus tôt dans la journée dans la région de Tel, les soldats des FDI (armée israélienne, NDLR) se préparent à mener une vaste opération antiterroriste dans ce secteur", a indiqué l'armée. Elle a ajouté avoir reporté les permissions des soldats sur l'ensemble du territoire et déployé ses forces dans la région.

Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués.

L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad.

Selon elle, les assaillants se sont emparés de l'arme d'un membre des forces de sécurité arrivées sur place, avant d'ouvrir le feu sur les randonneurs.

Les secours israéliens du Magen David Adom ont indiqué qu'un homme d'une trentaine d'années avait été déclaré mort près de la colonie.

Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source.

L'armée a ensuite annoncé avoir tué l'auteur de l'attaque et récupéré l'arme dérobée. Elle a précisé que des opérations étaient toujours en cours pour retrouver d'éventuels autres assaillants.

Un journaliste de l'AFP a constaté que tous les barrages et points de contrôle avaient été fermés dans le nord de la Cisjordanie et que d'importants renforts militaires avaient été déployés dans le secteur.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué de son côté que quatre Palestiniens avaient été tués dans le village de Tel, voisin de la colonie, et que quatre autres avaient été blessés, dont trois grièvement.

Le chef du conseil du village de Tel, Walid Zidan, a rejeté la version israélienne, affirmant à l'AFP qu'une vingtaine de colons étaient entrés dans le village palestinien avant que des affrontements n'éclatent.

Selon lui, des soldats israéliens se sont ensuite joints aux colons pour tirer sur des Palestiniens.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Agir "d'une main de fer"

Après la mort de l'Israélien, M. Netanyahu a dit que son gouvernement agirait "avec fermeté contre les terroristes et leurs commanditaires", selon un communiqué de son bureau.

Il a précisé qu'il allait tenir une réunion avec les responsables sécuritaires pour "discuter des modalités de la riposte à l'attentat meurtrier".

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé l'armée à agir "d'une main de fer" contre "le village des meurtriers et ses environs", sans fournir davantage de précisions.

Les violences en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont fortement intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres officiels israéliens, au moins 47 Israéliens, civils et militaires confondus, y ont été tués depuis octobre 2023 dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.

Selon un décompte de l'AFP, fondé sur les données du ministère de la Santé palestinien, le bilan côté palestinien est d'au moins 1.094 Palestiniens, combattants ou civils tués par des soldats ou des colons israéliens.

Hors Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international.