Un drone houthi attaque le convoi du ministre yéménite de la Défense à Taïz

Photo d’archives du ministre yéménite de la Défense, le lieutenant-général Mohsen Al-Daeri (Capture d’écran)
Photo d’archives du ministre yéménite de la Défense, le lieutenant-général Mohsen Al-Daeri (Capture d’écran)
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Publié le Dimanche 26 mars 2023

Un drone houthi attaque le convoi du ministre yéménite de la Défense à Taïz

  • Les Houthis ont lancé un drone sur un convoi transportant le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le gouverneur de Taïz
  • Muammar Al-Eryani a accusé les Houthis de tenter de faire échouer les tentatives de paix

AL-MUKALLA : Selon des responsables yéménites et des médias locaux, un soldat du gouvernement yéménite a été tué et deux autres ont été blessés samedi, lorsqu’un drone chargé d’explosifs et lancé par les Houthis a attaqué le convoi transportant de hauts responsables, notamment le ministre de la Défense, le lieutenant-général Mohsen Al-Daeri, dans la ville assiégée de Taïz.

Un responsable du gouvernement yéménite a déclaré à Arab News que les Houthis ont lancé un drone sur un convoi transportant le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le gouverneur de Taïz. Ces derniers se rendaient de la ville Mocha de la mer Rouge vers Taïz. Al-Daeri et les autres responsables n’ont pas été blessés.

Muammar Al-Eryani, ministre yéménite de l'Information, a accusé les Houthis de tenter de faire échouer les tentatives de paix.

Il a déclaré sur Twitter : «Ce ciblage immoral suite à l’escalade continue de la milice houthie terroriste sur de multiples fronts, confirme l’intérêt de cette dernière à saboter les efforts pour rétablir le cessez-le-feu et calmer la situation.»

Al-Eryani avait précédemment averti que les opérations militaires à grande échelle reprendraient dans tout le pays si les Houthis poursuivaient leurs agressions contre l’armée du gouvernement, en particulier dans la province centrale de Marib.

Des dizaines de combattants ont été tués ou blessés, depuis le début de la semaine dernière, lorsque les Houthis ont entamé une série d’agressions contre les troupes gouvernementales dans le district de Hareb, au sud de la province de Marib, capturant quelques villages.  

Ces attaques, ainsi que d’autres bombardements et attaques moins intenses à Taïz, ont anéanti les espoirs d’une solution pacifique qui avaient surgi à la suite de la dernière série réussie de pourparlers sur l’échange de prisonniers entre les Houthis et le gouvernement yéménite. Ces pourparlers ont abouti à un accord de libération de plus de huit cents prisonniers pendant le Ramadan.

Al-Eryani a déclaré que les invasions des Houthis à Hareb avaient entrainé le déplacement d’un nombre important de personnes et laissaient entrevoir la perspective d’un conflit total. Ceci mettrait fin à la paix relative du pays depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié par l’ONU en avril de l’année dernière.

S'adressant vendredi à un groupe de militaires à Al-Bareh à Taïz, le ministre s'est engagé à vaincre les Houthis, à reprendre Sanaa ainsi que d'autres zones actuellement contrôlées par les milices soutenues par l'Iran. Il a également exhorté les soldats à rester vigilants.

«Afin de récupérer chaque centimètre carré de notre territoire, reprendre notre capitale et restaurer notre leadership légitime à sa place, nous devons tous partager le même esprit et diriger nos armes à feu contre ces milices», a déclaré le ministre.

Le brigadier général et analyste militaire yéménite Mohamed Al-Kumaim a déclaré que les Houthis ont utilisé une trêve négociée par l’ONU pour se regrouper et cibler les responsables ainsi que les zones contrôlées par le gouvernement. Il a suggéré que le gouvernement yéménite renonce à tout accord avec les Houthis et reprenne les opérations militaires.

Al-Kumain a déclaré : «Suite à cette attaque contre le convoi de la plus haute autorité militaire de l'armée yéménite, le gouvernement devrait mettre fin à tous les accords, y compris l'Accord de Stockholm, et libérer les fronts.»

Depuis octobre, le gouvernement yéménite a qualifié les Houthis d’organisation terroriste. Il a d’ailleurs menacé de se retirer de l'Accord de Stockholm et d'autres accords avec les Houthis et de reprendre les offensives militaires lorsque les Houthis ont bombardé les installations pétrolières de Hadramout et de Shabwa avec des drones et des missiles, stoppant les exportations de pétrole du Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.