Un pétrolier au large des côtes du Yémen risque de «couler ou exploser à tout moment» selon l'ONU

Le Safer contient plus d'un million de barils de pétrole, et il est vital d'agir rapidement, selon M. Gressly (Photo, AFP).
Le Safer contient plus d'un million de barils de pétrole, et il est vital d'agir rapidement, selon M. Gressly (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 26 mars 2023

Un pétrolier au large des côtes du Yémen risque de «couler ou exploser à tout moment» selon l'ONU

  • «Nous ne voulons pas que la mer Rouge devienne la mer Noire. C'est ce qui va se passer», déclare un coordinateur humanitaire à Sky News
  • La modélisation suggère que la marée noire atteindrait les côtes de l'Arabie saoudite, de l'Érythrée et de Djibouti dans un délai de 2 à 3 semaines

LONDRES: Le superpétrolier FSO Safer, amarré au large des côtes yéménites et contenant plus d'un million de barils de pétrole, va "couler ou exploser à tout moment", semant la dévastation, a averti l'ONU.

"Nous ne voulons pas que la mer Rouge devienne la mer Noire. C'est ce qui va se passer. Il s'agit d'un ancien navire datant de 1976 qui n'est pas entretenu et qui risque de couler ou d'exploser à tout moment", a déclaré David Gressly, coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Yémen, à Sky News.

"Ceux qui connaissent le navire, y compris le capitaine qui le commandait, me disent que c'est une certitude. Ce n'est pas une hypothèse, la seule question qui se pose encore, c'est quand est-ce que ça arrivera'".

Étant donné que le Safer contient plus d'un million de barils de pétrole, M. Gressly a déclaré qu'il était vital de prendre des mesures rapidement, les modèles scientifiques suggérant qu'une marée noire toucherait les ports de Hodeidah et de Salif, sur la mer Rouge, "en l'espace de quelques jours", ce qui mettrait brusquement fin à l'aide alimentaire dont dépendent 6 millions de personnes.

En outre, elle entraînerait l'arrêt de "la plupart" des importations de carburant, essentielles au fonctionnement des pompes et des camions fournissant de l'eau douce à quelque 8 millions de personnes.

Alors qu'il est possible d'empêcher la catastrophe pour un coût de 130 millions de dollars - un chiffre éclipsé par les 20 milliards de dollars que pourrait coûter le nettoyage - il manque 34 millions de dollars à l'ONU, qui a même eu recours au crowdfunding pour acheter un camion-citerne de secours pour l'opération de sauvetage.

"Il y a des complexités, mais pour la plupart des États membres, la difficulté - et c'est ironique - est qu'il y a beaucoup d'argent disponible dans les budgets pour répondre à une urgence, mais personne ne semble avoir de lignes budgétaires pour éviter une catastrophe", a déclaré M. Gressly.

Le Yémen n'est pas non plus le seul pays menacé, la modélisation suggérant que la marée noire atteindrait les côtes de l'Arabie saoudite, de l'Érythrée et de Djibouti dans un délai de deux à trois semaines, ce qui aurait de profondes répercussions environnementales sur les récifs coralliens et les forêts de mangroves côtières protégées.  

La totalité des stocks de poissons de la mer Rouge du Yémen étant menacée d'extinction, l'inquiétude porte sur les conséquences pour les millions de personnes qui dépendent de l'océan pour leur alimentation et leurs moyens de subsistance.

Hisham Nagi, professeur de sciences de l'environnement à l'université de Sana'a au Yémen, a déclaré à Sky News : "Le pétrolier se trouve malheureusement à proximité d'un récif corallien en très bonne santé et d'un habitat propre, qui abrite de nombreuses espèces d'organismes marins.

"La biodiversité est élevée dans cette zone. Si la marée noire atteint la colonne d'eau, de nombreux habitats marins sensibles seront gravement endommagés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.