Olaf Scholz tente d'éteindre le feu qui couve dans son gouvernement

Le chancelier allemand Olaf Scholz réunit dimanche soir sa coalition pour tenter d'apaiser des tensions croissantes entre les partenaires du gouvernement, qui menacent de tourner à la crise. (AFP)
Le chancelier allemand Olaf Scholz réunit dimanche soir sa coalition pour tenter d'apaiser des tensions croissantes entre les partenaires du gouvernement, qui menacent de tourner à la crise. (AFP)
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Publié le Dimanche 26 mars 2023

Olaf Scholz tente d'éteindre le feu qui couve dans son gouvernement

  • Sur le climat, Verts et FDP étalent au grand jour depuis des semaines leurs désaccords au sujet des moteurs à combustion et de l'interdiction progressive des chauffages au fioul ou au gaz
  • Les Libéraux, un parti de droite, tiennent le ministère des Finances et se voient en garants de la rigueur budgétaire

BERLIN: Le chancelier allemand Olaf Scholz réunit dimanche soir sa coalition pour tenter d'apaiser des tensions croissantes entre les partenaires du gouvernement, qui menacent de tourner à la crise.

Les disputes entre les Libéraux du FDP, écologistes et sociaux-démocrates du chancelier, formant la coalition gouvernementale, concernent aussi bien le climat, que le financement de l'armée, tout le budget 2024 et ceux des années à venir.

Les Libéraux, un parti de droite, tiennent le ministère des Finances et se voient en garants de la rigueur budgétaire. L'un de leurs responsables, Christoph Meyer, a reproché samedi aux deux autres partis "une addiction à la dépense publique", dans les journaux du groupe de presse Funke.

"Parfois il faut arracher la bouteille de schnaps de la bouche d'un alcoolique", a-t-il lancé.

Sur le climat, Verts et FDP étalent au grand jour depuis des semaines leurs désaccords au sujet des moteurs à combustion et de l'interdiction progressive des chauffages au fioul ou au gaz.

Le chancelier a lui toutes les peines, un an et demi après son arrivée au pouvoir, à prendre l'ascendant sur ses remuants partenaires.

"La maison de la coalition est en train de brûler", résume le quotidien populaire Bild.

«Empêchement»

C'est donc à une séance de thérapie collective que les membres de cette coalition inédite vont se soumettre dimanche à partir de 18H30 à la chancellerie.

Objectif: remettre de l'ordre afin enrayer une impopularité grandissante dont tirent partie l'opposition conservatrice, en tête des sondages, et l'AfD (extrême droite), désormais troisième parti d'Allemagne selon plusieurs études.

Les principales turbulences ont été provoquées ces derniers jours par le ministre écologiste de l'Economie et du Climat, Robert Habeck.

Lassé des critiques contre sa priorité donnée aux énergies renouvelables, le vice-chancelier s'est autorisé une virulente charge.

"Il n'est pas possible que dans une coalition de progrès, un seul parti représente le progrès et les autres l'empêchement", s'est emporté mardi le numéro 2 du gouvernement.

Le philosophe de formation reproche aussi au gouvernement de ne "pas suffisamment" remplir sa mission "d'apporter quelque chose aux gens, à l'Allemagne" et au climat.

Le pays a certes atteint en 2022 son objectif de limitation des émissions de CO2, en partie grâce à la crise énergétique, mais le chemin reste encore long pour atteindre la neutralité carbone en 2045.

M. Habeck reproche en particulier à ses alliés libéraux de freiner son projet, qui a fuité dans la presse, d'interdiction l'an prochain de nouveaux chauffages au fioul ou gaz.

Cette limitation aurait des conséquences économiques et sociales "désastreuses", redoute Christian Lindner, chef de file du FDP et ministre des Finances.

Une critique partagée au sein du SPD où l'on s'inquiète, par la voix du député Dirk Wiese, pour tous ceux "qui ne peuvent pas se permettre de dépenser 20.000 à 30.000 euros pour un nouveau chauffage".

Comparaison avec Poutine 

"La communication sur les défis posés par le changement climatique" a été trop incomplète, confirme auprès de l'AFP le politologue Gero Neugebauer, pour lequel "les changements de comportement individuel exigés sont considérés comme une atteinte inacceptable à la vie privée".

L'électorat du FDP, principalement issu des classes aisées, craint, selon l'expert, "d'être forcé par l'Etat" à changer ses habitudes et mode de vie.

La tension est telle que le vice-président du FDP, Wolfgang Kubicki, est allé jusqu'à affirmer, avant de s'excuser, que M. Habeck partageait avec Vladimir Poutine "une conviction similaire que l'Etat, le dirigeant, l'élu sait mieux que les gens ce qui est bon pour eux".

Le SPD, premier parti de la coalition, a appelé ses partenaires à ne plus étaler dans la presse leurs désaccords et à "passer à un autre mode de travail", selon les termes de son co-dirigeant, Lars Klingbeil.

Les conservateurs de la CDU, qui rêvent d'un retour au pouvoir en 2025, ne cessent de critiquer le chancelier. "Il faut plus que jamais un leadership, et OIaf Scholz ne le montre pas, car il laisse faire", déplore le vice-président de la CDU, Carsten Linnemann.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".