Les Houthis intensifient leurs opérations et attaquent les forces yéménites à Shabwa

Un combattant yéménite soutenu par la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen lors d'affrontements avec les rebelles houthis (Photo, AP).
Un combattant yéménite soutenu par la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen lors d'affrontements avec les rebelles houthis (Photo, AP).
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Publié le Lundi 27 mars 2023

Les Houthis intensifient leurs opérations et attaquent les forces yéménites à Shabwa

  • Les Houthis ont attaqué les forces de défense de Shabwa samedi dernier
  • Selon les troupes gouvernementales, la milice a été forcée de suspendre l'assaut et de se retirer

AL-MUKALLA: Les troupes gouvernementales yéménites ont annoncé dimanche avoir repoussé l'offensive des Houthis sur leurs positions dans la province méridionale de Shabwa alors que la milice continue d'étendre ses opérations militaires.

Les Houthis ont attaqué les forces de défense de Shabwa samedi dans une chaîne de montagnes connectant le district de Merkhah Al Ulya à la province adjacente de Bayda, donnant lieu à de violents combats qui auraient fait des morts et des blessés dans les deux camps.

Les troupes gouvernementales ont déclaré que les Houthis avaient été contraints de suspendre l'assaut et de se retirer après avoir échoué à prendre le contrôle des hautes terres. Des renforts militaires ont été envoyés sur la ligne de front pour repousser toute nouvelle action.

Des sources médiatiques non officielles des Houthis ont déclaré que leurs troupes avaient progressé de 8 kilomètres à l'intérieur de Merkhah Al Ulya, territoire sous contrôle des forces gouvernementales.

Selon un responsable yéménite à Shabwa, les attaques des Houthis visaient à distraire les soldats du gouvernement plutôt qu'à prendre le contrôle de la province.

«Plutôt qu'une action militaire de grande envergure dans la région, l'objectif de l'attaque est de remuer les eaux stagnantes», a indiqué le responsable, qui a requis l'anonymat.

Le déploiement militaire des Houthis à Shabwa fait suite à de violents combats dans la province centrale de Marib, où des soldats gouvernementaux ont été attaqués dans les zones rurales de Hareb.

Ces combats se sont atténués dimanche alors que les forces gouvernementales auraient repris des villages aux Houthis.

Par ailleurs, le gouverneur de Taiz, Nabil Shamsan, a déclaré sur Twitter que les Houthis avaient attaqué son convoi pendant 90 minutes samedi à l'aide d'un missile guidé, de mortiers et de bombes d'artillerie, lors de son retour à Taiz depuis la ville de Mocha sur la mer Rouge.

L'un de ses gardes du corps a été tué et deux autres ont été blessés dans l'incident.

Face aux attaques et à l'escalade militaire des Houthis, des voix se sont élevées pour mettre en garde contre l'échec imminent des efforts diplomatiques menés par les Nations unies pour sortir du conflit.

Par ailleurs, le ministère yéménite des Droits de l'homme a déclaré dimanche que les Houthis avaient encerclé d'anciennes zones de la ville d'Ibb et détenu de nombreuses personnes, dont deux militants qui avaient participé à un rassemblement contre la milice la semaine dernière.

L'enterrement d'un influenceur s'est transformé en rassemblement contre les Houthis jeudi.

Les manifestants ont accusé la milice d'avoir enlevé, torturé et exécuté Hamdi Abdel-Razzaq, également connu sous le nom d'Al-Mukahal, un influenceur enlevé par les Houthis en octobre pour avoir dénoncé la corruption.

Le gouvernement yéménite a indiqué que des membres des forces armées houthies circulant à bord de véhicules militaires avaient encerclé la ville d'Ibb, où vivait l'influenceur, et effectué des descentes dans les maisons, arrêtant de nombreuses personnes.

«Le ministère a suivi la campagne sauvage de la milice terroriste Houthi qui a procédé à des arrestations arbitraires contre les habitants d'Ibb, au pillage et à la destruction de leurs biens, terrorisant les femmes et les enfants», ajoute le communiqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

 

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.