Wall Street en ordre dispersé avec l'envol des cours du pétrole

Des employés de Mobileye Global, Inc. et d'Intel regardent la sonnerie d'ouverture du Nasdaq sur un écran à Times Square le 26 octobre 2022 à New York. (Michael M. Santiago/Getty Images/AFP)
Des employés de Mobileye Global, Inc. et d'Intel regardent la sonnerie d'ouverture du Nasdaq sur un écran à Times Square le 26 octobre 2022 à New York. (Michael M. Santiago/Getty Images/AFP)
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Publié le Lundi 03 avril 2023

Wall Street en ordre dispersé avec l'envol des cours du pétrole

  • «Le bond des cours du pétrole douche l'appétit au risque» sur les marchés et «provoque déjà des inquiétudes quant à l'inflation», a estimé Joe Manimbo de Convera Financial Services
  • L'indice Dow Jones avançait de 0,98% mais le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,48% tandis que l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,25% vers 14H10 GMT

NEW YORK : La Bourse de New York a ouvert en ordre dispersé lundi, inquiète de l'envol des cours du pétrole qui agite une nouvelle menace sur l'économie, pouvant potentiellement raviver l'inflation.

L'indice Dow Jones avançait de 0,98% mais le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,48% tandis que l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,25% vers 14H10 GMT.

Vendredi, Wall Street avait terminé dans le vert un trimestre agité. Le Nasdaq avait gagné 1,74%, l'indice Dow Jones 1,26% et le S&P 500 1,44%.

Sur le trimestre, qui a connu en mars une mini-panique bancaire parmi les banques régionales et une nouvelle hausse des taux de la Fed, l'indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché, a marqué une progression de 6,7% et le Nasdaq un bond de plus de 16%. Le Dow Jones est revenu à son niveau du début de l'année

Lundi, les prix du pétrole grimpaient de plus de 6,50% après l'annonce surprise dimanche par plusieurs grands pays exportateurs d'une réduction, dès le mois de mai, de leur production.

La baisse va dépasser le million de barils par jour (bpj), soit la plus importante réduction depuis octobre.

«Le bond des cours du pétrole douche l'appétit au risque» sur les marchés et «provoque déjà des inquiétudes quant à l'inflation», a estimé Joe Manimbo de Convera Financial Services.

Un pétrole plus cher complique aussi la tâche de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a relevé drastiquement les taux d'intérêt pour juguler une inflation qui reste tenace.

La Fed vise à ramener la hausse des prix à 2% mais le dernier indice PCE, jauge préférée de l'institution monétaire publiée vendredi, s'est encore affiché à 5% sur un an en février.

La Maison Blanche n'a pas apprécié l'annonce de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, d'Oman, du Koweit, de l'Algérie et de l'Irak.

«Il n'est pas opportun de réduire la production en ce moment vu les incertitudes du marché», a indiqué lundi un porte-parole du Conseil National de Sécurité de la Maison Blanche. «On va continuer à travailler avec tous les producteurs (...) pour s'assurer que les marchés de l'énergie soutiennent la croissance économique et que les prix restent bas pour les consommateurs américains», a-t-il ajouté.

A la cote, les valeurs pétrolières profitaient de la situation. Le secteur de l'énergie caracolait en tête des onze secteurs du S&P, bondissant de 5,32% ce qui soutenait le Dow Jones à la hausse.

Les groupes de services pétroliers affichaient la meilleure performance comme Halliburton ou Schlumberger, qui grimpaient de plus de 8% tout comme ConocoPhilips. Exxon Mobil gagnait plus de 5% et Chevron près de 4% vers 13H50 GMT.

L'action Tesla reculait de 4,42% à 198 dollars malgré une hausse du nombre de ses véhicules livrés au premier trimestre, un progrès enregistré surtout grâce à des réductions de prix du constructeur électrique.

Sur le ring, la ligne professionnelle de catch WWC (World Wrestling Entertainment, WWE) encaissait mal (-4,65%) sa fusion annoncée avec l'Ultimate Fighting Championship (UFC).

Le mastodonte du divertissement Endeavor (-0,38%), propriétaire de l'UFC, détiendra une participation majoritaire de 51% dans la nouvelle entité qui sera cotée à la Bourse de New York au second semestre. Elle est valorisée plus de 21 milliards de dollars.

La première semaine du trimestre était une semaine écourtée, les marchés étant fermés le vendredi saint, toutefois un indicateur important va dicter les positions des investisseurs.

Vendredi, le département du travail publiera les chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis pour mars. Les analystes s'attendent à une légère réduction des créations d'emplois à 239.000, un chiffre qui reste solide tandis que le taux de chômage devrait rester stable à 3,6%, toujours proche de son plus bas historique.


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.