Quatre femmes et dix enfants canadiens de djihadistes rapatriés de Syrie

La mission de rapatriement syrien est la plus importante du Canada depuis l'effondrement de Daech. (Dossier/AFP)
La mission de rapatriement syrien est la plus importante du Canada depuis l'effondrement de Daech. (Dossier/AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 06 avril 2023

Quatre femmes et dix enfants canadiens de djihadistes rapatriés de Syrie

  • Le gouvernement canadien a confirmé ce rapatriement même s'il concerne finalement moins de personnes que prévu dans un accord en janvier
  • Jusque-là, le gouvernement de Justin Trudeau avait traité cette question au cas par cas et, en quatre ans, seule une poignée de femmes et enfants ont été rapatriés

QAMICHLI, Syrie: Les autorités kurdes du nord-est de la Syrie ont remis mercredi à une délégation canadienne quatre femmes et dix enfants canadiens de djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a annoncé un responsable kurde.

"Mercredi 5 avril, quatre femmes et dix enfants de djihadistes étrangers de Daech (acronyme arabe de l'EI, NDLR), qui se trouvent dans le camp de Roj ont été remis à des représentants du ministère canadien des Affaires étrangères", a déclaré jeudi à l'AFP Khaled Ibrahim, un responsable de l'administration kurde.

Il a précisé que "les femmes ont entre 26 et 35 ans, et les enfants entre trois et 11 ans". C'est la quatrième opération de rapatriement menée par le gouvernement canadien de ses ressortissants détenus dans les camps du nord-est de la Syrie, a ajouté M. Ibrahim.

Le gouvernement canadien a confirmé quelques heures plus tard ce rapatriement même s'il concerne finalement moins de personnes que prévu dans un accord en janvier.

"Tant que les conditions le permettront, nous continuerons ce travail", précise toutefois le ministère des Affaires étrangères qui dit s'inquiéter pour "la santé et le bien-être des enfants canadiens" en raison de la "détérioration des conditions dans les camps".

Le gouvernement n'a donné aucune information sur les familles rapatriées ni sur leur parcours avant de se retrouver en détention.

"Nous réitérons que c'est une infraction criminelle grave pour quiconque de quitter le Canada pour appuyer consciemment une organisation terroriste et que ceux qui participent à ces activités seront soumis à la législation canadienne dans toute sa rigueur", a ajouté le ministère.

Le 21 janvier, la Cour fédérale canadienne avait ordonné au gouvernement de rapatrier 23 de ses ressortissants, dont 19 femmes et enfants détenus dans les camps d'al-Hol et de Roj depuis des années, sans préciser à quel moment ils seraient rapatriés ni quelles pourraient être les poursuites à leur encontre.

Jusque-là, le gouvernement de Justin Trudeau avait traité cette question au cas par cas et, en quatre ans, seule une poignée de femmes et enfants ont été rapatriés.

Depuis la fin en 2019 du "califat" mis en place par l'EI en Syrie, le rapatriement des femmes et des enfants de djihadistes issus de ses rangs est une question très sensible dans de nombreux pays.

De nombreuses ONG dénoncent le manque de courage des gouvernements, alors que ces proches de djihadistes, dont des milliers d'enfants, vivent dans les camps d'al-Hol et Roj, contrôlés par les Kurdes, où la violence est endémique et les privations nombreuses.

Les forces kurdes, soutenues par la coalition internationale antidjihadistes, ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, qui avait fait régner la terreur dans certaines parties du territoire syrien.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) avait indiqué en janvier qu'il restait une trentaine de Canadiens dans des camps en Syrie.

En octobre dernier, le Canada avait rapatrié deux femmes et deux enfants détenus en Syrie. En 2020, Ottawa avait permis le retour d'une fillette orpheline de 5 ans, après que son oncle eut intenté une action en justice contre le gouvernement canadien.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Short Url
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Short Url
  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.