Le taux d’occupation des hôtels de La Mecque atteint 100%, son niveau le plus élevé depuis la pandémie

Les hôtels situés dans le centre de La Mecque et ses environs ont atteint un taux d’occupation de 100% au cours des dix derniers jours du ramadan, malgré une augmentation du prix des chambres au moment où les résidents et les musulmans du monde entier visitent la ville. (Shutterstock)
Les hôtels situés dans le centre de La Mecque et ses environs ont atteint un taux d’occupation de 100% au cours des dix derniers jours du ramadan, malgré une augmentation du prix des chambres au moment où les résidents et les musulmans du monde entier visitent la ville. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 14 avril 2023

Le taux d’occupation des hôtels de La Mecque atteint 100%, son niveau le plus élevé depuis la pandémie

  • «La demande est forte, l’ensemble du secteur se redynamise et les possibilités d’emploi sont favorables»
  • L’augmentation du taux d’occupation des hôtels est favorisée par une plus grande accessibilité aux visas et une période autorisée de transit de quatre jours à l’intérieur de l’Arabie saoudite

LA MECQUE: Le secteur hôtelier de La Mecque connaît une reprise significative. Le taux d’occupation des chambres dans les quartiers du centre a atteint 100% au cours des dix derniers jours du mois sacré du ramadan – son niveau le plus élevé depuis la pandémie.
Bassam Khanfar, directeur de l’un des hôtels du quartier d’Aziziyah, déclare que le nombre de pèlerins de l’Omra avait augmenté cette année et que le taux d’occupation avait retrouvé son niveau prépandémique.
Cette reprise est principalement due aux facilités offertes par le Royaume aux pèlerins venus de l’étranger. Les investisseurs et les hôteliers n’ont pas tardé à en profiter en ouvrant leurs établissements.
M. Khanfar ajoute qu’au vu de la répartition géographique des hôtels de La Mecque, il est évident que le nouveau réseau de transport avait aidé les hôteliers en dehors des quartiers du centre à accueillir une part équitable des pèlerins de l’Omra.
Il déclare: «L’une des principales raisons pour lesquelles les pèlerins choisissent leur logement en dehors des quartiers du centre est le prix très élevé des hôtels dans ce secteur.»
Hani Najah, directeur du département commercial de l’Address Makkah Hotel, soutient que les pèlerins de l’Omra sont principalement concentrés dans la zone centrale autour de la Grande Mosquée.
Cependant, il ajoute: «Le projet Makkah Bus a permis aux pèlerins de choisir des hôtels situés dans d’autres quartiers, car ces bus assurent le transport entre ces quartiers et la Grande Mosquée. Cette initiative a contribué à faire revivre ces quartiers, en particulier les hôtels de moins de quatre étoiles.»
Le prix d’une chambre d’hôtel avec vue varie entre 4 000 riyals saoudiens (1 000 dollars; 1 dollar = 0,90 euro) et 10 000 riyals saoudiens par nuit pour les hôtels cinq étoiles. Le prix moyen par chambre se situe entre 2 500 et 3 000 riyals saoudiens, et entre 800 et 1 100 riyals saoudiens, respectivement pour les hôtels cinq étoiles et quatre étoiles en dehors de la zone centrale.
Arwa al-Ahmadi, experte dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, indique: «Cette année, le taux d’occupation des hôtels est très élevé, ce qui reflète la force du secteur. Le taux d’occupation des chambres dans certains hôtels a atteint 100%, un pourcentage qui a été entravé par la crise mondiale résultant de la pandémie de Covid-19 au cours des dernières années.»
«La demande est forte, l’ensemble du secteur se redynamise et les possibilités d’emploi sont favorables.»
Selon l’experte, la Ville sainte comprend plus de mille quatre cents hôtels. Elle ajoute: «La région de La Mecque est très fréquentée tout au long de l’année et le taux d’occupation varie. Récemment cependant, grâce à la sage décision de notre gouvernement de permettre aux pèlerins de venir de l’étranger, le taux d’occupation a augmenté, atteignant sa capacité maximale dans certains hôtels.»
Elle affirme que le train Haramain et les bus gratuits depuis l’aéroport ont contribué à faciliter les transports et à réduire les embouteillages.
Ali Fallatah, directeur des opérations à l’Address Makkah Hotel, souligne que l’augmentation du taux d’occupation des hôtels est favorisée par une plus grande accessibilité aux visas et une période autorisée de transit de quatre jours à l’intérieur de l’Arabie saoudite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.