La lutte pour le maintien des traditions de l'aïd dans le nord-ouest de la Syrie

De nombreux Syriens n'ont pas les moyens de participer aux coutumes, notamment pour acheter de nouveaux vêtements et un assortiment de produits alimentaires pour la fête de l'aïd. (File/AFP)
De nombreux Syriens n'ont pas les moyens de participer aux coutumes, notamment pour acheter de nouveaux vêtements et un assortiment de produits alimentaires pour la fête de l'aïd. (File/AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 20 avril 2023

La lutte pour le maintien des traditions de l'aïd dans le nord-ouest de la Syrie

  • La situation économique désastreuse rend les festivités habituelles inabordables pour de nombreuses personnes dans la région affectée par la crise
  • Les vendeurs du marché sont touchés par les hausses de prix qui pèsent sur la demande à l'approche des fêtes

IDLIB: Dans la ville d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie tenu par les rebelles, nombreux sont ceux qui luttent financièrement pour maintenir les traditions pour les prochaines fêtes de l'aïd-el-Fitr.

La fête islamique devrait tomber le 21 avril, mais en raison de la détérioration de l'économie, de nombreux Syriens n'ont pas les moyens de participer aux coutumes, telles que l'achat de nouveaux vêtements et d'un choix de produits alimentaires à déguster.

Abu Udai, un vendeur de bonbons de Deir ez-Zor, déclare à Arab News: «Je suis père de famille et je n'ai pas pu subvenir à tous les besoins de mon foyer, tels les vêtements pour mes enfants ou les bonbons pour l'aïd. Tout est cher désormais et les choses ne font qu'empirer. Les prix continuent d'augmenter.»

Mohammed Abdelghafour Musaed, qui se promenait non loin de là sur le même marché animé, indique: «Si vous observez les gens sur le marché, seuls 25% d'entre eux achètent des produits.»

M. Musaed précise qu'à l'approche de l'aïd, de nombreuses personnes empruntent de l'argent pour acheter des produits de première nécessité.

«La fête de l'aïd était bien meilleure avant. Désormais, avec l'augmentation du taux du dollar et la fluctuation de la monnaie turque, il y a une grande différence en matière de pouvoir d'achat.»

Dans une région qui compte 4,5 millions d'habitants, au moins 4,1 millions de personnes sont dans le besoin, tandis que 3,3 millions sont confrontées à des pénuries alimentaires, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

Les civils font également les frais d'une économie affaiblie par la guerre civile qui dure depuis douze ans, des sanctions et du tremblement de terre qui a dévasté la région en février.

Cependant, pour le pâtissier syrien Mohammed Sameer Abadi, la fête à venir offre une lueur d'espoir.

«Cette année, l'ambiance de l'aïd est excellente et, malgré la hausse des prix, la demande est bonne», souligne-t-il. «En ce qui concerne notre profession, la demande de biscuits à l'huile d'olive a augmenté.»

En revanche, d'autres professionnels, comme Taher Zkour al-Bisa Zkour, déclarent à Arab News que les prix des marchandises sur le marché, ainsi que dans son propre magasin de vêtements, sont trop élevés pour la plupart des gens.

«La situation s'est améliorée depuis le tremblement de terre, mais elle n'est pas aussi bonne que l'année dernière.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Short Url
  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
Short Url
  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
Short Url
  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.