17 ONG lancent un appel à Emmanuel Macron avant sa rencontre avec le président Egyptien

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. (AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. (AFP)
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Publié le Mercredi 02 décembre 2020

17 ONG lancent un appel à Emmanuel Macron avant sa rencontre avec le président Egyptien

  • «C'est maintenant ou jamais que le président (Emmanuel) Macron doit tenir son engagement affiché en faveur des droits humains en Égypte»
  • Selon ces ONG égyptiennes, françaises et internationales, «la diplomatie française fait depuis longtemps preuve d'indulgence au plus haut niveau pour la répression brutale du président al-Sissi contre toute forme de dissidence»

PARIS : Une vingtaine d'organisations dont la FIDH, Amnesty International et Human Rights Watch ont lancé mercredi un appel au président français pour qu'il «fasse pression» sur le président égyptien afin d'obtenir la libération des militants des droits de l'homme détenus «arbitrairement» dans le pays, avant une visite en France prévue, selon elles, le 7 décembre.

La visite d'Abdel Fattah al-Sissi qui devrait durer deux jours n'a été confirmée pour le moment ni par Paris ni par Le Caire.

«C'est maintenant ou jamais que le président (Emmanuel) Macron doit tenir son engagement affiché en faveur des droits humains en Égypte», écrivent 17 organisations en dénonçant, à nouveau, l'arrestation à la mi-novembre de trois responsables de l'ONG égyptienne EIPR (Initiative égyptienne pour les droits personnels).

A leurs yeux, ces arrestations, dénoncées par des diplomates et les Nations unies, «marquent une nouvelle escalade de la campagne des autorités pour éradiquer le mouvement des droits humains en Égypte». Les ONG ont aussi cité la «détention arbitraire» depuis un an de Ramy Shaath, défenseur des droits égypto-palestinien, marié à une Française.

Selon ces ONG égyptiennes, françaises et internationales, «la diplomatie française fait depuis longtemps preuve d'indulgence au plus haut niveau pour la répression brutale du président al-Sissi contre toute forme de dissidence».

Les réponses de Paris ne peuvent se limiter à «une condamnation verbale», avec la visite de M. al-Sissi, «la France a l'occasion et le devoir de prendre une position publique forte», selon elles.

Dans leur appel intitulé «mettre fin au soutien inconditionnel au gouvernement égyptien», elles demandent à M. Macron d'obtenir du Caire, avant la visite du président al-Sissi, la libération des «activistes et défenseurs (des droits de l'homme) détenus arbitrairement».

Si «ceux qui les emprisonnent injustement sont récompensés par des ventes d'armes et des éloges, les conséquences pour (...) les droits humains en Egypte seront dévastatrices et l'engagement du président Macron envers les droits fondamentaux en Egypte sera discrédité», ajoutent les organisations.

Selon les ONG, M. Macron a «longtemps justifié son soutien» au Caire pour son rôle dans «la lutte régionale contre le terrorisme», alors que «l'Egypte se sert abusivement de la législation antiterroriste pour éradiquer le travail légitime en faveur des droits humains et supprimer toute opposition pacifique».

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.