L’ambassadeur jordanien en Israël rend visite à un élu jordanien détenu pour contrebande présumée d’armes

L’ambassadeur a discuté des circonstances entourant la détention d’Imad al-Adwan (qui figure sur la photo) et du traitement qu’il reçoit de la part des autorités israéliennes. (Capture d’écran, Al-Mamlaka TV)
L’ambassadeur a discuté des circonstances entourant la détention d’Imad al-Adwan (qui figure sur la photo) et du traitement qu’il reçoit de la part des autorités israéliennes. (Capture d’écran, Al-Mamlaka TV)
Short Url
Publié le Mardi 25 avril 2023

L’ambassadeur jordanien en Israël rend visite à un élu jordanien détenu pour contrebande présumée d’armes

  • Le député Imad al-Adwan a été arrêté dimanche pour avoir supposément tenté d’introduire clandestinement des armes et de l’or en Cisjordanie occupée
  • Le gouvernement jordanien a déclaré qu’il avait été informé de l’arrestation de l’homme politique et qu’il s’efforçait d’obtenir sa libération

AMMAN: L’ambassadeur d’Amman à Tel-Aviv a rencontré le député jordanien Imad al-Adwan, détenu en Israël pour avoir supposément tenté d’introduire clandestinement des armes et de l’or en Cisjordanie occupée.

Un communiqué du ministère jordanien des Affaires étrangères indique que Ghassan al-Majali s’est entretenu avec M. Adwan mardi dans le cadre des «efforts accrus du gouvernement pour résoudre l’affaire».

Selon le porte-parole du ministère, Sinan al-Majali, cité dans le communiqué, l’ambassadeur a discuté des circonstances entourant la détention de M. Adwan et du traitement qu’il recevait de la part des autorités israéliennes.

Cette réunion visait à s’assurer que les procédures de détention étaient conformes aux droits juridiques et humanitaires des députés, ainsi qu’aux conventions et protocoles internationaux. «Le député a confirmé qu’il était en bonne santé et qu’il n’était pas soumis à des abus physiques et psychologiques», précise le porte-parole.

Imad al-Adwan a été arrêté dimanche pour avoir supposément tenté d’introduire clandestinement des armes et de l’or en Cisjordanie occupée. Des médias en hébreu ont rapporté que les autorités israéliennes avaient arrêté le député sur le pont du roi Hussein, au point de passage d'Allenby. Ils ont précisé que des armes et de l'or avaient été découverts à l'intérieur de son véhicule.

Le gouvernement jordanien a déclaré qu’il avait été informé de l’arrestation de l’homme politique et qu’il s’efforçait d’obtenir sa libération. Certains députés jordaniens ont qualifié leur collègue de «héros», affirmant qu’il envoyait des armes à la «résistance palestinienne», tandis que d’autres ont appelé le gouvernement à agir «rapidement» pour le libérer.

Selon certains juristes, M. Adwan, en tant que membre du Parlement jordanien, ne bénéficie que de l’immunité dans son pays, mais peut faire l’objet de poursuites judiciaires à l’étranger. Toutefois, le député vétéran Saleh Armout, avocat reconnu et ancien président de l’Ordre des avocats jordanien, a expliqué que M. Adwan devrait quand même bénéficier de l’immunité puisqu’il a été arrêté en Cisjordanie, qui est considérée comme un territoire occupé en vertu du droit international.

Israël a interdit la publication de toute information relative à l’affaire Adwan. Selon les médias israéliens, le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, aurait déclaré: «Je ne pense pas que cet épisode soit lié à la Jordanie en général, mais à un acte criminel irresponsable. Je ne veux pas considérer l’ensemble du gouvernement ou du Parlement comme coupable.»

Imad al-Adwan, 34 ans, originaire de la ville de Salt, est avocat, titulaire d’un master en droit international et membre du Comité pour la Palestine au sein du Parlement jordanien. Il est l’un des plus jeunes députés du Parlement jordanien et a pris de nombreuses positions politiques contre le gouvernement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
Short Url
  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

Short Url
  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
Short Url
  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.