Hôpital: malgré les fermetures, Borne joue la fermeté sur l'intérim médical

Près d'un mois après le plafonnement des tarifs de l'intérim médical dans les hôpitaux publics, Elisabeth Borne se dit prête à aller «au bout du bras de fer» avec les praticiens «mercenaires», malgré les fermetures de services déjà constatées. (AFP)
Près d'un mois après le plafonnement des tarifs de l'intérim médical dans les hôpitaux publics, Elisabeth Borne se dit prête à aller «au bout du bras de fer» avec les praticiens «mercenaires», malgré les fermetures de services déjà constatées. (AFP)
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Publié le Jeudi 27 avril 2023

Hôpital: malgré les fermetures, Borne joue la fermeté sur l'intérim médical

  • Intraitable, la Première ministre veut faire plier les médecins intérimaires
  • Le gouvernement a décidé d'appliquer la loi encadrant les tarifs des médecins intérimaires dans le secteur public, plafonnés à 1 390 euros brut pour une garde de 24 heures

PARIS: Près d'un mois après le plafonnement des tarifs de l'intérim médical dans les hôpitaux publics, Elisabeth Borne se dit prête à aller "au bout du bras de fer" avec les praticiens "mercenaires", malgré les fermetures de services déjà constatées.

Intraitable, la Première ministre veut faire plier les médecins intérimaires. "Il faut qu'on aille au bout de cette forme de bras de fer, pour (qu'ils) acceptent des niveaux de rémunération qui ne sont pas extravagants", a-t-elle déclaré jeudi lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Le gouvernement a décidé d'appliquer strictement depuis le 3 avril la loi encadrant les tarifs des médecins intérimaires dans le secteur public, plafonnés à 1.390 euros brut pour une garde de 24 heures.

Un montant qui "n'est pas négligeable", a estimé Mme Borne, faisant valoir "la nécessité de mettre fin aux dérives", quand certains médecins allaient jusqu'à réclamer "5.000 euros par jour".

Des "abus" qui étaient "non seulement coûteux pour l'hôpital", mais aussi "délétères" et "décourageants" pour les praticiens en poste voyant "passer ces mercenaires" avec l'impression d'être "les dindons de la farce", a-t-elle expliqué.

Sauf que le tour de vis provoque des effets secondaires indésirables. Boudés par des spécialistes devenus indispensables (urgentistes et anesthésistes en tête), des dizaines de petits hôpitaux n'ont d'autre choix que de fermer - partiellement ou totalement - certains services essentiels.

La presse locale en rapporte chaque jour de nouveaux exemples. Derniers en date: les urgences de Château-du-Loir (Sarthe) ont baissé le rideau jeudi pour trois jours et seront à nouveau fermées lundi et mardi; celles d'Argentan (Orne) garderont porte close vendredi; celles de Fontenay-le-Comte (Vendée) n'assureront pas non plus d'accueil dans la nuit de vendredi à samedi.

Les maternités ne sont pas épargnées: dans les Côtes-d'Armor, les accouchements sont suspendus à Guingamp depuis mercredi et les femmes enceintes renvoyées vers Lannion ou Saint-Brieuc jusqu'à nouvel ordre. Un cas emblématique, puisque cette maternité menacée de fermeture depuis plusieurs années avait obtenu un sursis en 2018 à la demande d'Emmanuel Macron.

«On ne lâchera pas»

Preuve que "la mise en application de la loi met une loupe sur des situations qui étaient déjà très difficiles avant", avait souligné la semaine dernière le ministre de la Santé, François Braun.

Son ministère a plusieurs fois assuré que "la mobilisation est totale, à la fois dans les établissements et les agences régionales de santé", afin de "combler les trous dans les plannings" et surtout "d'éviter qu'il y ait rupture de prise en charge".

A l'orée d'un mois de mai ponctué de ponts et de weekends prolongés, "on doit peut-être se mobiliser encore plus efficacement pour surmonter ce moment", a cependant reconnu la Première ministre jeudi.

"Mais reculer serait catastrophique pour notre hôpital public", a-t-elle ajouté, affichant sa détermination face aux intérimaires récalcitrants: "Quand ils auront bien compris qu'on ne lâchera pas, ils finiront par se dire que soit ils font autre chose, soit ils acceptent que maintenant c'est plafonné".

Les intéressés n'entendent toutefois pas se rendre sans combattre. Le syndicat national des médecins remplaçants hospitaliers (SNMRH) a ainsi attaqué la réforme devant le Conseil d'Etat. Une audience en référé s'y tiendra mardi à 11H00.

Appelant "les médecins qui le peuvent à ne pas travailler" pour dénoncer "cette loi injuste", le SNMRH a avancé mercredi un total de "365 services à ce jour fermés temporairement, définitivement ou épisodiquement sur l'ensemble du territoire français".

Décompte évidemment contesté par le ministère, qui se garde de communiquer sur un bilan qui "change au jour le jour".

Comme à Douai (Nord), où l'ambulance du Smur "travaille aussi en mode dégradé à cause de cette loi", avec un rayon d'action limité à 30, voire seulement 10 kilomètres quand un seul médecin est disponible, selon la responsable CGT Karine Classe.

Même chose à Troyes (Aube), où le Smur se déplace parfois "sans médecin, juste un infirmier et un conducteur", pendant qu'une poignée d'urgentistes "enchainent les gardes", raconte l'élue FO Marie-Claire Braux, qui décrit "un château de cartes prêt à s'écrouler".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.