Stress hydrique, l’épineuse question de la gestion des ressources en Algérie

Barrage de Beni Haroun en Algérie . (Photo fournie)
Barrage de Beni Haroun en Algérie . (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer en Algérie. (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer en Algérie. (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer de Corso d'une capacité de 80 000 m3. (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer de Corso d'une capacité de 80 000 m3. (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer de Tipaza. (Photo fournie)
Station de dessalement d'eau de mer de Tipaza. (Photo fournie)
Ahmed Kettab, Consultant et expert international, membre de l'Académie Eau-France et directeur de recherches à l'École polytechnique d'Alger. (Photo fournie)
Ahmed Kettab, Consultant et expert international, membre de l'Académie Eau-France et directeur de recherches à l'École polytechnique d'Alger. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 28 avril 2023

Stress hydrique, l’épineuse question de la gestion des ressources en Algérie

  • En dépit des mesures prises par le gouvernement à travers la mise en place d’un programme d’urgence de mobilisation des ressources hydriques, souterraines ou de surface, une gestion rationnelle des disponibilités s’impose
  • «La réorganisation du secteur de l’eau pour un développement rationnel et durable devient une nécessité»

PARIS: Confrontée à une situation de déficit important, l’Algérie déploie un programme de construction de barrages et de stations de dessalement d’eau de mer à travers tout le littoral. Mais qu’en est-il de la gestion des ressources en eau? Quelles sont les recommandations des experts dans l’optimisation de l’utilisation des ressources hydriques?

Avec les impératifs de la raréfaction des ressources hydriques et les répercussions du changement climatique, de nombreux experts appellent à la mise en œuvre d’une stratégie globale en matière de gestion de l’eau. En dépit des mesures prises par le gouvernement à travers la mise en place d’un programme d’urgence de mobilisation des ressources hydriques, souterraines ou de surface, une gestion rationnelle des disponibilités s’impose. Sans cela, les experts n’écartent pas une situation de crise de l’eau.

Pour faire face à la situation actuelle, marquée par une forte perturbation dans l’approvisionnement de l’eau potable dans diverses villes du pays, Mekki Messahel, expert en ressources hydriques, affirme que la sécurisation des disponibilités est devenue une des priorités du gouvernement au même titre que la sécurité alimentaire ou énergétique. Pour répondre aux besoins en alimentation et de stockage en eau potable, les pouvoirs publics misent, entre autres, sur la construction des stations de dessalement d’eau de mer et des barrages, notamment dans le nord du pays. En revanche, d’importantes réserves en eaux souterraines sont disponibles dans le sud du pays.

Mobilisation et rationalisation

Interrogé par Arab News en français, Ahmed Kettab, consultant international en gestion de l’eau, professeur et directeur de recherche à l’École nationale polytechnique (ENP) d’Alger, considère que «ce phénomène est mondial». Citant les études du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’expert fait part de prévisions d’une hausse des températures qui va causer des évaporations importantes des eaux de surface, notamment dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), et dans le sud de l’Europe. L’expert, qui plaide pour l’adaptation de la stratégie à la donne climatique, recommande aux pouvoirs publics des mesures permettant d’optimiser la mobilisation des ressources en eau, à travers la multiplication de constructions de petits barrages (de 100 000 à 150 000 m3), à proximité des exploitations agricoles, le traitement des eaux usées et l’exploitation des eaux souterraines.

Avec les impératifs de la raréfaction des ressources hydriques et les répercussions du changement climatique, de nombreux experts appellent à la mise en œuvre d’une stratégie globale en matière de gestion de l’eau.

Lors d’une journée d’étude organisée le 26 janvier 2023 par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), en partenariat avec l’École nationale supérieure d’hydraulique (ENSH) et consacrée à la sécurité hydrique, les intervenants ont indiqué que l’un des défis de l’Algérie consiste à économiser les ressources en eau dans de nombreux domaines. Hasna Amina Missaïd, vice-présidente du Cese, estime que l’Algérie doit poursuivre «ses efforts d’investissement dans la mobilisation de l’eau, la diversification de ses ressources et le contrôle de son utilisation à travers la rationalisation de sa consommation, tant pour l’eau potable que pour les eaux destinées à l’irrigation agricole et à l’usage industriel». Habbouche Abdelhamid, directeur de l’École nationale supérieure d’irrigation, plaide pour la maîtrise de la gestion économique des systèmes de mobilisation, de production et de distribution des eaux.

Réorganisation et régulation

À la question sur l’optimisation de la gestion des ressources en eau, M. Kettab préconise la mise en œuvre d’autres mesures essentielles comme la révision de la loi relative à l’eau, l’activation de la police des eaux, la création d’une autorité de régulation ainsi que l’application d’une nouvelle politique tarifaire, inchangée depuis 2005. L’expert va plus loin en recommandant la création d’un Conseil national de la sécurité hydrique qui relèverait de la présidence de la république. «La réorganisation du secteur de l’eau pour un développement rationnel et durable devient une nécessité. Les entreprises publiques de l’eau doivent s’associer pour former des groupes ou des consortiums performants.» Il cite l’exemple d’une fusion entre l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRH) et l’Agence nationale de gestion intégrée (Agire) pour donner l’Agence nationale des ressources en eau et gestion intégrée.

 


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


L'Iran menace de rétorsion tout pays «participant, coopérant ou aidant» les Etats-Unis dans leurs attaques 

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
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  • "Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées"
  • L'Iran "se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran.

"Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées", a déclaré Abbas Araghchi, ajoutant que l'Iran "se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense", lors d'un discours au Kirghizistan à l'occasion d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

 

 


Nouvelles frappes américaines en Iran, sirènes d'alerte au Bahreïn 

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
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  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements
  • Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz

TEHERAN: Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures puisque le stratégique détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les Houthis yéménites ont annoncé un blocus des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Après avoir flambé jeudi, les cours refluaient légèrement vendredi en début d'échanges asiatiques, le Brent se maintenant autour du niveau de 100 dollars atteint la veille pour la première fois depuis mai, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements.

Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.

Face aux menaces sur la navigation dans la région, Donald Trump a affirmé jeudi soir que les fonds iraniens gelés aux Etats-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.

"A partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s'y rapportant, seront payés par l'argent iranien que les Etats-Unis ont en leur possession et contrôlent", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, sans fournir davantage de détails sur le mécanisme envisagé.

Une menace qualifiée quelques heures plus tard de "précédent incendiaire" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X.