Frappe israélienne en Syrie: trois civils blessés selon Damas

Photo d'archives de la province de Homs (AFP)
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Publié le Samedi 29 avril 2023

Frappe israélienne en Syrie: trois civils blessés selon Damas

  • «L'ennemi israélien a mené une attaque aérienne avec plusieurs missiles (...), visant plusieurs positions dans les environs de la ville de Homs», a rapporté l'agence de presse officielle Sana
  • «Trois civils ont été blessés, une station-service a pris feu et des réservoirs de carburant ainsi que des camions ont été incendiés», a-t-elle ajouté

DAMAS : Trois civils syriens ont été blessés dans une frappe israélienne survenue dans la nuit de vendredi à samedi près de Homs, ville du centre de la Syrie, selon un média d'Etat syrien.

"Vers 00H50 (21H50 GMT), l'ennemi israélien a mené une attaque aérienne avec plusieurs missiles (...), visant plusieurs positions dans les environs de la ville de Homs", a rapporté l'agence de presse officielle Sana.

"Trois civils ont été blessés, une station-service a pris feu et des réservoirs de carburant ainsi que des camions ont été incendiés", a-t-elle ajouté, précisant que la défense aérienne syrienne avait intercepté certains des missiles.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a signalé de "fortes explosions" et des incendies, faisant pour sa part état de quatre blessés, mais dans les rangs de l'armée syrienne et non parmi les civils.

"Des missiles israéliens ont détruit un dépôt de munitions et des camions transportant des armes appartenant au Hezbollah libanais, à l'aéroport militaire de Dabaa", dans la province de Homs, a indiqué l'Observatoire.

Contactée par l'AFP samedi, l'armée israélienne n'a pas commenté l'incident.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes contre ce pays, ciblant aussi bien des positions du régime que celles des forces iraniennes et du Hezbollah libanais, alliés de Damas et ennemis jurés d'Israël.

Israël commente rarement ces frappes au cas par cas, mais affirme vouloir empêcher l'Iran de s'implanter à ses portes.

Il s'agit du septième bombardement israélien en Syrie depuis le début du mois, selon l'OSDH.

"Nous ne permettrons pas aux Iraniens et au Hezbollah de nous faire du mal. (...) Si nécessaire -- nous les expulserons de Syrie vers leur lieu d'appartenance -- à savoir en Iran", avait déclaré le 2 avril le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant.

Le même jour, Israël avait mené des frappes similaires contre une installation du Hezbollah dans la zone de l'aéroport de Dabaa, tuant deux combattants pro-iraniens et blessant cinq soldats, selon l'OSDH.

La Syrie est ravagée par une guerre civile déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie et qui s'est complexifiée au fil des ans avec l'intervention de plusieurs pays et groupes armés étrangers.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".