La Jordanie accueillera la réunion des ministres arabes des AE pour faire face à la crise syrienne

Le groupe a appelé à des mesures immédiates afin de faire face à la crise humanitaire en Syrie et créer un environnement propice pour que l’aide atteigne toutes les régions du pays (Reuters/Photo d’archives)
Le groupe a appelé à des mesures immédiates afin de faire face à la crise humanitaire en Syrie et créer un environnement propice pour que l’aide atteigne toutes les régions du pays (Reuters/Photo d’archives)
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Publié le Lundi 01 mai 2023

La Jordanie accueillera la réunion des ministres arabes des AE pour faire face à la crise syrienne

  • Des diplomates d’Arabie saoudite, d’Irak, d’Égypte et de Syrie se réuniront lundi à Amman
  • Les pourparlers font suite à une réunion similaire qui a eu lieu à Djeddah le 14 avril 2023

AMMAN : La Jordanie accueillera lundi une réunion des ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Irak, d’Égypte et de Syrie afin de poursuivre les discussions sur la mise en place d’une solution à la crise syrienne. 

Dimanche, Sinan Al-Majali, porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, a déclaré que la réunion à Amman « s'inscrit dans le prolongement de la réunion consultative tenue à Djeddah, en Arabie saoudite, le 14 avril. »

Il a déclaré que les derniers pourparlers visaient à « s'appuyer sur les résultats des communications entre pays et le gouvernement syrien dans le cadre de leurs propositions et de l'initiative jordanienne afin de parvenir à une solution politique à la crise syrienne. »

Suite à la réunion à Djeddah, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les diplomates avaient discuté des efforts en cours pour parvenir à une solution politique à la crise en Syrie qui préserverait la stabilité et l’unité territoriale de cette dernière.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Ben Farhane, a organisé la réunion. Le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif Al-Zayani, le ministre qatari des Affaires étrangères Sheikh Mohamed Ben Abdulrahman, le ministre omanais des Affaires étrangères Sayyid Badr Albusaidi, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi, le ministre irakien des Affaires étrangères Fuad Hussein et le conseiller diplomatique du président des EAU, Anwar Gargash y ont également participé. 

Selon le communiqué saoudien, les ministres ont discuté des mécanismes de travail et ont souligné la nécessité d'intensifier les consultations entre les pays arabes afin d’assurer la réussite des efforts de paix.

Ils ont également appelé à des mesures immédiates pour faire face à la crise humanitaire en Syrie et créer un environnement propice à l'acheminement de l'aide dans toutes les régions du pays.

Entre temps, la Jordanie travaille sur un plan de paix arabe conjoint qui pourrait mettre fin à la crise en Syrie et ramener le pays dans le giron arabe. L'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe a été suspendue en 2011 en raison de sa répression des manifestations.

Bien que la Jordanie n'ait pas encore annoncé les détails de son plan, Amman serait en pourparlers avec ses alliés arabes et les principaux acteurs internationaux en Syrie, notamment les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, l'UE et l'ONU.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a refusé de commenter l'affaire. Or, une source officielle qui a requis l'anonymat a déclaré à Arab News que le plan de paix impliquait la formation d'un groupe de consultation arabe qui discuterait avec le gouvernement syrien d'une feuille de route permettant de résoudre la crise, qui est aujourd’hui dans sa treizième année.

Selon cette même source, le plan était basé sur les résolutions pertinentes de l'ONU sur la Syrie, y compris la résolution 2254 - exigeant que toutes les parties cessent le feu et s'engagent dans des négociations formelles - et la résolution 642, qui permet l'acheminement d'une aide humanitaire vitale dans le pays. 

Cette personne a déclaré : « l'adhésion du gouvernement syrien à ces résolutions, l'ouverture à des négociations constructives avec les autres parties syriennes, la libération des prisonniers, l'ouverture de couloirs pour l'aide humanitaire, la création d'une atmosphère propice pour encourager les réfugiés à rentrer chez eux et la lutte contre l'industrie et le trafic illicites de la drogue sont les points principaux du plan proposé par la Jordanie. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.