La décision de la Ligue arabe n’apaise pas les inquiétudes des Libanais au sujet du «fardeau» des réfugiés syriens

Sur cette photo publiée par le ministère égyptien des Affaires étrangères, les délégués et les ministres des Affaires étrangères des États membres se réunissent au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le dimanche 7 mai 2023. (AP).
Sur cette photo publiée par le ministère égyptien des Affaires étrangères, les délégués et les ministres des Affaires étrangères des États membres se réunissent au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le dimanche 7 mai 2023. (AP).
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Publié le Lundi 08 mai 2023

La décision de la Ligue arabe n’apaise pas les inquiétudes des Libanais au sujet du «fardeau» des réfugiés syriens

  • Le patriarche maronite a déclaré que le nombre croissant de réfugiés syriens au Liban constitue un «lourd fardeau» pour le pays
  • Le patriarche maronite a déclaré que le nombre croissant de réfugiés syriens au Liban constitue un «lourd fardeau» pour le pays

BEYROUTH: La question du retour de la Syrie dans la Ligue arabe après douze ans d’isolement divise le peuple libanais.

Les ministres des Affaires étrangères des États membres de la Ligue arabe sont convenus dimanche de permettre à la Syrie de réintégrer la ligue, appelant à la résolution des problèmes qui résultent de la guerre civile dans le pays, y compris la fuite des réfugiés vers les pays voisins.

Cependant, de nombreux Libanais redoutent que cette décision n’encourage pas les réfugiés syriens au Liban à retourner dans leur pays d’origine.

Le patriarche maronite, Bechara Boutros Rahi, a déclaré lors de la messe de dimanche dernier que le nombre croissant de réfugiés syriens au Liban constitue un «lourd fardeau» pour le pays sur le plan économique, social, démographique et sécuritaire.

Par ailleurs, il a exprimé des doutes sur les intentions du Haut-Commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) et a appelé l’organisme «à coopérer avec le comité ministériel libanais en lui fournissant les informations nécessaires sur les réfugiés syriens enregistrés auprès du HCR au Liban».

Le patriarche s’est interrogé en ces termes: «Quelle est donc l’intention de la communauté internationale en installant des réfugiés syriens au Liban?»

«Redoutent-ils qu’ils migrent vers leurs pays s’ils retournent en Syrie? Comment le Liban peut-il porter le fardeau de 2 800 000 réfugiés syriens et de 300 000 réfugiés palestiniens?»

Le patriarche a appelé «la communauté internationale à fournir une assistance aux réfugiés syriens sur le sol syrien».

Le ministre de l’Agriculture du gouvernement intérimaire, qui représente l’alliance Hezbollah-Amal, Abbas Hajj Hassan, est le premier responsable libanais à commenter la décision des ministres arabes des Affaires étrangères. «Le retour de la Syrie dans la Ligue arabe permet à tous les Arabes de retrouver un rôle actif dans la région et sur la scène internationale», a-t-il soutenu.

Le mufti jaafari, cheikh Ahmed Kabalan, a accusé l’Europe et Washington d’avoir tenté de déplacer le peuple libanais en installant des réfugiés syriens dans le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.