Rencontre des ministres turc et syrien des Affaires étrangères mercredi à Moscou

Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie et de la Syrie tiendront leur première réunion officielle mercredi à Moscou et les pourparlers impliqueront également de hauts diplomates de la Russie et de l'Iran. (AFP/Photos d'archives)
Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie et de la Syrie tiendront leur première réunion officielle mercredi à Moscou et les pourparlers impliqueront également de hauts diplomates de la Russie et de l'Iran. (AFP/Photos d'archives)
Short Url
Publié le Mardi 09 mai 2023

Rencontre des ministres turc et syrien des Affaires étrangères mercredi à Moscou

  • La Turquie et la Syrie avaient eu fin avril à Moscou une précédente session de pourparlers sous médiation de la Russie et de l'Iran, au niveau cette fois des ministres de la Défense
  • L'annonce donne un coup de pouce diplomatique au président Recep Tayyip Erdogan quelques jours seulement avant qu'il ne fasse face dimanche aux élections présidentielle les plus difficiles de son règne de 21 ans

ISTANBUL: Les ministres turc et syrien des Affaires étrangères se rencontreront mercredi à Moscou, une première depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, a annoncé mardi Ankara.

La rencontre, à laquelle seront associés les ministres russe et iranien des Affaires étrangères, permettra "un échange de vues sur la normalisation des relations entre la Turquie et la Syrie", déclare le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

La question du "retour volontaire" des 3,7 millions de Syriens réfugiés en Turquie sera également à l'ordre du jour, précise le ministère, à cinq jours d'élections présidentielles et législatives turques annoncées comme périlleuses pour le président turc Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie et la Syrie avaient eu fin avril à Moscou une précédente session de pourparlers sous médiation de la Russie et de l'Iran, au niveau cette fois des ministres de la Défense.

La Russie encourage le rétablissement des relations entre son allié syrien et Ankara, rompues en 2011.

La Turquie s'était posée dès le début du conflit en soutien de l'opposition et des rebelles désireux de renverser le président Bachar al-Assad.

Mais le président Erdogan, qui a par le passé qualifié M. Assad d'"assassin", a émis l'idée d'un sommet de la paix avec le dirigeant syrien, soutenu par le président russe Vladimir Poutine.

Le chef de l'Etat turc, sous la pression de l'électorat et de l'opposition, promet de tout mettre en oeuvre pour faciliter le retour des réfugiés syriens.

M. Assad, dont le pays sort de son isolement régional, a toutefois prévenu qu'il réclamait, préalablement à toute rencontre, le retrait des troupes turques déployées dans le nord de la Syrie.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Short Url
  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

Short Url
  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.