Les étudiants dans «l'incompréhension» à l'idée de laisser leur logement pour les JO

Les membres de l'équipe française de BMX posent devant la mascotte des Jeux Olympiques de Paris, Phryge, au Stade BMX, lieu de la compétition de BMX des Jeux Olympiques d'été de Paris 2024, à Montigny-le-Bretonneux, près de Paris, le 11 mai 2023. (Photo Anne-Christine POUJOULAT / AFP)
Les membres de l'équipe française de BMX posent devant la mascotte des Jeux Olympiques de Paris, Phryge, au Stade BMX, lieu de la compétition de BMX des Jeux Olympiques d'été de Paris 2024, à Montigny-le-Bretonneux, près de Paris, le 11 mai 2023. (Photo Anne-Christine POUJOULAT / AFP)
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Les étudiants dans «l'incompréhension» à l'idée de laisser leur logement pour les JO

  • Le point de départ a été la publication d'un extrait de mail du Crous de Versailles révélé jeudi sur les réseaux sociaux, avertissant que la résidence étudiante devrait être «vide de tout habitant à compter du 1er juillet 2024»
  • Tous les étudiants mettant leur chambre à disposition pendant les JO, qui auront lieu du 26 juillet au 11 août 2024, seront assurés de retrouver un logement lors de la rentrée universitaire en septembre, a assuré le ministère

PARIS : Réquisitionner des logements étudiants lors des Jeux olympiques de Paris à l'été 2024 pour accueillir le personnel de l'événement? Cette décision suscite «l'incompréhension» d'étudiants qui dénoncent «une charge mentale en plus de tout de le reste».

Le point de départ a été la publication d'un extrait de mail du Crous de Versailles révélé jeudi sur les réseaux sociaux, avertissant que la résidence étudiante devrait être «vide de tout habitant à compter du 1er juillet 2024».

Le Crous de Versailles, qui gère notamment les logements étudiants, s'est défendu auprès de l'AFP en arguant d'un «droit à un relogement en juillet-août si besoin et la garantie de retrouver son logement en septembre».

Le ministère des Sports a de son côté confirmé que 3.200 logements étudiants seraient réquisitionnés en région parisienne.

Le public logé? Les «forces de sécurité, soignants, secouristes, chauffeurs d'autobus ou encore agents de sécurité privée» et non les touristes, ni les athlètes.

Interrogée sur le nombre d'étudiants qui pourrait être concerné, la délégation interministérielle aux JO a expliqué à l'AFP être «encore au tout début du processus de renouvellement des baux». «Nous en saurons davantage lorsque les étudiants auront fait connaître leurs desiderata pour l'année prochaine et que ceux qui auront besoin d'être logés pendant l'été se seront manifestés».

Selon le Centre national des oeuvres universitaires et scolaires(Cnous), «30% des logements sont vacants durant la période estivale de juillet-août».

Tous les étudiants mettant leur chambre à disposition pendant les JO, qui auront lieu du 26 juillet au 11 août 2024, seront assurés de retrouver un logement lors de la rentrée universitaire en septembre, a assuré le ministère.

Ceux qui prévoient de rester en région parisienne pendant cette période se verront «proposer un relogement dans une autre résidence».

- «ça me choque» -

Mais pour les étudiants concernés, c'est «l'incompréhension».

«Demander à des étudiants de résidences universitaires -qui ont de fait des difficultés financières accrues- de mettre à disposition leur logement le temps des JO, ça me choque», témoigne auprès de l'AFP Youssef Ben-Said, étudiant en L2 de droit français et espagnol et logeant dans une résidence universitaire à Nanterre.

L'étudiant de 21 ans pointe le «mauvais timing»: «quitter nos logements le 1er juillet, cela signifie que ça tombe au moment où beaucoup d'étudiants sont en stage, en rattrapage ou en train de travailler, c'est donc très stressant si on doit trouver à se reloger!», s'agace-t-il.

Bien souvent, par crainte de perdre leur logement, des étudiants conservent leur bail pendant l'été, payant ainsi deux mois de loyer sans nécessairement en avoir l'utilité.

«C'est une charge mentale en plus de tout de le reste. La jeunesse est dans une précarité grandissante et le gouvernement ne trouve pas mieux que de continuer à s'acharner sur elle», s'irrite M. Ben-Said.

Même dépit pour Karel Talali, étudiant en Master 1 de sciences-politiques à l'université Sorbonne Paris-nord. «La jeunesse n'est clairement pas la priorité d'Emmanuel Macron, mais c'est le tampon de la société», dit l'étudiant en résidence universitaire à Paris.

«Si notre logement est réquisitionné, il va falloir payer un déménagement, donc plusieurs centaines d'euros pour plusieurs kilomètres de distance... C'est non. Il faudrait une indemnisation et surtout être sûr de récupérer son logement après», insiste l'étudiant.

Éléonore Schmitt, porte-parole de l'Union étudiante, demande que «le gouvernement revienne sur cette décision». «Si ce n'est pas le cas, il faut que le relogement soit dans la même zone géographique car il ne faut pas que ça pénalise les étudiants au final», a-t-elle martelé vendredi sur BFMTV.


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.