L’envoyé du Soudan à l’ONU : «La situation humanitaire est très mauvaise» et la demande de trêve reste insaisissable

L'envoyé soudanais de l'ONU, Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed, donne vendredi une conférence de presse au siège des Nations Unies sur les développements au Soudan. (Twitter : @SudanMissionUN)
L'envoyé soudanais de l'ONU, Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed, donne vendredi une conférence de presse au siège des Nations Unies sur les développements au Soudan. (Twitter : @SudanMissionUN)
L'envoyé soudanais de l'ONU, Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed, donne vendredi une conférence de presse au siège des Nations Unies sur les développements au Soudan. (Twitter : @SudanMissionUN)
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Publié le Samedi 13 mai 2023

L’envoyé du Soudan à l’ONU : «La situation humanitaire est très mauvaise» et la demande de trêve reste insaisissable

  • L'ambassadeur Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed a déclaré que bien que les forces armées soudanaises contrôlent la situation sécuritaire, les gens fuient et il y a un besoin urgent d'aide humanitaire
  • Les combats ont commencé au Soudan le 15 avril entre l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les forces des RSF dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo

NEW YORK CITY : Le gouvernement du Soudan contrôle la situation sécuritaire mais les civils et les réfugiés fuient la guerre vers les pays voisins et ont besoin d'aide humanitaire urgente, déclare l'ambassadeur du Soudan à l'ONU, Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed.

Il affirme lors d’une conférence de presse à l’ONU vendredi que la « rébellion » des Forces de soutien rapide, (RSF), un groupe de milices lourdement armées, n’avait pas réussi à prendre le contrôle du pays. 

Mohamed ajoute que le gouvernement et ses forces armées avaient le dessus dans les combats en cours, n'avaient pas déclaré l'état d'urgence et que la communication n'avait pas été interrompue.

Les pourparlers de paix d'une semaine en Arabie saoudite entre les deux factions n'avaient pas réussi à mettre fin au conflit et à aboutir à un cessez-le-feu permanent jeudi soir, et ce, malgré une déclaration de principes signée en Arabie saoudite, qui a conduit aux récents efforts de médiation entre les deux factions.

Plusieurs efforts internationaux et de l’ONU pour organiser un cessez-le-feu entre les deux factions n’ont pas réussi à s’imposer depuis le début des combats. 

De violents échanges de coups de feu et des frappes aériennes ont été entendus jeudi par les habitants de Khartoum.

Al-Harith a déclaré que les femmes et les enfants souffraient dans les principales villes et aux postes frontières.

« La situation humanitaire est mauvaise », a-t-il ajouté. 

Selon l'agence de santé des Nations Unies, le bilan des affrontements au Soudan s'élève à au moins 604 personnes, dont des civils.

Al-Harith a déclaré qu'il y avait un besoin urgent d'eau potable, de nourriture, de cliniques mobiles et d'aide financière pour ceux qui traversaient les pays voisins.

Des enfants soudanais qui ont fui le conflit dans la région du Darfour transportent des pots en route vers un point d'eau à proximité de la frontière entre le Soudan et le Tchad le 12 mai 2023. (REUTERS)
Des enfants soudanais qui ont fui le conflit dans la région du Darfour transportent des pots en route vers un point d'eau à proximité de la frontière entre le Soudan et le Tchad le 12 mai 2023. (REUTERS)

Il considère que les forces armées soudanaises avaient respecté les lois et traités internationaux en autorisant les civils à quitter les zones de guerre et à franchir les frontières. Elles avaient également maintenu les ports ouverts, pour l’expédition et la réception. 

« Le gouvernement du Soudan s'est engagé à assurer la sûreté et la sécurité des diplomates étrangers et des ressortissants étrangers à Khartoum, ainsi que la sécurité des personnels humanitaires », a-t-il déclaré.

Les combats ont commencé au Soudan le 15 avril entre l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les forces des RSF dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo, reconnu sous le nom de Hemedti. Ce dernier a attaqué des casernes de l'armée dans le but de se débarrasser des chefs militaires au pouvoir quelques jours avant un plan soutenu par la communauté internationale pour transférer le pouvoir au Soudan à un gouvernement civil.

Afin de faire face à la crise, à l'exode des réfugiés et aux pénuries de fournitures, Al-Harith a déclaré qu'un comité de haut niveau pour l'aide humanitaire avait été mis en place, comprenant des organes gouvernementaux chargés de superviser les opérations d'aide et de secours en étroite coopération avec les groupes nationaux de la société civile.

Des passagers fuyant le Soudan touché par la guerre entrent en Égypte par le port terrestre d’Argeen le 12 mai 2023. (AFP)
Des passagers fuyant le Soudan touché par la guerre entrent en Égypte par le port terrestre d’Argeen le 12 mai 2023. (AFP) 

Il a déclaré que le nouveau comité formé coordonnerait ses efforts avec les agences de secours des Nations Unies et d'autres organisations d'aide internationale.

Selon Al-Harith, la mission permanente du Soudan à l'ONU était en contact permanent avec les dirigeants de l'ONU pour faciliter l'aide humanitaire et les efforts diplomatiques visant à maîtriser la situation.

Il a également déclaré qu'il était prévu de communiquer avec les pays donateurs, en particulier les pays arabes du Golfe et les États-Unis, dans le but d'organiser une aide pour atténuer la crise actuelle.

La guerre a conduit plus de 200 000 personnes à fuir le pays et environ 800 000 personnes devraient traverser les pays voisins. 

De nombreuses agences onusiennes et internationales ont suspendu leur travail dans la capitale Khartoum et dans d'autres grandes villes, et se sont déplacées vers la ville de Port-Soudan, sur la mer Rouge, pour coordonner les efforts de secours.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
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  • Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric
  • "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats"

NATIONS-UNIES: Les critiques contre Israël se multiplient à l'international lundi, après les annonces la veille de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie, faisant craindre une annexion du territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric.

"Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats".

Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction".

"Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole.

Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi.

Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien".

"Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" 

Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi.

Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie".

Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien".

"Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles.

Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité.

Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie.

Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.

L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité.

"Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant.

La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée".

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies.

"Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.


Effondrement d'un immeuble au Liban: le bilan s'alourdit à 14 morts

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
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  • "Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish
  • Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts

BEYROUTH: Quatorze personnes sont décédées dans l'effondrement dimanche d'un immeuble à Tripoli, dans le nord du Liban, où les opérations de recherche sont terminées, a annoncé lundi le chef de la Défense civile.

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.

Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.

"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.

Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.

Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".

Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.

En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.


Liban: un chef islamiste capturé par Israël, quatre morts dans des attaques

Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
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  • Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes

BEYROUTH: Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya.

Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah.

Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes.

L'armée israélienne a dit avoir ciblé Ahmad Ali Salameh, le présentant comme un responsable de l'artillerie du Hezbollah, qu'elle accuse de chercher à se réarmer.

La frappe a aussi tué un membre des forces libanaises de sécurité intérieure et son enfant de trois ans qui passaient par là, selon l'Agence de presse officielle du Liban Ani.

Plus tard lundi, le ministère de la Santé a également annoncé qu'une personne avait été tuée par des tirs israéliens dans le village frontalier d'Aïta al-Chaab. L'armée israélienne a déclaré qu'il s'agissait également d'un membre du Hezbollah.

Un peu plus tôt, l'organisation Jamaa islamiya - qui a revendiqué de nombreuses attaques contre Israël pendant la guerre - a condamné lundi "l'infiltration des forces d'occupation israéliennes" et "l'enlèvement à son domicile du responsable du groupe dans la région de Hasbaya et Marjayoun, Atwi Atwi".

L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué avoir mené un "raid ciblé" durant la nuit de dimanche à lundi et "appréhendé un haut responsable terroriste" du groupe, qui a été "transféré sur le territoire israélien" pour y être interrogé.

Ce raid est intervenu quelques heures après la fin de la visite de deux jours du Premier ministre libanais Nawaf Salam dans le sud, où de larges secteurs proches de la frontière avec Israël restent désertés et en ruines.

Dans un communiqué, Nawaf Salam a condamné l'enlèvement d'Atwi Atwi, parlant d'"attaque flagrante contre la souveraineté libanaise, de violation de l'accord de cessez-le-feu et du droit international".

Le Hezbollah a, quant à lui, appelé l'État à "prendre des mesures dissuasives et claires, à agir immédiatement à tous les niveaux politique, diplomatique et juridique, et à œuvrer sérieusement pour la protection des citoyens".

Le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan a accusé le mois dernier Israël de détenir "20 prisonniers libanais", affirmant que 10 d'entre eux ont été enlevés "sur le territoire libanais après le cessez-le-feu".

Aux termes de l'accord de trêve de novembre 2024, le gouvernement libanais s'est engagé à désarmer le Hezbollah. L'armée a déclaré le mois dernier avoir terminé cette opération dans une première zone du pays, située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne, à une trentaine de kilomètres plus au sud.