Deux astronautes saoudiens «enthousiastes et fiers» de faire partie d’une mission spatiale historique

L’équipage de la mission AX-2 prêt pour le lancement, le 21 mai 2023. (Photo fournie)
L’équipage de la mission AX-2 prêt pour le lancement, le 21 mai 2023. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Deux astronautes saoudiens «enthousiastes et fiers» de faire partie d’une mission spatiale historique

  • Ali al-Qarni et Rayyanah Barnawi emporteront avec eux des dattes, du café saoudien ainsi que des bijoux, lors de la mission Axiom 2 vers la Station spatiale internationale
  • Les deux membres du premier groupe d'astronautes du Royaume deviendront les premiers Saoudiens à se rendre dans la station spatiale

DJEDDAH: Deux astronautes saoudiens qui se préparent à décoller pour un voyage historique vers la Station spatiale internationale ont fait part de leur enthousiasme et de leur fierté de participer à cette mission.

Ali al-Qarni et Rayyanah Barnawi rejoindront la commandante américaine Peggy Whitson et le pilote John Shoffner pour le lancement de la mission Axiom 2, le 21 mai.

L'équipage voyagera dimanche dans une fusée SpaceX Falcon 9 pour la mission vers l'ISS, opérée par Axiom Space, et passera dix jours afin de mener vingt expériences scientifiques différentes, dont une pour cultiver des cellules souches en microgravité.

Les deux membres du premier groupe d'astronautes du Royaume deviendront les premiers Saoudiens à se rendre dans la station spatiale, et les deuxième et troisième astronautes dans l'espace après que le prince Sultan ben Salmane a passé une semaine en orbite en tant que spécialiste de la charge utile sur la navette spatiale Discovery de la Nasa, en 1985.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à Orlando mardi, Ali al-Qarni a affirmé: «Nous sommes vraiment honorés et privilégiés d’être avec vous et de faire partie de cette incroyable mission.»

Rayyanah Barnawi a déclaré: «Nous sommes ravis et excités par cette mission et par le fait de représenter l'Arabie saoudite dans ce voyage.»

«Je suis très honorée et heureuse de représenter les rêves et les espoirs de tous les habitants d'Arabie saoudite et de toutes les femmes de chez nous et de la région.»

Barnawi, chercheuse sur le cancer du sein, qui sera la première femme saoudienne dans l'espace, a ajouté: «Nous allons profiter de cette mission. C’est dans cinq jours et notre enthousiasme est à son paroxysme.» 

«J'ai vraiment hâte de voir toutes les expériences que nous allons mener à bord de l'ISS, ainsi que tous les événements de sensibilisation.»

Al-Qarni, pilote de chasse de la Royal Saudi Air Force, a cumulé plus de 2 387 heures de vol en douze ans de service. Il a déclaré: «J'ai vraiment hâte de mener toutes les expériences à bord de la Station spatiale internationale.»

Whitson, ancienne astronaute de la Nasa, ayant battu des records, et qui participe maintenant à des vols pour Axiom Space, a affirmé: «À cinq jours du lancement, laissez-moi vous dire que nous sommes vraiment enthousiastes. En fait, nous allons bientôt dans l'espace et espérons que tout se passera bien. Nous nous sentons prêts à partir.»

Shoffner a déclaré: «Depuis l’enfance, j’adore l'espace j'ai grandi à l’époque des débuts de la course àl’espace. En être là aujourd’hui et avoir la chance de réaliser ce rêve a une grande signification pour moi.»

Concernant les objets personnels que l'équipage emportera avec lui dans l'espace, Rayyanah Barnawi a indiqué qu'elle porterait l'une des boucles d'oreilles de sa grand-mère. Ali al-Qarni aura avec lui des photos de famille, des dattes et du café saoudien, Peggy Whitson emportera un collier du jour de son mariage qu'elle a porté lors de trois missions de navette spatiale, tandis que John Shoffner a indiqué qu'il emporterait un modèle d'un vaisseau spatial qu'il avait construit quand il était enfant.

La mission est un partenariat entre les agences spatiales des gouvernements saoudien et américain avec plusieurs sociétés spatiales commerciales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.

 

 


Le Koweït attaqué par des missiles et des drones 

L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
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  • "Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens"
  • L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones

KOWEIT: L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.

Six personnes ont été blessées lundi au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe.

Les secours sont intervenus à l'aube "après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays", soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

L'armée koweïtienne avait fait état dans la nuit de plusieurs attaques de missiles et de drones.

"Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens", a indiqué, sur le réseau X, l'armée, qui avait déjà fait part de deux autres alertes dans la nuit de dimanche à lundi.

L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.


Liban: frappe israélienne à proximité du principal hôpital de Beyrouth

 Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
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  • Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé
  • La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale

BEYROUTH: Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer.

Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé.

La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale.

Une équipe de l'AFP a vu une vingtaine de personnes, certaines en pleurs, devant l'entrée de l'hôpital, alors que des ambulances, sirènes hurlantes, transportaient des blessés.

"Nous avons perdu nos maisons, où pouvons-nous aller?", s'écriait Nancy Hassan, 53 ans, une habitante du quartier visé. "Ma fille qui avait 23 ans a été tuée" lors de la précédente guerre avec Israël, "et aujourd'hui, ses voisines et amies ont été tuées", a-t-elle ajouté.

Deux Soudanais ont été tués, ainsi qu'une adolescente de 15 ans, a indiqué à l'AFP le docteur Zakaria Tawbé, directeur adjoint de l'hôpital, où sont soignés 31 des blessés.

"La frappe a été très violente" et des "malades ont fait des crises de panique", a-t-il raconté, ajoutant que l'établissement n'a subi que des dégâts mineurs.

"Ils ont frappé une zone totalement civile, il y a surtout des migrants, des Soudanais... Les gens étaient chez eux, et ils les ont frappés. C'est ça leurs objectifs militaires?", s'insurgeait Abou Qassem, un habitant du quartier.

Médecins sans Frontières (MSF) a condamné cette frappe sur X, rappelant que "des frappes aussi proches d'un hôpital suscitent la peur et peuvent dissuader les gens de se faire soigner".

"Lorsque des frappes touchent sans avertissement des zones résidentielles densément peuplées, les conséquences sont graves, tant en termes de pertes humaines que de capacité des hôpitaux à faire face", a dénoncé l'ONG.

Stations-service visées 

Une frappe a en outre visé un appartement d'un immeuble d'habitation à Aïn Saadeh, ville à l'est de Beyrouth, faisant trois morts dont deux femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Un responsable local des Forces libanaises, un parti chrétien opposé au Hezbollah pro-iranien, serait mort dans cette frappe, selon l'Agence nationale d'informations (Ani).

Les frappes israéliennes ont fait 1.467 tués et près de 4.500 blessés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale début mars, et plus d'un million de déplacés.

L'aviation israélienne, qui a survolé la capitale à basse altitude, a également mené huit frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, désertée par une grande partie de ses habitants et dont s'élevaient d'épaisses colonnes de fumée.

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes à Beyrouth "sur des centres de commandement du Hezbollah", et a affirmé avoir touché "plus de 15 stations-service" de la compagnie Al-Amana depuis le début de la guerre, qu'il accuse d'être "contrôlée" par la formation pro-iranienne.

Depuis le sud du Liban où Israël poursuit son invasion, le chef d'état major israélien Eyal Zamir a promis d"intensifier" les opérations contre le Hezbollah, selon un communiqué militaire.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Ces bombardements interviennent alors que le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie a fermé après des menaces israéliennes de le viser samedi soir. Israël l'avait déjà bombardé en 2024 lors de sa précédente guerre contre le Hezbollah.

Famille décimée 

Dans le sud du pays, où l'aviation israélienne a continué de bombarder, six membres d'une même famille ont été tués dans la localité de Kfar Hatta. Ils n'avaient pas pu évacuer à temps, malgré un avertissement samedi sur ce village à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière.

Cette famille, déjà déplacée d'un village plus au sud et sans moyen de transport, attendait un proche venu les évacuer, selon la Défense civile. Cet homme a également été tué, portant le bilan à sept morts, dont une fillette de quatre ans.

A Toul, toujours dans le sud du Liban, une autre frappe a tué un couple et blessé leurs deux enfants, selon le ministère de la Santé.

Alors que l'armée israélienne progresse dans la zone frontalière du sud, provoquant de larges destructions sur son passage, le président libanais Joseph Aoun a renouvelé son appel à des négociations directes avec Israël pour éviter que le sud du pays ne devienne "un nouveau Gaza".

"Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites?", a-t-il dit dans un discours.