Libération prévue du patron de la radio la plus écoutée de Tunisie

La justice tunisienne a décidé mercredi de remettre en liberté le patron de Mosaïque FM, la radio la plus écoutée de Tunisie (Photo, AFP)
La justice tunisienne a décidé mercredi de remettre en liberté le patron de Mosaïque FM, la radio la plus écoutée de Tunisie (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 24 mai 2023

Libération prévue du patron de la radio la plus écoutée de Tunisie

  • Il avait été interpellé le 13 février au même moment que des opposants et d'autres personnalités de premier plan, soupçonnées de comploter contre l'Etat tunisien
  • Il a toujours protesté de son innocence affirmant avoir été arrêté à cause de la ligne éditoriale de sa radio, au ton très libre

TUNIS: La justice tunisienne a décidé mercredi de remettre en liberté le patron de Mosaïque FM, la radio la plus écoutée de Tunisie, après environ quatre mois de détention pour blanchiment d'argent et "complot contre la sûreté de l'Etat", a appris l'AFP auprès de son avocate.

La Cour d'appel du pôle financer de Tunis a accepté une demande de la défense de relâcher Noureddine Boutar, mais sous condition de paiement d'une caution d'un million de dinars (environ 300 mille euros), a indiqué Me Dalila Msaddek.

Il lui est interdit de quitter le territoire tunisien, a-t-elle ajouté.

"M. Boutar ne possède pas cette somme surtout que la justice a gelé tous ses biens. Nous sommes en train de collecter ce montant, donc ça sera difficile qu'il soit libéré aujourd'hui", a souligné Mme Msaddek.

Il avait été interpellé le 13 février au même moment que des opposants et d'autres personnalités de premier plan, soupçonnées de comploter contre l'Etat tunisien, et que le président Kais Saied avait qualifiées de "terroristes".

La justice avait émis un mandat de dépôt à l'encontre de M. Boutar pour blanchiment d'argent présumé, une affaire pour laquelle il reste poursuivi, tout comme le dossier l'accusant de complot.

Il a toujours protesté de son innocence affirmant avoir été arrêté à cause de la ligne éditoriale de sa radio, au ton très libre.

Son incarcération et celle d'une vingtaine d'opposants et plusieurs hommes d'affaires, avaient déclenché une ample mobilisation de la société civile.

Cette vague d'arrestations, sans précédent depuis le coup de force du président Saied qui s'est octroyé tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021, a été décrite par Amnesty International comme une "chasse aux sorcières motivée par des considérations politiques".

D'autres journalistes de Mosaïque FM font aussi l'objet de poursuites.

Deux chroniqueurs vedettes de cette radio, Haythem El Mekki et Elyes Gharbi, ont été auditionnés en début de semaine par une brigade de la police criminelle pour avoir évoqué dans leur émission phare "Midi Show" des défaillances dans le recrutement au sein des services de sécurité.

Plusieurs dizaines de journalistes avaient manifesté lundi devant le siège de cette brigade pour exprimer leur solidarité à leur égard.

A la mi-mai, un reporter régional de Mosaïque FM, Khalifa Guesmi, a été condamné en appel à cinq ans de prison en vertu d'une loi antiterroriste pour avoir divulgué des informations sur une opération policière.

Plusieurs manifestations ont été organisées ces dernières semaines à Tunis par le syndicat des journalistes SNJT pour protester contre une politique "répressive" visant à "intimider" et "soumettre" les médias.

Ces mouvements ont dénoncé une "instrumentalisation politique" de la justice pour faire taire les voix critiques en Tunisie.

Mardi soir, deux étudiants qui avaient été arrêtés pour une chanson satirique publiée sur les réseaux sociaux puis libérés après une déclaration en leur faveur du président Saied, ont bénéficié d'un non lieu d'un tribunal de Tunis.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com