Manifestation en Tunisie contre l'audition de deux journalistes par la police

Les journalistes se sont rassemblés devant le siège de la brigade de police chargée des affaires criminelles pour apporter leur soutien à leurs confrères de Mosaïque FM (Photo, AFP).
Les journalistes se sont rassemblés devant le siège de la brigade de police chargée des affaires criminelles pour apporter leur soutien à leurs confrères de Mosaïque FM (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Manifestation en Tunisie contre l'audition de deux journalistes par la police

  • Après des heures d'interrogatoire, les enquêteurs de la police ont décidé de transmettre le dossier au Parquet de Tunis
  • Mekki et Gharbi ont été maintenus en liberté, a-t-il ajouté

TUNIS: Des dizaines de journalistes ont manifesté lundi à Tunis contre l'audition par la police de deux journalistes d'une radio privée pour avoir évoqué dans leur émission des défaillances dans le recrutement au sein des services de sécurité.

Les journalistes se sont rassemblés devant le siège de la brigade de police chargée des affaires criminelles pour apporter leur soutien à leurs confrères de Mosaïque FM qui y étaient entendus, le chroniqueur Haythem El Mekki et l'animateur Elyes Gharbi, selon des correspondants de l'AFP sur place.

Après des heures d'interrogatoire, les enquêteurs de la police ont décidé de transmettre le dossier au Parquet de Tunis, a indiqué l'avocat des deux journalistes, Ayoub Ghdamssi.

MM. Mekki et Gharbi ont été maintenus en liberté, a-t-il ajouté.

Ils ont été convoqués à la suite d'une plainte, déposée par un syndicat de police, pour avoir évoqué dans leur émission populaire Midi-Show, le 15 mai, des défaillances de recrutement dans les services de sécurité après qu'un gendarme a tué cinq personnes, dont deux pèlerins juifs, lors d'une fusillade aux abords d'une synagogue sur l'île de Djerba le 9 mai.

Le syndicat à l'origine de la plainte les accuse d'avoir porté atteinte aux agents des forces de l'ordre.

"Tout l'interrogatoire a porté sur mon intervention lors de l'émission", a indiqué M. Mekki, joint par téléphone à sa sortie.

"Le feuilleton des intimidations se poursuit en Tunisie et cette politique répressive qui veut faire taire tout le monde", a déclaré Amira Mohamed, vice-présidente du Syndicat national des journalistes (SNJT).

Selon le SNJT, une vingtaine de journalistes sont poursuivis pour leur travail.

Le directeur de Mosaïque FM, Noureddine Boutar, est détenu depuis février avec d'autres personnalités accusées de "complot contre la sûreté de l'État".

Un autre journaliste de Mosaïque FM a été condamné en appel à la mi-mai à cinq ans de prison en vertu d'une loi antiterroriste pour avoir divulgué des informations sur une opération menée par les services de sécurité.

Plusieurs dizaines de journalistes ont protesté jeudi contre cette condamnation et dénoncé l'instrumentalisation politique de la justice pour intimider et soumettre les médias.

Plusieurs ONG locales et internationales dénoncent un recul des libertés en Tunisie depuis que le président Kais Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com