L'Arabie saoudite et les États-Unis notent un meilleur respect de l'accord de cessez-le-feu au Soudan

Le communiqué a indiqué qu'il y avait encore des violations du cessez-le-feu. (Fichier/AFP)
Le communiqué a indiqué qu'il y avait encore des violations du cessez-le-feu. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 26 mai 2023

L'Arabie saoudite et les États-Unis notent un meilleur respect de l'accord de cessez-le-feu au Soudan

  • Les violations semblent avoir cessé, indique un communiqué conjoint des États-Unis et de l’Arabie saoudite
  • Les deux parties sont convenues du cessez-le-feu signé le 20 mai 2023, à la suite de pourparlers à Djeddah

RIYAD: La situation au Soudan s'est améliorée depuis le mercredi 24 mai, date à laquelle de graves violations du cessez-le-feu ont été constatées, a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué conjoint avec les États-Unis, publié via Twitter vendredi.

«En leur qualité de médiateurs, le royaume d'Arabie saoudite et les États-Unis ont noté un meilleur respect de l'accord sur un cessez-le-feu à court terme et des dispositifs humanitaires au #Soudan le 25 mai», indique le communiqué.

Les deux parties sont convenues du cessez-le-feu signé le 20 mai 2023, à la suite de pourparlers à Djeddah. Dans les jours qui ont suivi, une succession d'affrontements violents a cependant eu lieu, des coups de feu se faisant entendre dans la capitale soudanaise mardi.

Mercredi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a toutefois déclaré que le Royaume et les médiateurs américains craignaient qu'aucune des parties ne respecte son engagement «de ne pas rechercher d'avantage militaire pendant la période de quarante-huit heures suivant la signature de l'accord».

Le communiqué de vendredi a par ailleurs expliqué que «bien que l’on ait constaté une utilisation d'avions militaires et des tirs isolés à Khartoum, la situation s'est améliorée à partir du 24 mai lorsque le dispositif de surveillance du cessez-le-feu a observé des violations importantes de l'accord».

Les violations comprenaient «l'utilisation de l'artillerie ainsi que d'avions et de drones militaires», ajoute le communiqué, indiquant qu'il y avait eu «des rapports fiables de frappes aériennes et de combats soutenus au cœur de la zone industrielle de Khartoum», ajoutant qu'il y avait également eu des affrontements dans Zalingei, au Darfour.

Le communiqué a aussi précisé qu'à la suite des graves violations du 24 mai, les représentants américains et saoudiens ont affirmé aux parties belligérantes que la vie des civils était mise en danger par les violations qui entravaient également l'aide humanitaire.

Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont poursuivi en indiquant qu'ils avaient mis en garde les deux parties contre de nouvelles violations, leur demandant de respecter le cessez-le-feu. «Ce qui a été appliqué

Le communiqué poursuit en expliquant que le 25 mai, «les intervenants humanitaires ont livré des fournitures médicales dont le besoin était urgent à plusieurs endroits au Soudan». Les équipes de maintenance ont également pu effectuer des travaux de réparation essentiels pour rétablir les services de télécommunications à Khartoum et dans d'autres régions du Soudan.

«Les médiateurs appellent les parties en présence à poursuivre les avancées positives du 25 mai pour le reste du cessez-le-feu à court terme, et à respecter leurs engagements en vertu de la déclaration d'engagement du 11 mai visant à protéger les civils du Soudan», ajoute le communiqué.

Le texte a appelé les deux parties à «accorder la priorité aux besoins du peuple soudanais, et à respecter les conditions convenues il y a à peine quelques jours».

«Le royaume d'Arabie saoudite et les États-Unis demandent instamment aux parties en présence d’honorer leurs engagements en vertu de l'accord de cessez-le-feu, et de prendre les mesures nécessaires visant à faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et le rétablissement des services de base», a conclu le communiqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.