L'ONU réaffirme son soutien à son émissaire au Soudan

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse aux médias à Bujumbura, le 5 mai 2023 (Photo, AFP).
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse aux médias à Bujumbura, le 5 mai 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 27 mai 2023

L'ONU réaffirme son soutien à son émissaire au Soudan

  • «Le secrétaire général est fier du travail accompli par Volker Perthes et réaffirme son entière confiance en son représentant spécial»
  • Ni l'armée ni l'ONU n'ont publié de copies officielles de la lettre, qui aurait demandé le renvoi de M. Perthes en tant que représentant spécial de M. Guterres

NEW YORK: Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé son soutien à son émissaire au Soudan, se disant "choqué" par une lettre du chef de l'armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, réclamant son remplacement.

Selon un communiqué du porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, "le secrétaire général est choqué par la lettre qu'il a reçue (vendredi) du général Al-Burhane", qu'une guerre oppose depuis le 15 avril à son rival et son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, chef des puissants paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

"Le secrétaire général est fier du travail accompli par Volker Perthes et réaffirme son entière confiance en son représentant spécial", a poursuivi M. Dujarric.

Ni l'armée ni l'ONU n'ont publié de copies officielles de la lettre, qui aurait demandé le renvoi de M. Perthes en tant que représentant spécial de M. Guterres.

Perthes et la mission de l'ONU au Soudan ont été la cible de milliers de manifestants pro-militaires et islamistes, qui ont protesté à plusieurs reprises l'année dernière contre "l'intervention étrangère" et exigé le renvoi de l'émissaire onusien.

Des manifestations similaires ont eu lieu dans la ville orientale de Port-Soudan.

M. Perthes est actuellement à New York et il n'y a aucune information sur la date à laquelle il doit revenir au Soudan, où les autorités n'ont pas délivré de visas aux ressortissants étrangers depuis le début de la guerre.

Lundi, il avait dit devant le Conseil de sécurité qu'il craignait une "ethnicisation" du conflit au Soudan.

"L'ethnicisation croissante du conflit risque de le prolonger avec des implications pour la région", a-t-il dit, ajoutant que "dans certaines parties du pays, les combats entre les deux armées ou les deux formations ont ravivé des tensions communautaires ou provoqué des conflits entre communautés".

Depuis le 15 avril, la guerre pour le pouvoir entre chef de l'armée et son rival a fait plus de 1 800 morts, selon l'ONG ACLED. Elle a aussi contraint plus d'un million de personnes à se déplacer à l'intérieur de ce pays d'Afrique de l'Est, l'un des plus pauvres au monde, et au moins 300 000 habitants se sont réfugiés dans les pays voisins, eux-mêmes en crise, selon l'ONU.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

Short Url
  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.