Le monde se rassemble à Helsinki pour s'attaquer aux problèmes climatiques

Il s'agit de la septième édition du Forum mondial de l'économie circulaire au cours de laquelle 20 organisations internationales participent au débat (Photo, Twitter).
Il s'agit de la septième édition du Forum mondial de l'économie circulaire au cours de laquelle 20 organisations internationales participent au débat (Photo, Twitter).
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Publié le Mardi 30 mai 2023

Le monde se rassemble à Helsinki pour s'attaquer aux problèmes climatiques

  • Plus de 2 000 participants de plus de 100 pays participent au Forum mondial de l'économie circulaire
  • L'une des questions abordées concerne l’organisation des ressources et leur utilisation à bon escient

HELSINKI: Le changement climatique, la pollution, l'excès de déchets, les énergies renouvelables et d’autres sujets étaient à l'ordre du jour alors que des experts, des écologistes et des chefs d’entreprise se sont réunis pour s’attaquer aux problèmes de la planète Terre lors de la première journée du Forum mondial de l'économie circulaire à Helsinki.

Les discussions ont porté sur l'économie circulaire et la manière dont les entreprises peuvent l’adopter, sachant que de nombreuses entreprises aimeraient l'adopter mais manquent de connaissances à ce sujet. Elles ont besoin d'exemples pour s'en inspirer et en savoir plus.

L'une des questions abordées concerne l’organisation de nos ressources et leur utilisation à bon escient. À l'heure actuelle, le monde a un excès de ressources mal gérées et une augmentation de l'insécurité alimentaire. Près de 2,3 milliards de personnes – environ 29 % de la population mondiale – sont confrontées à des niveaux dangereux d’insécurité alimentaire.

Le dynamisme et la motivation de ce forum consistaient à doter les entreprises du savoir-faire et de l'enthousiasme nécessaires pour adopter l'économie circulaire.

Avant le forum, Arab News s'est entretenu avec Anne Vasara, l'ambassadrice finlandaise pour l'économie circulaire et l'énergie. «C'est vraiment une semaine exceptionnelle. Nous organisons tellement d'événements autour du Forum mondial de l'économie circulaire parce que, bien sûr, ce forum lui-même est le fleuron de l'économie circulaire d'origine finlandaise, du Fonds d'innovation finlandais, SITRA, et du gouvernement finlandais, et il en est ainsi depuis plusieurs années», a-t-elle affirmé.

Nous savons que ce que nous devons faire, c'est trouver des solutions à de nombreux problèmes environnementaux mondiaux, dont l'un des plus urgents à l'heure actuelle est le changement climatique.

Anne Vasara - Ambassadrice finlandaise pour l'économie circulaire et l'énergie

Elle a expliqué que le forum visait à rassembler «tous les acteurs, organisations, gouvernements, secteurs privés, universités les plus importants, liés à l'économie circulaire... Il y aura une participation record de plus de 2 000 personnes du monde entier. Il s'agit là d'un élément crucial pour l'économie circulaire, car on ne peut pas y arriver seul».

«Il faut une large coopération internationale car il s’agit d’une crise planétaire, et il s’agit de trouver des solutions. Comment, de manière positive, par l'économie circulaire, nous pouvons apporter des solutions au changement climatique, à la perte de biodiversité et à l'épuisement de toutes les ressources naturelles. C’est vraiment une semaine de possibilités et de solutions», poursuit Mme Vasara.

«Cela tombe au bon moment pour Helsinki, car aujourd’hui beaucoup de choses se passent dans l'arène environnementale internationale. La semaine prochaine, nous nous rendrons à la Conférence de Bonn sur le changement climatique, qui préparera la très importante COP28 à venir, qui se tiendra à Dubaï», affirme pour sa part Kerstin Stendhal, l'envoyée spéciale de la Finlande pour le changement climatique, à Arab News.

«Le monde se rassemble… Nous savons que ce que nous devons faire, c'est trouver des solutions à de nombreux problèmes environnementaux mondiaux, dont l'un des plus urgents en ce moment est le changement climatique. C'est pourquoi je pense que c'est aussi vraiment, vraiment bien que nous ayons cette semaine le Forum mondial de l'économie circulaire ici à Helsinki», poursuit-elle.

«Ce que nous devons faire également, c'est que, bien que nous reconnaissions les problèmes et que nous les connaissions très bien – le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat nous a parlé des défis du changement climatique auxquels nous sommes confrontés – nous savons que nous avons de nombreuses solutions. Et c’est sur elles que nous devrons communiquer pour à la fois combattre, réduire les émissions, s'adapter à un monde qui change, qu'on le veuille ou non. Et aussi pour préparer un monde meilleur pour nos générations futures et nos enfants», ajoute Mme Stendhal.

Il s'agit de la septième édition du Forum mondial de l'économie circulaire au cours de laquelle 20 organisations internationales participent au débat. Environ 2 000 participants de plus de 100 pays assistent en personne au Forum, et 6 000 autres en ligne.

Le forum de l'année dernière s'est tenu à Kigali, au Rwanda. La ministre rwandaise de l'Environnement, Dr Jeanne d'Arc Mujawamariya, a déclaré dans un discours prononcé lors de l'événement de cette année: «Nous avons vu des solutions circulaires novatrices venant d’Afrique. Le mouvement mondial de l'économie circulaire se développe. Le forum de l'année dernière a lancé un plan d'action et une feuille de route. La mise en œuvre est en cours.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.