Mariage royal: Les Jordaniens et les Saoudiens se remémorent le passé en assistant à l'événement historique

Le 1er juin 2023, des foules devraient se rassembler le long de l'itinéraire du cortège, comme elles l'avaient fait lors du mariage royal jordanien de 1993, illustré à gauche. (Getty Images)
Le 1er juin 2023, des foules devraient se rassembler le long de l'itinéraire du cortège, comme elles l'avaient fait lors du mariage royal jordanien de 1993, illustré à gauche. (Getty Images)
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Publié le Mercredi 31 mai 2023

Mariage royal: Les Jordaniens et les Saoudiens se remémorent le passé en assistant à l'événement historique

  • «La plupart des Jordaniens et des expatriés en Jordanie seront rivés devant leur télévision pour partager ce moment magique», affirme Nazal
  • «En tant que Jordanienne résidant en Arabie saoudite, je me réjouis d'une telle union, qui rapprochera les deux nations et renforcera les liens politiques et sociaux qui nous unissent», estime Odeh

AMMAN/RIYAD : En ce jour férié en Jordanie, les habitants du pays se rassemblent pour célébrer le mariage du prince héritier, Hussein ben Abdallah, et de la Saoudienne Rajwa al-Saif.  

Des écrans publics ont été installés dans tout le pays et nombreux sont ceux qui s'installeront pour regarder la transmission en direct de chez eux jeudi. 

Arab News a interrogé des citoyens jordaniens et saoudiens pour découvrir leurs projets pour le grand jour.  

Basel Quol, un producteur vidéo de l'agence de presse Xinhua basé à Amman, a déclaré: «Les familles se réuniront dans une atmosphère festive, hypnotisées devant la télévision, pour regarder les cérémonies de mariage et les événements qui s'y rapportent.» 

«Pour les Jordaniens de ma génération qui ont assisté à la cérémonie de mariage du roi Abdallah II en 1993, de nombreux souvenirs vont ressurgir», a-t-il ajouté. 

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Le 1er juin 2023, des foules devraient se rassembler le long de l'itinéraire du cortège, comme elles l'avaient fait lors du mariage royal jordanien de 1993, illustré à gauche. (Getty Images) 

«Enfant, je n'oublierai jamais le mariage du roi Abdallah, lorsqu'un parachutiste de l'armée jordanienne est descendu du ciel et s'est parfaitement posé devant le prince Abdallah pour lui remettre l'épée afin qu'il coupe le gâteau de mariage. Une manœuvre aussi étonnante m'a captivé lorsque j'étais enfant, et elle m'a accompagné jusqu'à l'âge adulte.» 

«Aujourd'hui, 30 ans plus tard, beaucoup de gens comme moi sont impatients d'assister au mariage du prince héritier», a poursuivi Quol. 

Naffa Nazal, experte en tourisme et personnalité de la radio, a comparé les noces à venir au mariage de la princesse jordanienne Iman et du financier Jameel Alexander Thermiotis, célébré le 12 mars dernier. «Avec mes amies, nous avons regardé à la télévision le mariage royal de la princesse Iman et de Jameel Thermiotis et nous avons toutes admiré les célébrations, de la décoration aux robes époustouflantes.» 

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Naffa Nazal, experte en tourisme et personnalité de la radio, a comparé les noces à venir au mariage de la princesse jordanienne Iman, le 12 mars dernier. (photo fournie) 

«De même, la plupart des Jordaniens et des expatriés en Jordanie seront rivés devant leur télévision pour partager ce moment magique», a-t-elle indiqué. 

Nazal, qui est à la fois jordanienne et libano-palestinienne, a souligné l'union de deux cultures que le mariage royal apportera. 

«Le jeune couple insuffle de l'énergie et de l'enthousiasme à la Jordanie, alors que l'Arabie saoudite s'ouvre au monde et que tant de gens s'interrogent sur la culture, la communauté et les traditions saoudiennes.» 

«En tant qu'Arabe métisse, je suis une partisane du mélange des cultures, des patrimoines et des idéologies», a-t-elle ajouté.  

En Arabie saoudite, Abdallah al-Khasawinah, étudiant jordanien en médecine, a signalé qu'il regarderait des extraits du mariage pendant son temps libre. 

«C'est une grande réjouissance pour tous les Jordaniens. Je me prépare pour mes examens finaux à l'école de médecine... mais je regarderai des extraits de l’événement pendant mes pauses.» 

«Même avant ce mariage, les Jordaniens et les Saoudiens avaient beaucoup en commun en termes de traditions et de coutumes», a ajouté Al-Khasawinah, qui a vécu entre les deux pays pendant la majeure partie de sa vie. 

«J'ai l'impression que le mariage incite chaque culture à en apprendre davantage sur l'autre.» 

Nour Odeh, étudiante jordanienne en médecine basée à Riyad, pour sa part indiqué: «Ce mariage a la particularité de rassembler non seulement les Jordaniens, mais aussi les Saoudiens.» 

«En tant que Jordanienne résidant en Arabie saoudite, je me réjouis d'une telle union, qui rapprochera les deux nations et renforcera les liens politiques et sociaux qui nous unissent.» 

Shahad Samman, organisatrice d’événements saoudienne, a déclaré: «Ce mariage renforcera les liens entre les deux pays et poussera les gens à accepter que si deux personnes se comprennent, rien ne peut se mettre en travers de leur chemin, même si vous êtes de la famille royale, l'amour existe toujours.» 

Le mariage royal a également trouvé des adeptes au-delà du Moyen-Orient. Jacqui Taylor Basker, professeure à l’Institut de technologie de New York, et qui a vécu à Amman pendant 16 ans, a indiqué qu'elle prévoyait d'organiser un dîner spécial pour l'occasion. 

«Je prévois d'organiser un dîner autour du mansaf (plat national jordanien) le 1er juin et j'essaierai de regarder le mariage royal sur n'importe quel média qui le diffusera aux États-Unis», a-t-elle affirmé. 

Que ce soit pour des raisons politiques, sentimentales ou vestimentaires, le mariage de jeudi attirera sans aucun doute les téléspectateurs du monde entier. «Le public aime toujours un mariage entre une belle jeune femme et un beau prince», rappelle Basker.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.