Casque bleu tué au Liban: le Hezbollah nie l'implication de ses membres

Un Casque bleu irlandais se tient à côté du cercueil de son camarade, le soldat Sean Rooney, qui a été tué le 15 décembre 2022 lors de la première attaque mortelle contre des Casques bleus de l'ONU au Liban depuis 2015. (AP)
Un Casque bleu irlandais se tient à côté du cercueil de son camarade, le soldat Sean Rooney, qui a été tué le 15 décembre 2022 lors de la première attaque mortelle contre des Casques bleus de l'ONU au Liban depuis 2015. (AP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Casque bleu tué au Liban: le Hezbollah nie l'implication de ses membres

  • Un soldat irlandais de la Finul avait été tué et trois autres blessés le 14 décembre lorsque leur véhicule avait été attaqué près du village d'Al-Aqbiya, dans le sud du Liban, où le Hezbollah est fortement implanté
  • Un responsable a assuré vendredi que «l'acte d'accusation ne fait aucun lien avec le Hezbollah»

BEYROUTH : Le mouvement libanais Hezbollah a démenti vendredi les propos d'une source judiciaire faisant état de l'implication de membres de cette formation dans une attaque meurtrière en décembre contre les Casques bleus irlandais dans le sud du pays.

Une source judiciaire avait indiqué jeudi à l'AFP, en se basant sur un acte d'accusation, que cinq membres du Hezbollah étaient accusés dans cette attaque.

Un soldat irlandais de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait été tué et trois autres blessés le 14 décembre lorsque leur véhicule avait été attaqué près du village d'Al-Aqbiya, dans le sud du Liban, où le Hezbollah est fortement implanté.

Une dizaine de jours plus tard, le Hezbollah avait remis aux autorités un homme soupçonné d'être le "principal" auteur de l'agression, selon une source de sécurité.

La source judiciaire avait indiqué jeudi que cinq personnes --l'homme remis par le Hezbollah et quatre autres personnes en fuite-- avaient été accusées d'"homicide volontaire".

Les images des caméras de surveillance près du lieu de l'attaque montrent "clairement la patrouille attaquée de toutes parts par des hommes armés", a indiqué la source.

Certains des assaillants ont été "entendus disant 'Nous sommes du Hezbollah'", d'après l'acte d'accusation lu par la source.

Ce document judiciaire n'affirme pas cependant formellement que les hommes accusés appartiennent au Hezbollah.

Interrogé par l'AFP, un responsable du Hezbollah a assuré vendredi que "l'acte d'accusation ne fait aucun lien avec le Hezbollah", et s'est dit surpris par les "déclarations de la source judiciaire, alors que l'acte d'accusation est clair et explicite."

Le responsable, qui a refusé d'être nommé, a ajouté que sa formation "n'était nullement impliquée dans le problème entre les habitants et la patrouille irlandaise" en décembre.

Au contraire, "le Hezbollah a joué un rôle majeur dans l'apaisement des tensions lors de l'incident. Il avait mené à l'époque les contacts nécessaires avec le commandement de l'armée libanaise et de la Finul", et avait "incité les habitants à coopérer avec l'armée et la justice militaire", a-t-il ajouté.

La Finul, composée de quelque 10 000 Casques bleus, est déployée depuis 1978 pour faire tampon entre le Liban et Israël, qui restent techniquement en état de guerre.

Des incidents ont opposé par le passé des patrouilles des Casques bleus à des partisans du Hezbollah.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.