Le Hezbollah accusé d'avoir délibérément tué un Casque bleu

Les forces de sécurité libanaises sécurisent la zone où un convoi de la Finul a essuyé des tirs d'armes légères, dans le village d'Al-Aqabiya, au Sud-Liban, le 15 décembre 2022. (AFP)
Les forces de sécurité libanaises sécurisent la zone où un convoi de la Finul a essuyé des tirs d'armes légères, dans le village d'Al-Aqabiya, au Sud-Liban, le 15 décembre 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Le Hezbollah accusé d'avoir délibérément tué un Casque bleu

  • Le soldat, un Irlandais, a reçu une balle dans la tête alors qu'il tentait de sortir son véhicule pour le mettre à l'abri
  • Le juge Fadi Sawan a rendu une décision provisoire à l'issue de l'enquête sur l'incident survenu à Al-Aqabiya le 14 décembre

BEYROUTH: Des membres du Hezbollah ont été accusés par un tribunal militaire d'avoir tué intentionnellement un soldat de la Finul et d'en avoir blessé d'autres lors d'une embuscade qui s’est produite dans le sud du Liban.
Le juge Fadi Sawan a rendu une décision provisoire à l'issue de l'enquête sur l'incident survenu à Al-Aqabiya le 14 décembre. Le soldat en question, un Irlandais, a reçu une balle dans la tête alors qu'il tentait de mettre son véhicule à l'abri, et quatre autres personnes ont été blessées lorsque le véhicule s'est renversé.
Les enquêtes préliminaires menées par la direction du renseignement de l'armée libanaise ont révélé qu'au moins une personne, identifiée comme Mohammed Ayad, actuellement détenu, était l'auteur des coups de feu. Il a été remis au Hezbollah. Les autres ont pris la fuite et des mandats d'arrêt ont été émis contre eux par contumace.

Peine de mort
Le juge Sawan a demandé qu’Ayad et quatre autres fugitifs soient poursuivis: Ali Hassane Khalifa, Ali Hassan Sleimane, Hussein Hassane Sleimane et Moustafa Hassane Sleimane. Il a en outre recommandé des sanctions qui vont de vingt ans de prison à la peine de mort.
L'article 549, sous-section 5 du Code pénal libanais, invoqué par le juge Sawan, stipule que «la peine de mort sera imposée à quiconque commet le meurtre d'un employé dans l'exercice de ses fonctions, en relation avec ses fonctions ou en raison de ses fonctions».
La loi libanaise s'applique aux crimes commis contre les troupes de la Finul en vertu d'un accord entre l'État et l'ONU.
Sawan a déclaré que «l’unique dessein criminel de ceux qui ont attaqué le véhicule affilié à la Finul était de former un gang».
Son rapport indique que l'attaque a commencé lorsque le véhicule de la Finul s'est égaré alors qu'il se rendait à Beyrouth.
À bord d'un autre véhicule, un capitaine a appelé par radio les soldats perdus. Il a entendu des cris et des bruits de bâtons et de tuyaux de fer qui frappaient contre du métal. Les soldats ont appelé à l'aide, car ils étaient «piégés dans une embuscade», et on a entendu l'un des occupants dire: «Nous sommes fichus.»

«Nous sommes du Hezbollah.»
Le rapport précise que plusieurs dispositifs de vidéosurveillance ont enregistré des images et des sons de l'incident. On entend une personne qui arrive en voiture et affirme: «Nous sommes du Hezbollah.»
Un autre individu, filmé par les caméras de surveillance, a appelé «Hadi» et «Abbas», tandis qu'on perçoit une troisième voix s’écrier: «Imbécile, nous sommes du Hezbollah!»
Les assaillants ont encerclé le véhicule en détresse, ont brisé la vitre arrière, puis ils ont commencé à voler des casques et des gilets pare-balles. Le soldat irlandais, qui conduisait, a tenté de mettre le véhicule à l'abri, mais il a été tué d'une balle dans la nuque.
Le véhicule s'est ensuite renversé. Quatre autres personnes qui se trouvaient à l'intérieur ont été blessées. L'une a subi deux opérations chirurgicales au Liban. Elle a été renvoyée dans son pays après être tombée dans le coma.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.


La Turquie se prépare aux obsèques des neuf victimes de la tuerie scolaire de Kahramanmaras

La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud). (AFP)
La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud). (AFP)
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  • "Des mandats d'arrêt ont été émis contre 83 personnes qui se sont livrées à des posts et à des activités faisant l'apologie de crimes et de criminels affectant négativement l'ordre public, et des poursuites ont été déclenchées contre elles"
  • La police turque a par ailleurs indiqué que l'auteur de la tuerie scolaire de Kahramanmaras, un adolescent de 14 ans, "utilisait sur son profil WhatsApp une image faisant référence à Elliot Rodger, qui avait perpétré un attentat aux Etats-Unis en 2014"

KAHRAMNMARAS: La Turquie, sous le choc de la tuerie perpétrée dans un établissement scolaire par un adolescent adepte de théories misogynes venues des Etats-Unis selon de premiers éléments d'enquête, se prépare à rendre hommage jeudi aux neuf victimes, dont les obsèques sont célébrées à Kahramanmaras (sud).

L'attaque de mercredi, qui a provoqué la mort de huit élèves et une enseignante, était la seconde en une semaine dans le pays.

Mardi, un premier adolescent né en 2007 et armé d'un fusil à pompe avait déjà fait seize blessés dans un lycée technique de la province turque de Sanliurfa (sud-est), parmi lesquels dix élèves et quatre enseignants.

La police turque a indiqué jeudi avoir émis des mandats d'arrêt contre 83 personnes pour s'être livrées à l'apologie en ligne des fusillades dans des établissements scolaires cette semaine.

"Des mandats d'arrêt ont été émis contre 83 personnes qui se sont livrées à des posts et à des activités faisant l'apologie de crimes et de criminels affectant négativement l'ordre public, et des poursuites ont été déclenchées contre elles", a indiqué la police dans un communiqué.

La direction générale de la police turque a par ailleurs indiqué que l'auteur de la tuerie scolaire de Kahramanmaras, un adolescent de 14 ans, "utilisait sur son profil WhatsApp une image faisant référence à Elliot Rodger, qui avait perpétré un attentat aux Etats-Unis en 2014".

Le père du tireur, identifié comme un ancien inspecteur de police, a été interpellé mercredi et placé en détention provisoire, a-t-elle précisé.

Le parquet de Kahramanmaras a quant à lui indiqué jeudi que l'adolescent avait prémédité l'attaque "d'ampleur", d'après un "document du 11 avril 2026" retrouvé dans son ordinateur.

La référence à Elliot Rodger renvoie à l'auteur de la tuerie d'Isla Vista, en 2014 en Californie. Cet homme avait fait six morts sur le campus d'une université de Santa Barbara, avant de se suicider. Il avait expliqué dans une vidéo diffusée avant son crime que cette attaque était un "châtiment" pour les femmes qui l'avaient rejeté.

Les huit élèves victimes de l'attaque de mercredi, cinq garçons et trois filles, avaient entre 10 et 11 ans et l'enseignante était âgée de 55 ans, selon une liste d'avis de décès de la municipalité de Kahramanmaras, consultée par l'AFP.

Les établissements scolaires de la province de Kahramanmaras resteront fermés jeudi et vendredi, a indiqué le ministre de l'Intérieur.

L'auteur de la tuerie est décédé, avait indiqué mercredi le gouverneur de la province de Kahramanmaras, Mükerrem Ünlüer, sans être en mesure de préciser "s'il s'agit d'un suicide ou si cela s'est produit dans le chaos".

"Les supports numériques saisis lors des perquisitions au domicile de l'auteur et dans le véhicule de son père ont été confisqués et sont en cours d'analyse. (...) D'après les premiers éléments recueillis, aucun lien avec le terrorisme n'a été établi, il s'agit vraisemblablement d'un acte isolé", a ajouté la police turque.

"Un élève est arrivé à l'école avec des armes, vraisemblablement celles de son père, dans son sac à dos. Il est entré dans deux salles de classe et a ouvert le feu au hasard", avait détaillé M. Ünlüer.

Ce type d'incident est rare en Turquie où, selon les estimations d'une fondation locale, des dizaines de millions d'armes à feu sont en circulation, la plupart illégalement.