Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne les violences au Soudan et appelle les parties à respecter les accords de cessez-le-feu

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'accès de l'aide humanitaire (Photo ONU).
Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'accès de l'aide humanitaire (Photo ONU).
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Publié le Samedi 03 juin 2023

Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne les violences au Soudan et appelle les parties à respecter les accords de cessez-le-feu

  • Les membres du Conseil exhortent Burhan et Dagalo à respecter la déclaration de Djeddah et la feuille de route de l'Union africaine
  • Plus de 700 Soudanais sont morts et des milliers ont été blessés en six semaines d'affrontements

NEW YORK : Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé vendredi son inquiétude face à la poursuite des combats au Soudan entre les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide, et a condamné les attaques contre les civils, le personnel de l'ONU et les travailleurs humanitaires, ainsi que contre le personnel et les installations médicales, et le pillage de l'aide humanitaire. 

Dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion sur le Soudan vendredi en fin d'après-midi, les membres du Conseil ont appelé les parties belligérantes à accorder aux humanitaires un accès sûr et sans entrave à l'ensemble du pays, conformément au droit international et aux principes de l'ONU. 

Selon les Nations unies, au moins 730 personnes ont été tuées et 5 500 blessées depuis le début des hostilités le mois dernier. Le bilan réel pourrait être beaucoup plus élevé. 

Les affrontements entre les forces armées soudanaises (SAF) du général Abdel Fattah Al-Burhane et les forces de soutien rapide (RSF), un groupe paramilitaire dirigé par le général Mohamed Hamdan Dagalo, se sont poursuivis dans plusieurs régions du pays, notamment dans la capitale Khartoum, à Zalingi, au Darfour central, à Al-Fasher, au Darfour du Nord et à Al-Obeid. 

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'accès de l'aide humanitaire, d'un cessez-le-feu permanent et d'une "reprise du processus visant à parvenir à un règlement politique durable, inclusif et démocratique au Soudan". 

Leur déclaration réaffirme le soutien du Conseil à la Mission intégrée d'assistance à la transition des Nations unies au Soudan (MINUSTAH) et l'exhorte à poursuivre son engagement dans ce pays ravagé par la guerre. 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rejeté mercredi la demande du général Abdel Fattah Al-Burhane de révoquer l'envoyé spécial de son bureau, Volker Perthes, qui est le représentant spécial pour le Soudan et le chef de l'UNITAMS. M. Guterres a déclaré que le Conseil de sécurité avait le dernier mot sur le sort de la mission. 

Les 15 membres du Conseil, chargés du maintien de la paix et de la sécurité internationales, ont souligné la nécessité de "renforcer la coordination internationale et de poursuivre la collaboration" et ont réitéré leur soutien aux efforts de l'Union africaine (UA) visant à mettre en place des mécanismes pour résoudre le conflit. 

Ils ont également salué les efforts des Nations unies et de la Ligue arabe en faveur d'un processus de paix viable et de la reprise de la transition vers la démocratie au Soudan. Ils ont également soutenu la feuille de route de l'UA visant à atteindre ces objectifs. 

La déclaration du Conseil de sécurité salue la signature, le 11 mai à Djeddah (Arabie saoudite), par les Forces armées soudanaises et la Force de résistance du Soudan, de la déclaration d'engagement à protéger les civils soudanais, ou "déclaration de Djeddah", et appelle les deux parties à mettre en œuvre les dispositions de cette déclaration. 

Les membres du Conseil ont encouragé la communauté internationale à soutenir l'Accord de paix de Juba de 2020, qui "reste contraignant pour tous ses signataires (et) doit être mis en œuvre dans son intégralité, en particulier ses dispositions relatives à un cessez-le-feu permanent au Darfour". 

La déclaration conclut en réaffirmant le "ferme attachement du Conseil de sécurité à la souveraineté, à l'unité, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la République du Soudan, conformément à la Charte des Nations unies et aux principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale".

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux explosions près de l'hôtel de Damas où Macron a passé la nuit

  • Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste
  • Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas

DAMAS: Une explosion a secoué mardi matin Damas, selon des journalistes de l'AFP, dans un secteur proche de l'hôtel du centre de la capitale syrienne où le président français Emmanuel Macron a passé la nuit.

Des témoins ont vu de la fumée s'élevant du quartier, alors que le dirigeant avait quitté l'hôtel Four Seasons et était arrivé au palais présidentiel pour un entretien avec son homologue Ahmad al-Chareh.

Des ambulances, sirènes hurlantes, se sont dirigées vers les lieux alors que les forces de sécurité ont bloqué plusieurs issues menant au secteur.

Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste.

Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

Lundi soir, Emmanuel Macron avait dîné avec le président syrien dans un restaurant du centre de Damas avant de se rendre avec lui à la célèbre mosquée des Omeyyades au cœur de la ville.


Israël: le Parlement adopte en première lecture la création d'une commission d'enquête sur le 7-Octobre défendue par Netanyahu

Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
  • "Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi
  • Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention

JERUSALEM: Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Le vote a été boycotté par l'opposition qui estime que la commission proposée sera à la botte du gouvernement.

"Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi.

Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention.

Telle que définie par cette loi, les six membres de la commission seraient nommés par la Knesset, à la majorité des deux tiers. En l'absence d'un consensus, trois membres seraient désignés par la coalition au pouvoir et trois par l'opposition.

D'anciens otages, enlevés par le Hamas lors du 7-Octobre, ou des membres de familles endeuillées auraient un rôle d'observateurs, tandis que les délibérations de la commission seraient diffusées et accessibles au grand public.

Ariel Kallner, parlementaire à l'initiative de la loi, a défendu la composition bipartisane de la commission.

"Seule une commission formée de façon égalitaire nous permettra de découvrir la vérité et de préserver la confiance de l'opinion publique. Cette commission pourra enquêter sur n'importe quelle entité qui a profondément influencé la politique sécuritaire d'Israël", a-t-il déclaré dans un communiqué publié par la Knesset.

Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon des données officielles.

En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.000 morts en deux ans, d'après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, jugés fiables par l'ONU. Un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis octobre.

Des personnalités d'opposition ont fait savoir qu'elles boycotteraient toute commission nommée par des hommes politiques.

Dans ce cas, le pouvoir de désigner des membres échoirait en dernière instance au président du Parlement, ce qui reviendrait à confier le contrôle du processus à la coalition au pouvoir.

L'opposition appelle depuis longtemps de ses voeux l'établissement d'une commission d'enquête nationale indépendante, mécanisme fréquemment mis en place par le passé lors de fiascos majeurs.

Les sondages indiquent qu'une majorité d'Israéliens, quelle que soit leur sensibilité politique, soutiennent un tel mécanisme pour conduire l'enquête.

Les membres de la commission seraient alors nommés par le président de la Cour suprême, actuellement en désaccord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur plusieurs sujets.

"L'opposition ne prendra pas part à une comédie dont le seul but est de blanchir et d'empêcher une réelle enquête sur le plus grand désastre qu'a connu le peuple juif depuis l'Holocauste", a expliqué le  chef de l'opposition Yaïr Lapid sur X.

La proposition de loi doit maintenant être examinée par la commission de la Constitution de la Knesset pour de plus amples débats, avant les lectures finales, qui devraient se tenir la semaine prochaine.

Mardi, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Tel-Aviv et ailleurs dans le pays pour commémorer les 1.000 jours depuis l'attaque du 7-Octobre, exigeant la création d'une commission nationale d'enquête.

glp/cgc/vl

 


Un tanker touché par un projectile non-identifié dans la région du détroit d'Ormuz

Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
  • L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman
  • Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché

LONDRES: Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO.

"Un tanker a indiqué avoir été touché par un projectile inconnu sur le côté bâbord, provoquant un incendie, alors qu'il naviguait vers le sud", a écrit l'UKMTO dans un communiqué, ajoutant que l'incident n'avait pas fait de blessé ni causé de dommage à l'environnement.

L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes, les Etats-Unis imposant pour leur part un blocus des ports iraniens.

Le trafic maritime a repris après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin pour mettre fin au conflit. Mais l'Iran répète, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

Fin juin, accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays en retour, et l'Iran avait ciblé en représailles ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn. Iran et Etats-Unis s'étaient ensuite mis d'accord sur une pause des hostilités.

Le détroit d'Ormuz constitue la principale voie maritime connectant les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde, en particulier aux marchés asiatiques.

En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement, l'équivalent de près de 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon l'Agence américaine de l'Energie (EIA).