Le ministre des AE saoudien appelle à développer la coopération avec les BRICS pour atteindre la prospérité

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faiçal Ben Farhane (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faiçal Ben Farhane (SPA)
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Publié le Samedi 03 juin 2023

Le ministre des AE saoudien appelle à développer la coopération avec les BRICS pour atteindre la prospérité

  • Le prince Faiçal Ben Farhane a déclaré que le Royaume était désireux de faire progresser sa coopération future avec les BRICS en tirant parti du potentiel et des capacités des deux parties
  • Le Royaume partagea des valeurs fondamentales avec les pays du groupe BRICS, représentées par la conviction que les relations entre les pays étaient basées sur les principes de respect de la souveraineté, de non-ingérence et de respect du droit internat

CAPETOWN :   L'Arabie saoudite tient à développer une coopération future avec les BRICS afin d’atteindre une prospérité collective, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, le prince Faiçal Ben Farhane Ben Abdullah.

Les BRICS sont composés du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien a participé vendredi à la réunion ministérielle des Amis des BRICS au Cap, en Afrique du Sud, sous le thème « Partenariat pour une croissance mutuellement accélérée, un développement durable et un multilatéralisme inclusif »

Dans son discours lors de la réunion, le prince Faiçal Ben Farhane a déclaré que le Royaume était désireux de faire progresser sa coopération future avec les BRICS en tirant parti du potentiel et des capacités des deux parties.

Cela visait à répondre aux intérêts communs et à réaliser la prospérité pour tous, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

L'Arabie saoudite était le principal partenaire commercial du groupe BRICS au Moyen-Orient, a déclaré le prince Faiçal , affirmant que les relations commerciales avec les pays du groupe avaient connu une forte croissance.

« Cela reflète les relations croissantes et développées avec les pays du groupe », a-t-il déclaré.

La valeur totale des échanges bilatéraux avec les pays du groupe BRICS est passée de 81 milliards de dollars en 2017 et 128 milliards de dollars en 2021 à plus de 160 milliards de dollars l'année dernière, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Le Royaume partagea des valeurs fondamentales avec les pays du groupe BRICS, représentées par la conviction que les relations entre les pays étaient basées sur les principes de respect de la souveraineté, de non-ingérence et de respect du droit international, a déclaré le prince Faiçal.

Ces principes incluent également l'existence de cadres multilatéraux et d'une action collective comme points de référence face à des défis mutuels.

L'Arabie saoudite, ainsi que les pays du groupe BRICS, croyaient également en l'importance de la paix, de la sécurité et de la stabilité afin de recentrer les efforts vers le développement national et la prospérité commune, a déclaré le prince Faiçal.

Le Royaume maintenait son engagement à travailler avec des partenaires internationaux pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies d'ici 2030, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l'Arabie saoudite travaillait également à intensifier les efforts mondiaux visant à renforcer la sécurité alimentaire et énergétique face aux crises récurrentes et aux problèmes de chaîne d'approvisionnement.

Le Royaume était un pays pionnier dans le monde entier en matière d'aide humanitaire et de développement et faisait partie des 10 principaux donateurs aux pays à revenu faible et intermédiaire, a déclaré le prince Faisal.

Le Dr Abdelrahman Al-Rassi, sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères pour les affaires multilatérales internationales, et l'ambassadeur saoudien en Afrique du Sud, Sultan Al-Liwiahan Al-Anqary, faisaient également partie de la délégation saoudienne à la réunion.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".