Soudan: Les combats font rage, Riyad et Washington appellent à un retour aux pourparlers

Les combats s’intensifient à Khartoum entre les forces des deux généraux rivaux (Photo, AFP).
Les combats s’intensifient à Khartoum entre les forces des deux généraux rivaux (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 juin 2023

Soudan: Les combats font rage, Riyad et Washington appellent à un retour aux pourparlers

  • Les délégations soudanaises présentes à Djeddah sont engagées dans des négociations quotidiennes
  • En sept semaines, la guerre a fait plus de 1.800 morts et plus d'un million et demi de déplacés et réfugiés

DJEDDAH: L’Arabie saoudite et les Etats-Unis ont à nouveau exhorté ce dimanche à un retour aux  pourparlers entre les deux généraux soudanais rivaux, alors que le conflit entame sa huitième semaine.

Des envoyés des Forces armées soudanaises et des Forces de soutien rapide (FSR) sont toujours présents à Djeddah malgré l’échec des premières tentatives de dialogue, a annoncé le ministère saoudien des Affaires étrangères.

«Les médiateurs sont prêts à reprendre les pourparlers officiels et rappellent aux parties qu’elles doivent mettre en œuvre leurs obligations en vertu de la Déclaration d’engagement de Djeddah du 11 mai pour protéger les civils du Soudan», a poursuivi le ministère dans un communiqué.

«L’Arabie saoudite et les États-Unis demeurent fidèles à leur engagement envers le peuple soudanais et appellent les parties à accepter le nouveau cessez-le-feu et à le mettre en œuvre efficacement», précise le communiqué.

Les délégations soudanaises présentes à Djeddah sont engagées dans des négociations quotidiennes, a-t-il poursuivi.

«Ces discussions sont axées sur la facilitation de l’aide humanitaire et la conclusion d’un accord relatif aux mesures à court terme que la partie doit prendre avant la reprise des pourparlers de Djeddah».

Mercredi, l'armée s'était retirée des discussions censées créer des couloirs sécurisés pour les civils et l'aide humanitaire.

Combats féroces à Khartoum, le Darfour sinistré

En sept semaines, la guerre entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires du général Mohamed Hamdane Daglo, a fait plus de 1.800 morts et plus d'un million et demi de déplacés et réfugiés.

Plus tôt dans la journée, les FSR ont affirmé avoir abattu un avion de chasse, assurant que l'armée avait lancé une attaque aérienne ce matin contre les positions" des FSR "dans le quartier de Bahri", dans le nord de Khartoum.

Une source militaire a également déclaré à l'AFP qu'un avion de combat de fabrication chinoise s'est écrasé à proximité de la base de Wadi Seidna, au nord de Khartoum, en raison d'une "défaillance technique".

Des témoins ont indiqué avoir vu un avion se déplaçant du sud vers le nord de la capitale, des flammes jaillissant à l'arrière.

D’autres rapports font état de frappes aériennes sur des positions des FSR dans l’est de la ville, ayant causé plusieurs victimes civiles.

A Khartoum, les civils privés d'eau courante sont confrontés à une pénurie de liquidités et des coupures de courant chroniques. Les hôpitaux situés dans les zones de combats fonctionnent partiellement, voire sont à l'arrêt.

La situation est particulièrement critique au Darfour, frontalier du Tchad, en proie à une "anarchie totale", selon le gouverneur du Darfour-Ouest, Khamis Abkar.

(Avec AFP).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com