Satellite espion nord-coréen: la soeur de Kim dénonce une réunion «injuste» de l'ONU

Cette photo prise le 22 mars 2023 et publiée par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord (KCNA) le 24 mars 2023 montre le lancement d'un des missiles de croisière stratégiques "Hwasal" dans la ville de Hamhung, dans la province de Hamgyong du Sud. (AFP PHOTO/KCNA VIA KNS)
Cette photo prise le 22 mars 2023 et publiée par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord (KCNA) le 24 mars 2023 montre le lancement d'un des missiles de croisière stratégiques "Hwasal" dans la ville de Hamhung, dans la province de Hamgyong du Sud. (AFP PHOTO/KCNA VIA KNS)
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Publié le Dimanche 04 juin 2023

Satellite espion nord-coréen: la soeur de Kim dénonce une réunion «injuste» de l'ONU

  • «Je suis mécontente que le Conseil de sécurité de l'ONU demande si souvent des comptes à la République démocratique populaire de Corée pour l'exercice de ses droits en tant que nation souveraine», dit Kim Yo Jong
  • La Corée du Sud et le Japon avaient prévenu que cet essai constituerait une violation des résolutions des Nations Unies contre Pyongyang, qui a notamment interdiction d'utiliser des missiles balistiques

SEOUL : L'influente soeur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Kim Yo Jong, a dénoncé une réunion "injuste" de l'ONU convoquée après l'échec du lancement d'un satellite espion par Pyongyang, a rapporté dimanche l'agence d'Etat KCNA.

Le 31 mai, la Corée du Nord a tenté d'envoyer un satellite espion dans l'espace, mais la fusée qui le transportait, Chollima-1, s'est abîmée dans la mer Jaune. Le lancement a déclenché des alertes au missile à Séoul et au Japon et a suscité de vives critiques internationales.

"Je suis très mécontente que le Conseil de sécurité de l'ONU demande si souvent des comptes à la République démocratique populaire de Corée (le nom officiel de la Corée du Nord) pour l'exercice de ses droits en tant que nation souveraine", a fustigé Kim Yo Jong, critiquant une réunion "sur requête des Etats-Unis".

"(Je) la condamne fermement et la rejette, en tant qu'acte injuste et biaisé", a-t-elle ajouté, estimant que le Conseil agissait comme une "annexe politique" de Washington et interférait dans les affaires internes de son pays.

La Corée du Sud et le Japon avaient prévenu que cet essai constituerait une violation des résolutions des Nations Unies contre Pyongyang, qui a notamment interdiction d'utiliser des missiles balistiques. Or, ces armes reposent sur la même technologie que les lanceurs spatiaux.

Vendredi, le secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a déploré "le manque d'unité et d'action" du Conseil de sécurité sur le dossier nord-coréen.

Kim Yo Jong a, elle, dit sa volonté de reproduire ces lancements de satellites, que Pyongyang considère comme une priorité stratégique face à la présence militaire américaine dans la région.

La Corée du Nord "va continuer à prendre des mesures pro-actives pour faire exercice de tous ses droits légaux en tant que nation souveraine, dont celui de lancer de satellites de reconnaissance militaire", a-t-elle affirmé.

Des analystes soulignent toutefois qu'il existe un important fossé technologique entre le développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), projectiles que Pyongyang a déjà tirés plusieurs fois, et un lancement spatial.

Ils ont également mis en garde contre le déploiement effectif de satellites par le régime nord-coréen, car cela lui permettrait de cibler plus facilement les forces américaines et sud-coréennes.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com