La SNCF s'attend à un nouvel été record

Un train quitte la gare de Bordeaux St-Jean à Bordeaux, dans le sud de la France, le 31 août 2020. (AFP/MEHDI FEDOUACH)
Un train quitte la gare de Bordeaux St-Jean à Bordeaux, dans le sud de la France, le 31 août 2020. (AFP/MEHDI FEDOUACH)
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Publié le Lundi 05 juin 2023

La SNCF s'attend à un nouvel été record

  • La SNCF avait refermé la parenthèse du Covid-19 l'an dernier avec 10% de voyageurs en plus par rapport à l'été 2019, déjà record
  • Le côté écolo du chemin de fer commence à jouer à fond, «on voit de plus en plus de jeunes qui prennent le train»

PARIS: Oubliée, la mauvaise passe du Covid-19! "L'envie de train" ne se dément pas et l'été devrait être excellent, les Français ayant "sacralisé" leur budget vacances, indique à l'AFP Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs.

"On a fait en 2022 un été record, avec plus de 23 millions de passagers sur les grandes lignes en France", rappelle le patron de la compagnie. "Cette année on espère qu'on fera au moins aussi bien."

Déjà, les ponts du printemps ont été aussi bons que l'an dernier. Et pour l'Ascension tous les trains étaient complets, se réjouit-il.

La SNCF avait refermé la parenthèse du Covid-19 l'an dernier avec 10% de voyageurs en plus par rapport à l'été 2019, déjà record.

M. Fanichet juge d'ailleurs qu'il faut cesser les comparaisons avec l'avant-pandémie: "Maintenant, on est rentré dans des comportements post-crise, qui ont changé et sont en train de se stabiliser."

Le télétravail est entré dans les moeurs, les voyages d'affaires ne redécollent pas et le loisir continue à progresser, remarque le dirigeant, dont le domaine comprend les trains de voyageurs, TGV, Intercités, TER et banlieue parisienne.

"Le loisir est vraiment le moteur de notre croissance", relève Christophe Fanichet. "Les indicateurs sont positifs. Toute l'industrie du loisir et du tourisme dit la même chose. Le tourisme va bien!"

"Malgré l'inflation et un peu de morosité, les Français ont sacralisé la petite bulle de bonheur des vacances", remarque-t-il, concédant que ces vacances pourront être plus courtes pour certains. "Et dans la sacralisation, le train fait partie des dépenses."

Le côté écolo du chemin de fer commence à jouer à fond, "on voit de plus en plus de jeunes qui prennent le train", souligne-t-il. Et des professionnels du tourisme viennent le voir pour acheminer vertueusement leurs clients.

Le rugby à l'automne

Après une période Covid où les Français se décidaient au dernier moment, place désormais à l'anticipation: à date, SNCF Voyageurs compte 20% de réservations en plus pour l'été, par rapport à l'année dernière.

"Il reste plein de places", rassure Christophe Fanichet. Sauf, déjà, pour le pont du 14-Juillet.

Le PDG de SNCF Voyageurs est d'autant plus optimiste que la saison estivale va se poursuivre avec la Coupe du monde de rugby, en septembre et octobre, pour laquelle 2 millions de visiteurs sont attendus dont 600.000 étrangers.

"On a ouvert les ventes plus tôt que d'habitude", remarque-t-il.

"Tous nos trains vont sortir et sont en train d'être préparés pour l'été", relève M. Fanichet. "Malgré les mouvements sociaux des dernières semaines, on a réussi à tenir nos trames de maintenance, à anticiper, à avoir les pièces qui permettent que toutes les climatisations soient complètement à jour et que le parc soit à 100% disponible."

Il attend évidemment l'arrivée des nouveaux TGV produits par Alstom, à partir de la fin 2024, pour augmenter la capacité de sa flotte.

Quand on lui parle du prix des billets, M. Fanichet répond "Carte avantage", la carte de réduction maison (et payante). "C'est le véhicule qui nous a permis de sortir du Covid, avec les prix plafond" à 39, 59 ou 79 euros selon la longueur du trajet. "C'est aussi notre bouclier tarifaire", insiste-t-il.

Quant aux TER, "la croissance est continue", avec une augmentation du nombre de voyageurs attendue de 15% (par rapport à 2022, après déjà une hausse de 15% entre 2019 et 2022). "Il y a une redécouverte".

Et puis il y a les politiques régionales", salue-t-il. "Michelin vient d'éditer un guide pour découvrir l'Occitanie en train. On n'aurait jamais vu ça il y a cinq ans!"

Christophe Fanichet explique cet engouement pour les trains régionaux par la conscience écologique, des tarifs attractifs pour les jeunes, des efforts pour embarquer des vélos à bord comme en Bretagne, et bien sûr la hausse des prix de l'essence.

Pas de menace particulière de grève en vue, selon lui, même s"il peut y avoir ici ou là des sujets locaux". "On y est bien sûr très attentifs", assure-t-il.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.