Yémen: L'alliance militaire dirigée par l'Arabie saoudite blanchie des allégations de violations des droits de l'homme

La Jiat a mené une enquête sur quatre allégations de mauvaise conduite opérationnelle formulées contre l’alliance militaire. (Photo, AFP)
La Jiat a mené une enquête sur quatre allégations de mauvaise conduite opérationnelle formulées contre l’alliance militaire. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 juin 2023

Yémen: L'alliance militaire dirigée par l'Arabie saoudite blanchie des allégations de violations des droits de l'homme

  • La Jiat a mené une enquête sur quatre allégations de mauvaise conduite opérationnelle formulées contre l’alliance militaire dirigée par le Royaume au Yémen
  • Les enquêteurs ont rejeté les affirmations des organisations humanitaires et des médias selon lesquelles la coalition avait lancé des frappes aériennes dans les lieux mentionnés

RIYAD: Des enquêteurs ont blanchi l’alliance militaire dirigée par l’Arabie saoudite de violations présumées des droits de l’homme au Yémen.

Lundi, la Joint Incident Assessment Team (Jiat) a déclaré qu’elle avait rejeté les affirmations des organisations humanitaires et des médias selon lesquelles la coalition avait lancé des frappes aériennes, dont une sur l’aéroport de Sanaa en 2020.

La Jiat a mené une enquête sur quatre allégations de mauvaise conduite opérationnelle formulées contre l’alliance.

Le 8 décembre 2020, l’ONG médicale humanitaire Médecins sans frontières avait signalé à la coalition ce qu’elle avait décrit comme une «mission aérienne» contre l’aéroport de Sanaa. Cependant, selon le porte-parole de l’équipe, Mansour al-Mansour, une enquête a conclu que la cible militaire la plus proche de la coalition à cette date se trouvait dans le gouvernorat d’Amran, à 22 km de l’aéroport.

Une autre allégation, formulée par le Groupe d’experts éminents (GEE) sur le Yémen en janvier 2020, concernait une frappe aérienne présumée contre un camion-citerne à eau dans le district d’As-Sawadiya, dans le gouvernorat d’Al-Bayda, en avril 2019. M. Al-Mansour a rappelé que ce jour-là, les forces de la coalition les plus proches se trouvaient à 158 km de la région, dans le gouvernorat de Sanaa.

La Jiat a également exonéré la coalition d’une violation présumée des droits de l’homme dans un centre de détention de la ville de Saada, dans le nord-ouest du Yémen, signalée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU en janvier 2022. L’équipe a établi que le site visé était la Sécurité centrale située à Saada, à environ 2 400 m au sud de l’aéroport de Saada.

Par ailleurs, l’ONG Physicians for Human Rights a accusé les forces de la coalition d’avoir mené une frappe aérienne contre l’hôpital Al-Karama à Taïz en mars 2020, causant des dommages considérables au bâtiment ainsi que la mort d’un civil.

Les spécialistes de la Jiat ont découvert que l’hôpital figurait sur une liste de sites interdits aux forces de la coalition et qu’aucune mission aérienne n’avait eu lieu dans le gouvernorat de Taïz à cette date. M. Al-Mansour a indiqué que les enquêtes de l’équipe montraient que «les procédures étaient sûres et respectaient les règles du droit humanitaire international».

Il a ajouté que les responsables de la Jiat avaient rencontré le personnel militaire et les personnes concernées au Yémen ainsi que des unités sur le terrain, tenant compte des règles et des valeurs du droit international humanitaire pour parvenir à leurs conclusions.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.