Washington s'engage auprès de ses partenaires du Golfe, assure Blinken à Riyad

Des questions régionales cruciales étaient à l'ordre du jour de la réunion de mercredi, notamment les conflits au Yémen, au Soudan, en Syrie et dans les territoires palestiniens (Photo, @KSAMOFA).
Des questions régionales cruciales étaient à l'ordre du jour de la réunion de mercredi, notamment les conflits au Yémen, au Soudan, en Syrie et dans les territoires palestiniens (Photo, @KSAMOFA).
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Washington s'engage auprès de ses partenaires du Golfe, assure Blinken à Riyad

  • Les diplomates du CCG se sont réunis à Riyad pour discuter de questions régionales cruciales
  • «Le CCG est au cœur de notre vision d'un Moyen-Orient plus stable, plus sûr et plus prospère», a assuré Blinken

RIYAD: Les États-Unis restent attachés à leurs partenaires arabes du Golfe, à une époque où les alliances régionales évoluent rapidement, a déclaré mercredi le secrétaire d'État américain Antony Blinken à des diplomates du Golfe en Arabie saoudite.

Blinken s'exprimait lors d'une réunion ministérielle du CCG à Riyad, après s'être entretenu avec le prince héritier, Mohammed ben Salmane, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane.

«Les États-Unis sont présents dans cette région pour dire qu'ils restent profondément investis dans un partenariat avec vous tous», a déclaré Blinken à l'ouverture de la réunion ministérielle États-Unis-CCG sur le partenariat stratégique.

«Le CCG est au cœur de notre vision d'un Moyen-Orient plus stable, plus sûr et plus prospère», a-t-il assuré.

Des questions régionales cruciales étaient à l'ordre du jour de la réunion de mercredi, notamment les conflits au Yémen, au Soudan, en Syrie et dans les territoires palestiniens. «Ensemble, nous travaillons à la résolution du conflit au Yémen et nous continuons à lutter contre le comportement déstabilisateur de l'Iran, notamment les saisies de pétroliers dans les eaux internationales, a indiqué Blinken aux ministres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

«Nous sommes déterminés à trouver une solution politique en Syrie qui préserve son unité et sa souveraineté et réponde aux aspirations de son peuple», a-t-il ajouté.

Rencontres au sommet

Peu avant la réunion, Blinken s'est entretenu en privé avec le prince Faisal. Les deux hommes «ont décidé de continuer à travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme, soutenir les efforts visant à instaurer une paix durable au Yémen et promouvoir la stabilité, la sécurité, la désescalade et l'intégration dans la région», a déclaré le département d'État américain. «Ils se sont engagés à poursuivre leur forte coopération de manière à mettre fin aux combats au Soudan

Plus tôt, après son arrivée à Djeddah mardi au début d'une visite de trois jours, Blinken a rencontré le prince héritier, Mohammed ben Salmane.

Leur réunion, qui a duré près de deux heures, a abordé des sujets tels que le soutien de l'Arabie saoudite aux évacuations américaines du Soudan et la nécessité d'un dialogue politique au Yémen.

Les deux hommes ont discuté de «nos priorités communes, notamment la lutte contre le terrorisme par le biais de la coalition mondiale contre Daech, l'instauration de la paix au Yémen et l'approfondissement de la coopération économique et scientifique», a souligné Blinken.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.