Le recyclage, une nécessité plus qu'un choix pour des Syriens des zones rebelles

Des enfants passent au crible des ordures avec des faux, à la recherche de détritus en plastique à revendre pour être recyclés, dans une décharge près du village de Hazreh, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie (Photo, AFP).
Des enfants passent au crible des ordures avec des faux, à la recherche de détritus en plastique à revendre pour être recyclés, dans une décharge près du village de Hazreh, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 juin 2023

Le recyclage, une nécessité plus qu'un choix pour des Syriens des zones rebelles

  • M. Behlal, père de six enfants, n'a pas de perspectives d'emploi
  • Il collecte à mains nues, avec deux de ses enfants, le plastique et les boîtes métalliques, dans les amoncellements d'ordures à Hezreh

HEZREH, Syrie: Dans une déchetterie géante de l'enclave rebelle du nord-ouest de la Syrie, Mohammad Behlal et ses fils recherchent du plastique à recycler pour en faire des tapis multicolores, un travail pénible mais vital.

"On se fatigue, on subit l'odeur des déchets et la crasse", soupire cet homme de 39 ans, la tête recouverte d'un keffieh à damiers rouges et blancs. "Mais au moins on peut gagner notre vie".

Blessé à la jambe alors qu'il combattait dans les rangs des rebelles dans la région d'Alep (nord), reprise depuis par le régime syrien, M. Behlal, père de six enfants, n'a pas de perspectives d'emploi.

Il collecte à mains nues, avec deux de ses enfants, le plastique et les boîtes métalliques, dans les amoncellements d'ordures à Hezreh, près de la frontière turque.

A côté, d'autres ramassent des bouts de métal ou du verre dans cette décharge, certains s'aidant de pelles et de pioches.

Ils les disposent dans des sacs et les revendent en échange d'un revenu hebdomadaire de sept à dix dollars par personne.

Dans les zones rebelles de Syrie, où près de 90% de la population dépend de l'aide humanitaire, le recyclage est plus une nécessité qu'un choix.

Une «alternative»

"On achète le plastique ramassé par les enfants ou proposé par des vendeurs ambulants", affirme de son côté Farhan Sleimane, 29 ans, dans un arabe châtié.

"On s'expose au risque de contracter (...) le choléra, ou des maladies chroniques", ajoute l'homme à la barbe soignée, se plaignant "des odeurs pestilentielles et des mouches".

M. Sleimane travaille dans un centre où le plastique est trié, broyé et désinfecté avant d'être transformé en petites billes.

Celles-ci sont ensuite vendues aux usines de la région, comme celle de Khaled Rachou, qui utilise le plastique recyclé pour fabriquer des tapis.

Son savoir-faire, M. Rachou l'a hérité de son grand-père qui tenait une usine depuis plus de cinquante ans au sud d'Idleb (nord-ouest). "Nous avons plus de 30 employés", se targue-t-il, devant les énormes machines de son usine.

Motifs en forme de losanges bleus et blancs ou de carreaux beiges et marron: à Maarat Mesrine, Mohammed al-Qassem vend ces tapis en plastique recyclé, en plusieurs tailles et couleurs.

Leur coût varie entre cinq et 15 dollars, contre une centaine de dollars en moyenne pour les tapis de style persan.

La demande en tapis est forte dans les régions rebelles du nord syrien qui comptent quatre millions d'habitants, dont plus de la moitié sont des déplacés ayant dû fuir les zones conquises par le régime.

Ils servent surtout à meubler les habitations de fortune ou les tentes dans lesquelles s'entassent les déplacés.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.