Tunisie: trois dirigeants d'Ennahdha en grève de la faim, dont un «très affaibli»

Sahbi Atig, alors chef tunisien du groupe parlementaire d'Ennahda arrive à la réunion de l'Assemblée constituante le 3 janvier 2014 à Tunis (Photo, AFP)
Sahbi Atig, alors chef tunisien du groupe parlementaire d'Ennahda arrive à la réunion de l'Assemblée constituante le 3 janvier 2014 à Tunis (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 juin 2023

Tunisie: trois dirigeants d'Ennahdha en grève de la faim, dont un «très affaibli»

  • Selon un communiqué d'Ennahdha, Ahmed Mechergui, 54 ans, membre de sa direction et ancien député, a entamé dimanche une grève de la faim pour protester contre son incarcération le 18 avril.
  • Ennahdha, qui a dominé les gouvernements de la dernière décennie, est la bête noire de M. Saïed depuis qu'il s'est arrogé les pleins pouvoirs à l'été 2021

TUNIS: Trois dirigeants emprisonnés du mouvement islamo-conservateur tunisien Ennahdha, farouchement opposé au président Kais Saied, sont en grève de la faim, dont Sahbi Atig qui est "très affaibli", a-t-on appris lundi auprès d'Ennahdha et de leur entourage.

M. Atig, 64 ans, ancien député et ex-chef de groupe parlementaire, observe une grève de la faim de protestation depuis 32 jours et sa santé s'est "beaucoup détériorée", a indiqué à l'AFP son épouse Zeineb Mraihi après lui avoir rendu visite en prison.

"Il a perdu 17 kilos, son rythme cardiaque est faible, il arrive à peine à parler", a-t-elle précisé, en assurant qu'il a dû être hospitalisé plusieurs jours en soins intensifs la semaine passée.

Arrêté début mai pour des soupçons de "blanchiment d'argent", il a déjà passé 17 ans dans les geôles de la dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

Après la Révolution de 2011 et l'avènement de la démocratie, il a été chef du bloc parlementaire d'Ennahdha au sein de l'Assemblée constituante, puis réélu à deux reprises député en 2014 et 2019.

Selon un communiqué d'Ennahdha, Ahmed Mechergui, 54 ans, membre de sa direction et ancien député, a entamé dimanche une grève de la faim pour protester contre son incarcération le 18 avril.

Un autre de ses dirigeants, Youssef Nouri, arrêté le 19 avril, est en grève de la faim depuis le 25 avril pour "contester les conditions de sa détention et le non-respect de ses droits fondamentaux", selon Ennahdha.

Lors d'une récente conférence de presse, Ahmed Néjib Chebbi, président du Front de salut national (FSN), principale coalition d'opposition dont Ennadha fait partie, a dénoncé une volonté de M. Saied de "se venger de certains dirigeants politiques en général et de ceux d'Ennahdha en particulier".

Depuis début février, plus de 20 opposants à M. Saied ont été interpellés sous l'accusation de "complot contre la sûreté de l'Etat". "Une chasse aux sorcières", selon l'ONG Amnesty International.

En avril, le chef d'Ennahdha Rached Ghannouchi a été arrêté à son tour, pour avoir affirmé que la Tunisie serait menacée d'une "guerre civile" si les partis de gauche ou ceux issus de l'islam politique comme Ennahdha étaient éliminés.

Le président Saïed a qualifié toutes les personnes arrêtées de "terroristes".

Ennahdha, qui a dominé les gouvernements de la dernière décennie, est la bête noire de M. Saïed depuis qu'il s'est arrogé les pleins pouvoirs à l'été 2021.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.